Oenotrail du lunellois (34)

Posté par mescourses le 17 décembre 2018

Saint-Christol, le 2 décembre 2018

  • 21km
  • Départ 10h

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Après ma non participation aux 20k de Montpellier suite aux problèmes actuels de manifestation et autres blocages, j’ai décidé immédiatement de participer à ce 21km nature et pour une fois, y jouer le général. Une dernière « répétition » une semaine avant le marathon des barjots. Le temps idéal pour courir même si il fait un peu frais mais avec l’échauffement ça devrait aller. D’ailleurs cela faisait bien longtemps que je n’en avais pas fait un digne de ce nom vu que je ne fais plus de court en visant quoi que ce soit, cela rappelle des souvenirs. 1000 participants présents sur un 10km, ce 21 et d’autres épreuves de marches nordiques. Un gros RDV départemental. Fort de mon podium aux Saintes, je suis en pleine confiance et gonflé à bloc et je suis là pour faire un podium de catégorie au minimum.

Je me place donc aux avant-postes pour ne pas être piégé dans la masse. Nous sommes 190 inscrits seulement sur cette distance, assez peu je trouve, mais bon ….. Jamais 2 sans 3, après Toulouse, les Saintes, nouveau retard mais heureusement que de 10 minutes cette fois-ci. Allez cette fois-ci c’est la bonne et on part à toute jambes. Je décide de partir assez vite pour garder le contact le plus longtemps possible avec la tête de course. Après 1km et quelques parties de yo-yo, nous sommes un groupe d’une dizaine de coureurs (dont la 1ère féminine) en chasse des 3 premiers qui ont pris quelques longueurs d’avance. La première partie est « très » vallonnée et je compte sur les bosses pour prendre ma position et la tenir sur la 2ème partie. Tout se passe comme prévu mais dans une épingle je prends trop serré dans le talus et ma cheville droite se tord. Putain que ça fait mal !! J’essaie de faire quelques foulées mais mise à part à cloche-pied …. Même pas fait 2km ! Décidemment ces chevilles …… Je me fais déborder de toute part mais je me fais vite une raison, cela semble terminé pour moi ou en tout cas, c’est mal barré.

Oenotrail du Lunellois
Album : Oenotrail du Lunellois

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Peu importe, le principal c’est de retrouver un rythme correct qui sera synonyme d’une relative amélioration de ma cheville. Petit à petit je repars et les bosses ralentissant les coureurs cela me permet de ne pas perdre trop de terrain. Je ne me retourne pas mais personne ne me double étonnement. Au fil des kilomètres j’arrive à stopper l’hémorragie et maintien mon écart sur un petit groupe. La cheville est chaude donc ça tient, les appuis ne sont pas francs car si je ne pose pas mon pied sur une surface propre, une douleur survient immédiatement. Heureusement que ces derniers jours on a eu droit à la pluie, du coup le sol est plus souple. Pas beaucoup de bitume, c’est vraiment une course nature au premier sens du terme. On navigue entre campagne et vigne, pas mal de boue donc de belles portions de cross. J’ai repris un rythme voulu dès le départ, je suis juste en dessous des 15 de moyenne. Bien plus fort dans les bosses, je refais petit à petit mon retard et l’espoir d’un retour me gagne. Finalement je me lance dans une énième remontada et ce rôle de chasseur me réussit bien.

oenotrail tracé

Je sers les dents quand la cheville se fait sentir mais ça semble vouloir tenir jusqu’au bout. Demain sera une autre histoire lol. Chaque coureur devant moi est ma prochaine cible et devient mon objectif. Je gratte dans les côtes et me relâche dans les descentes en faisant très attention où je mets mes pieds car une autre torsion serait probablement fatale. En tout cas je prends un max de plaisir dans cette situation car je ne suis sûr de rien, je dois tenir ce rythme soutenu, je suis dans une bonne dynamique par rapport à mes adversaires mais toujours cette épée de damauclesse au dessus de moi. Passionnant pour un compétiteur. Et le parcours est vraiment très sympa. Je vais en terminer avec la première boucle, je profite d’une bosse pour prendre la tête du groupe – nous sommes 4 – et direction l’aire de départ. On entend le speaker encenser les coureurs du 10km, on passe juste à temps pour ne pas être gêné par le peloton. On part donc sur la 2° boucle, quasi plate. Les jambes sont là donc plus qu’à gérer désormais. On se retrouve à 2 et je reste derrière sagement. Je laisse passer les vagues de coureurs du 10, dur de ne pas les gêner dans les parties monotraces, mais on fait comme on peut.

oenotrail profil

Le coureur devant moi semble fort, il ne relâche pas son effort, ne faiblit pas, il semble facile. Ca va être intéressant sur la fin. Passé le 17°km je profite d’un faux-plat pour me porter à sa hauteur et prendre la température. 6km passé dans l’ombre il est temps que je me montre tout de même. Je m’aperçois que sa respiration est forcée donc il semble être dans le rouge. J’augmente l’allure sensiblement pour prendre le relais et l’inciter à me suivre. Je vois de suite qu’il ne le peut donc avant de repartir sur du plat j’en remets une belle, je pars pour 3km où il n’y a plus de calcul à faire. Je pense être bien classé mais avec cette mésaventure au tout début, j’avoue que je n’ai plus fais attention à ma place, mais avec le nombre de coureurs récupérés, il y a des chances que ça le fasse au final. Passage très sympa au 19°km lorsqu’on pénètre dans la cours d’un château, petit mais fort sympathique. Je commence à me retourner et sais que j’ai fait le trou nécessaire pour préserver ma place. J’en termine sans me relâcher et rattrape même 2 coureurs du 10 J. Je franchis la ligne d’arrivée après 1h30m et 10s pour parcourir ces 21.64km. Je me tourne de suite vers l’écran de contrôle : 6° et 4° V1, podium assuré. J’attends un petit moment pour avoir le détail et voir que je suis 1er V1 hors scratch. Grosse satisfaction même si ma cheville fera l’objet d’une grosse incertitude pour mon objectif de fin d’année à Montarnaud. Repos du coup.

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Défi des plages (13)

Posté par mescourses le 4 décembre 2018

Saintes Maries de la mer, le 18/11

  • 20km
  • Départ 10h

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Retour a la compétition un mois après le marathon de Toulouse. 3 semaines passées à reprendre le trail et retravailler le dénivelé en vu de mon objectif de cette fin d’année : le marathon des barjots dans 3 semaines. Beaucoup de pluie ces derniers temps, mais une journée d’accalmie pour profiter du cadre en ce bord de mer. L’occasion de découvrir une nouvelle course également avec la particularité de courir dans le sable. Rencontre avec Christophe, un varois de Raidlight, la joie de passer du virtuel à la réalité. Nous serons tous les 2 sur le 20k. Pour ma part, cela me servira de sortie « longue », sans difficulté histoire de tourner les jambes à allure régulière pendant 1h30. Départ retardé d’une demi heure (comme pour Toulouse ….), du coup j’alterne papotages et footing pour éviter d’avoir froid car le vent est présent et il n’est pas loin d’être glacial. J’opterai pour les manchettes d’ailleurs.

Un 10km au programme également et nous partiront ensemble. Tout ce petit monde se place sous l’arche de départ. On papote encore et toujours puis vient le décompte et enfin le signal. Je ne pars pas du fond mais bien dans le paquet. Toujours pareil, ne pas se laisser entraîner quand on veut garder un rythme correct sans taper dedans. Un gros km pour sortir de la ville et on se dirige vers la plage. Premières foulées sur le sable, c’est parti pour des km et des km de ligne droite. Tout le monde court au plus proche de l’eau histoire d’avoir des appuis importants et de perdre le minimum de forces. Les conditions sont parfaites finalement, très peu gêné par le vent. J’ai pris un rythme de 13km/h, et je profite pour prendre quelques photos afin d’immortaliser ces moments là. Quand on court sans pression, faut en profiter ! Je commence même à remonter quelques coureurs pour l’anecdote.

Défi des plages
Album : Défi des plages
Saintes-Maries-de-la-mer 18 nov 2018
10 images
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Passage au km4 et séparation des 2 distances. Le 10km retourne par la digue tandis que nous continuons tout droit. La bifurcation a fait le vide chez nous. Pas grand monde devant, ceci dit, ce n’est pas évident de voir à l’horizon non plus. Du coup je me dis qu’il y a peut-être quelque chose à faire. J’avoue que je n’ai strictement aucune idée de mon éventuelle place, mais je hausse le rythme en ciblant les coureurs les uns après les autres. 5 en vue, la machine est lancée. Quelques bancs de sable viennent couper l’allure et casser la monotonie du rythme qui peut s’installer, mais courir en bord de mer relativement déchainée c’est bien sympa. 1er coureur repris. Les autres semblent si loin mais proches à la fois, perspective troublante que ces lignes droites sans relief. Je prends mètre après mètre sur ma nouvelle cible, sans me mettre dans le rouge et surtout pour préserver mes tendons. Je mettrai presque 3km pour le passer lol. Les km défilent donc et du coup j’aperçois au loin la zone où on quitte la plage pour amorcer le retour par la digue. Le coureur devant moi (V2 ou V3) profite du ravito tandis que je coupe au plus court et passe sans m’arrêter. Du coup j’ai recollé.

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La petite surprise (annoncée par le speaker au départ) de dame nature, 400m à courir dans la mer grâce au vent qui a parmi à l’eau de reprendre du terrain plus tôt que prévu. Par endroit nous aurons de l’eau jusqu’au bas des mollets. Je lève la foulée et passe devant le coureur sans problème, mais 400m dans de telles conditions ce n’est pas évident, puis on ne peut pas dire que l’eau soit chaude. Je ne sens plus mes voûtes plantaires lol. Une fois remonté sur la digue, les sensations sont bizarres, anesthésié des jambes et surtout des pieds et la foulée se fait ressentir. Il me faudra plusieurs minutes pour retrouver les sensations, le temps que la circulation sanguine se refasse correctement. Désormais je me retrouve seul, un petit coup d’œil derrière moi et la petite marge est faite. 2 coureurs au loin, ça semble plus dur tout de même. Je reprends un rythme soutenu car j’espère faire une bonne place au général et par conséquent je vise le podium catégorie. Super site pour courir, cela me rappelle bien entendu le marathon en Camargue il y a un peu plus d’un an et si cela se trouve on a parcouru ce sentier. Une dernière photo et c’est reparti pour l’esprit compète jusqu’à l’arrivée. Ca peut sembler monotone à voir toujours le même paysage mais ça passe, me concentrer sur ma foulée et viser devant moi ! Je pense gratter mètre après mètre sur mon prédécesseur mais je n’ais pas vraiment l’impression d’en gagner suffisamment pour un éventuel retour.

Les km défilent, je me rapproche de plus en plus. J’en termine avec la digue et retour sur la plage. Devant moi ça pique immédiatement vers la mer pour retrouver un sable dur, mais je tente un coup de poker en prenant la diagonale pour aller au plus court. Le sable est bien entendu beaucoup plus mou mais en forçant le rythme ça devrait passer. J’arrive à rattraper mon retard et récupère de cet effort une minute. Je reste dans son angle mort pour l’effet de surprise et j’en place une belle pour le passer et surtout pour le dissuader d’essayer de suivre, la tactique habituelle dans ces moments là. Je tiens et sorti de la plage, un petit coup d’œil derrière pour m’apercevoir que ma place est faite. Trop loin devant pour faire mieux et le trou est fait sur mon poursuivant. Je termine en roue libre sur les dernières centaines de mètres. Super séance active finalement. Cette fois-ci je n’ai pu m’empêcher de m’investir comme à la bonne époque, c’était trop tentant ! Je finis 5eme au scratch et 1er V1 !! J’espérais être bien classé et je ne suis pas mécontent ! Belle réussite. Place aux 20k bitume de Montpellier dimanche prochain.

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Marathon de Toulouse (31)

Posté par mescourses le 27 octobre 2018

Toulouse, le 21 octobre 2018

  • Départ 9h40
  • Marathon

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Premier « gros » rendez-vous depuis Albi d’avril dernier, ce 12eme marathon de la cité rose va me permettre de voir où j’en suis dans ma reprise du long. Une cheville HS en trail, des tendons limites sur bitume …. Il ne me reste pas grand-chose. En tout cas, vendredi c’est parti pour un super week-end avec Luc et Véro. Visite de la ville avec le petit train touristique, notre tradition, on en profite pour repérer des lieux à visiter plus sérieusement : bords de Garonne, églises, le capitole, …. ce n’est pas ce qui manque. Une fois la balade terminée, on se dirige vers le village marathon sur la place du Capitole afin de récupérer nos dossards. Puis on reprend la visite en contemplant principalement la magnifique basilique St-Sernin. Samedi on remet ça en mode cool, avec un bon moment passé « en famille » où on s’est fait chouchouter  ; seul bémol c’est la météo. Le ciel ne veut pas se découvrir, seul vendredi dans l’après-midi nous avons eu la chance de l’apercevoir.

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Dimanche, D-Day, à coup de métro nous arrivons tranquillement à proximité du départ. Le 10km à 8h15 et le semi à 9h, prévus initialement, on se rend compte qu’il y a du retard. Le semi s’élance à 9h30, notre départ est donc différé de 25’, en raison de voitures gênantes sur le parcours. Les derniers mots et encouragements échangés et direction le sas, le 3h30 comme d’habitude pour ma part. Je me cale sur le meneur et basta. Nous sommes environ 2000 sur le solo aux dires du speaker et on part par vague pour faciliter les choses. Naturellement c’est un peu le chaos pour arriver à trouver le bon rythme, mais ça se fait sans s’énerver. Au vu du nombre important de ravito et de points d’eau (tous les 2.5k) j’ai décidé de partir léger avec seulement la musique dans les oreilles pour que le temps passe plus vite. Je fais un peu le yoyo avec le meneur, très nombreux à vouloir le suivre, j’utilise les trottoirs pour remonter la file et me replacer plus correctement. Le parcours est 100% intra-muros, une visite sportive comme je les aime.

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Bien installé au côté du meneur, les jambes sont là et pour l’instant tout va bien. Je décide de sortir pour prendre quelques mètres et pouvoir contrôler si besoin. J’ai le plaisir d’apercevoir Véro venu nous encourager. Elle s’attendait à me voir avec le meneur d’allure, du coup elle n’a pas eu le temps de me flasher . Je tourne à 12.4 de moyenne sans forcer. Avec cette petite marge je peux prendre mes aises aux ravitos. Avec la musique je ne vois pas les km défilés. On tourne en ville sur ces 11 premiers km pour notre plus grand plaisir, le centre est vraiment très agréable pour y courir. Désormais on s’éloigne du cœur, faut bien aller les chercher les 42k ! Par contre cela devient bien moins sexy mais bon … Enfin un peu de verdure et de suite cela donne de l’intérêt. Au km 14,5, nous passons aux jardins du Museum et au parc de la Maourine, le cadre est vraiment très sympa, propice aux balades en toute sérénité. Là aussi des spectateurs et marcheurs sont présents et n’hésitent pas à nous encourager.

Depuis le 12°km, j’ai le tendon droit qui fait des siennes. A voir mais ça devient trop récurrent, difficile de m’imaginer allonger la distance en compète. J’en ai même baissé mon allure instinctivement. Quelques km plus tard je me fait à cette gêne malgré tout et je peux me concentrer à nouveau sur ma foulée. Je reprends mon rythme à 12.3 et engrange les km pour me diriger vers les jardins de l’Hers en longeant en contrebas l’autouroute. Stades de foot et de rugby sur notre droite, le temps de regarder une action et de croiser quelques coureurs venus faire leur footing du dimanche, on file alors vers le centre spatial (km22,7) après avoir passé le semi. Un « grand moment » de ce parcours, satellite, navette spatiale, fusée, tout est là, cela me fait penser au moment où nous sommes rentrés sur la base de la patrouille de France lors du marathon de Salon de Provence. Je ne pense plus à mes douleurs et tout va mieux d’un seul coup !

Toulouse

Désormais en me retournant je n’aperçois plus le groupe du meneur d’allure, je ne me relâche pas pour autant mais je ne relance pas, le chrono m’importe peu. Je viens faire une sortie longue pour me tester physiquement. Passé le 30° je commence à gratter beaucoup de places au fil des km, certains même marchent, d’autres ont des crampes, … du grand classique. On rentre à nouveau en ville, l’effervescence est encore plus présente. Le contrat est rempli, les tendons tiennent et ne m’embêtent plus, je sens que je peux hausser le rythme sans problème. Je déroule tranquillement et prenant plaisir et profitant un maximum de l’environnement. On passe au jardin royal puis à celui des plantes avant de longer un petit moment le canal du midi. L’arrivée est un grand moment, une foule très importante est amassée le long de cette ligne droite derrière le capitole. Certains enfants attendent leur parent pour faire avec eux les dernières foulées, les amis, famille et coureurs des autres courses sont aussi présents. J’arrive sur le tapis rose et franchis la ligne en 3h27m34s donc avec une belle marge d’avance. Pas trop essoufflé donc c’est une bonne chose, pour les tendons je verrai les prochains jours. 303° au général sur 2.000 environ, pour l’anecdote. Une bonne pause au ravito et je retourne vers l’arrivée pour rejoindre Véronique et attendre Luc. Il passera la ligne pour terminer son 20° marathon en un peu plus de 4h08. Je reprends le flambeau la tête haute !

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Voilà encore un super week-end loisir-sportif d’effectué. Une semaine de repos pour ma part et je reprendrai avec pour objectif le marathon des barjots en décembre ; défi des plages et 20k de Montpellier en préparation pour novembre.

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Foulées de la montagnette (30)

Posté par mescourses le 17 octobre 2018

Ribaute les Tavernes, le 13 Octobre 2018

  • 10.4km
  • Départ 16h15

Je continue sur ma lancée du Grau-du-Roi, je profite de cette petite foulée locale, les foulées de la montagnette, pour découvrir une nouvelle course en faisant une séance en vue de mon marathon. Donc une nouvelle fois je laisse le chrono de côté et me concentre sur le travail. Sortie longue de 1h45 au programme que je vais découper de la sorte : 45’ de footing suivis de ces 10km que je vais parcourir à 13km/h et finir par 15’ de retour au calme. J’en profite pour revoir des collègues, cela fait un moment désormais que je ne participe plus à ce type de course : blessure, males placées dans mon programme, boulot …. Pas évident, mais je vais essayer maintenant d’y retourner, principalement sur des épreuves que je n’ai pas encore couru.

Dossard récupéré, c’est parti pour 45 minutes sur le parcours. 11km/h maxi, je fais 2 fois la boucle du 5km (sans repasser par le départ), une petite partie de faux-plat sympa vers le 2°km. Retour vers l’arche. Pour la petite histoire, un 5km est également au programme, et tout ce petit monde part en même temps, on doit être 200 environ au total. Je me place au fond du paquet en faisant attention de ne pas me casser la gueule lorsqu’on se bousculera, classique dans la masse. Une fois lancé je me concentre sur l’allure pour la respecter immédiatement, le but étant d’être régulier du début à la fin.

Parcours sympathique dans la campagne de Ribaute, pas monotone, du vallonné, pas de lignes droites ennuyeuses. On quitte un petit moment le bitume pour franchir le point d’intérêt principal de cette course, « l’ascension » de la montagnette. Petite partie trail, une montée – une descente, où je garde dans la difficulté une allure très soutenue. Je dépose d’ailleurs tout le monde dans cette partie, certains marchent d’ailleurs. Par contre dans la descente je ne prends aucun risque, avec ma cheville en carton ça ne serait pas surprenant d’y laissé des plumes. Ca passe et une fois le bitume retrouvé je reprends mon rythme initial. Les derniers km défilent, petit baromètre avec un groupe de coureurs, ils prennent de l’avance sur les faux-plats descendants et inversement sur les montants.

Pour l’anecdote je les laisse derrière une bonne fois pour toute en maintenant toujours mon allure sur les 500 derniers mètres qui sont « montants ». Cela montre qu’une allure régulière est toujours plus payante ! Une fois franchi la ligne d’arrivée je continue et passe sur mon quart d’heure de récupe. Retour au ravito histoire de se désaltérer et manger une bricole. Séance terminée, au total 1h45 et 20.7km. Le lendemain petit coup d’œil sur le classement pour voir que je termine 30° sur un peu plus de 130. 125° course de ma petite carrière  . Toulouse me voilà !!!

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Les foulées entre terre et mer (30)

Posté par mescourses le 15 octobre 2018

Le Grau-du-Roi

  • Le 7 octobre
  • Départ 10h

Premier dossard pour moi un peu plus de 5 mois après mon dernier lors du marathon d’Albi. Je repars de plus belle depuis juillet et avec une cheville foutue, le bitume est désormais ma principale surface. Heureusement que j’aime ça aussi sinon ….. Mon objectif 2019 est défini (chuuuutttt, vous en serez plus en fin d’année) et du coup je commence à travailler dans cette optique là. Une année de travail, on oublie le chrono et on bouffe du kilo. Premier RDV de ce début d’année, le marathon de Toulouse le 21/10, du coup je fais quelques séance de fractionné moyen et long. Cette course au Grau sera l’occasion d’y faire ma séance footing en accompagnant Miguel sur sa toute première compétition. Le cadre est génial, le parcours semble top, tout est réuni pour se régaler. L’appareil photo en main pour immortaliser ce moment là.

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Pas mal de coureurs sur ce 11km, plus un relais au programme, météo clémente, on aura des éclaircies. On se place en fond de grille et c’est parti. Un gros kilomètre pour sortir de la masse et trouver une route assez large pour ne plus être gêné et prendre son rythme. On a une bonne allure, si « bonne » que je me demande si Miguel va la tenir, mais sait-on jamais, avec l’adrénaline et les autres coureurs …. On part longer l’étang de salonique, super site pour faire son footing du dimanche, très agréable et calme. Puis direction port Camargue, cadre tout aussi reposant, seules quelques personnes âgées ont sorti leur nez dehors ou sont au balcon pour nous voir passer. On voit les choses différemment en courant qu’en se promenant, l’impression de redécouvrir ce lieu.

Foulées du Grau du Roi
Album : Foulées du Grau du Roi
7 octobre 2018
13 images
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On sort du port, lieu du passage du relais, et désormais place au sable sur la plage. Une longue partie qui donne encore plus d’intérêt à cette course. Nous ne sommes pas gêné par le vent, c’est top ! On garde toujours cette belle allure, la foulée est régulière, c’est top !! Je sens que sur les derniers centaines de mètres il penne un peu, le sable fait son effet même en restant le plus possible au bord de l’eau afin qu’il soit le plus dur possible. On retrouve le bitume au niveau de la jetée à l’entrée du port du Grau. Et on retourne sur nos pas mais sur la « promenade ». Cette fois-ci il y a beaucoup plus de monde !!! La foulée revient aussitôt et direction le seaquarium pour les derniers km.

La dernière ligne droite fait elle aussi son effet, Miguel découvre son effet sur le mental ! C’est la fin mais ça semble lonnngggg !!! On arrive au casino pour en finir ! 1h03 super temps pour une première. J’ai adoré ce parcours, le plus beau type « foulée » jamais couru ! Un pur régal, faut dire qu’en mode footing on profite un max ! Miguel content de lui car il sent qu’il en avait encore donc que du bon pour la suite ! Pour ma part prochain RDV, TOULOUSE !!

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Marathon d’Albi (81)

Posté par mescourses le 6 mai 2018

Albi, le 29 avril 2018

  • Championnat de France de marathon
  • Départ 8h30

Premier marathon de l’année, prévu il n’y a pas bien longtemps. Ayant participé au semi il y a 3 ans, je ne pensais pas revenir un jour sur ces terres, mais voilà que l’occasion s’est présentée et à venir dans le coin, pourquoi ne pas le faire un jour de course ! J De belles balades au programme : Cajarc, St-Cirq Lapopie, Ambialet et Albi. La météo n’est pas trop top pour ce week-end là mais on a connu pire donc pas de problème on s’en accommodera. Une fois toutes les balades d’effectuées et le dossard de retiré (t-shirt et sac pour chaussures en dotation), place au sport ! Pluie orageuse prévue en fin de matinée, donc en fin de parcours pour ma part. Départ à pied de l’hôtel, 1.5km pour activer les muscles. Je « croise » 2 alésiens et un de St-Christol , championnat oblige ! Egalement au programme un semi et un 10km en décalé d’un quart d’heure à chaque fois. Notre parcours (comme celui du semi) est composé d’un passage dans le centre historique et d’un aller-retour dans la vallée du tarn. Par rapport à la météo annoncée, je décide de ne pas prendre la GoPro.

5’ avant le départ, je me mets en place juste derrière le meneur d’allure des 3h30m. J’ai hésité longtemps entre celui-ci et le meneur 3h45 par rapport à mes tendons. Je tente le coup et au pire je lâcherai prise. Le troupeau est libéré, les élites devant. Je déclenche la montre sous l’arche pour avoir mon temps réel. Un km de ligne droite sur le boulevard avant de tourner dans la ville en direction du centre historique et sa cathédrale Ste-Cécile de toute beauté. Un régal de courir dans  ces ruelles pittoresques. Puis on sorts de la ville direction St-Juery et la vallée du Tarn. Cette partie n’est pas super fun, voir même « moche ». Nous sommes un gros paquet avec ce meneur. Physiquement tout va bien, on a un bon rythme avec 1 minute d’avance sur le créneau horaire, étant parti un peu vite je pense. A la sortie de cette ville nous attaquons enfin la vallée et sa verdure éclatante. Nous longeront quasiment tut le temps le Tarn. Cette vallée me fait penser immédiatement à celle du marathon des Oussaillès d’août dernier dans l’Ariège, les montagnes en moins J. Passage aux 10km en 49’, tout va bien.

tracé

J’ai l’impression que nous descendons en faux-plat depuis un petit moment. Si ce n’est pas une impression, le retour peut-être dur lol. Les tous premiers du semi partis un quart d’heure après nous, viennent de nous dépasser. On passe leur zone de retournement et nous enfonçons dans la vallée. Moment sympathique, on traverse un premier pont au km 15, long de 965m, éclairé heureusement, et moins d’un km après sa sortie on pénètre dans un 2°, bien plus court, moins de 400m. Et c’est dans un de ces 2 tunnels que l’on croise les premiers coureurs du marathon déjà sur le retour. Et j’ai un grand plaisir d’apercevoir des maillots d’Alès. On arrive à notre tour au retournement, km 23. J’ai de très bonnes jambes, malgré les « douleurs » dûes peut-être au manque d’entraînement, mais je me surprends même à hésiter à partir du groupe ! Nous sommes une bonne vingtaine et je sens que je peux aller plus-vite. J’attends tranquillement, on verra plus-tard, je ne vais pas m’emballer car il y a encore 20 bornes !

profil

Le groupe est toujours bien garni, je me place au côté du meneur, on échange quelques minutes. On est repassé sous les 2 tunnels et j’attaque le 30°km. Nous sommes plus que 10 à suivre le rythme. Je me tâte une nouvelle fois à partir en solo, mais un peu frileux à 12km de l’arrivée, mais si tout va aussi bien d’ici là, je passerai à l’action à 5km de l’arrivée. Le ciel est de plus en plus menaçant, jusqu’à présent on y a échappé, la température est parfaite pour courir. On revient sur St-Juery au km 35 et je profite d’un faux-plat pour hausser le rythme et fausser compagnie au groupe qui perdait de plus en plus d’unités au fil des km. 1000m plus loin la pluie fait son apparition et ma montre m’indique 4’30 » et je sens que j’en ai encore sous la godasse. Après de savants calculs je réalise qu’à 5’ au kilo d’ici la fin je pourrai accrocher mon meilleur chrono sur la discipline réalisée à St-Girons. Alors je redouble d’effort ! Je ramasse un à un les concurrents, les km défilent, les coureurs aussi. J’en rattrape un qui à une allure très élevée et est dans la même dynamique. Il prend le train en route et on s’encourage mutuellement pour finir à ce rythme. On arrive sur la dernière ligne droite du boulevard, on rentre sur la piste d’arrivée, 300 derniers mètres en sprint pour doubler un dernier coureurs et j’en finis ! 3h23m28s !!!! record pulvérisé, 4’ de moins et vu les dernières semaines …. On peut encore espérer mieux avec de la prépa spécifique. 338° au scratch, et 91° sur l’Open, anecdotique. Place au repos une semaine, et reprise par le vélo dimanche prochain. On verra pour la suite de la CAP

ALBI

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Foulées saint-selvaises (33)

Posté par mescourses le 13 avril 2018

Saint-Sèlve, le 7 avril 2018

  • 21k nature
  • Départ 15h30

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Je profite de mes vacances pour retrouver la famille en Gironde, et à y être, participer à ma première course dans le département ! Bon …. J’avoue que c’est l’inverse, j’ai choisi cette date pour aller en famille et faire la course lol. La météo n’est pas avec nous, de la pluie fine juste pour la course ! Mais par chance, moi j’aime quand il pleut. Le problème qui se pose concerne le choix des chaussures. Le parcours est vallonné, 60% bitume et donc le reste sur des chemins et avec ce temps, si c’est de la boue, ça promet. J’opte pour les running en espérant que cela soit des chemins propres. Après mon 35k du trail Stevenson de lundi, j’ai effectué un simple footing (étant en plus dans ma semaine de repos de ma prépa trail). Je vais voir comment cela se passe au fil des kms et on avisera. Je vise 1h30, déjà un bon rythme. Dossard récupéré, un échauffement comme au bon vieux temps de mes « foulées » et je file au départ, je me place dans les premières lignes pour ne pas être trop gêné. Egalement le 10km qui part en même temps.

ST selve

La meute est lâchée et ça part vite naturellement ! Je suis le mouvement, le but est de tenir en surrégime sur les 2 premiers km où, de mémoire, se séparent les deux parcours. J’y verrai alors plus clair. Une grosse trentaine de coureurs devant je pense, puis ça s’épure au passage à l’échangeur, on trace tout droit tandis que le 10 tire à droite. Une longue ligne droite de 3km pour étirer le peloton puis changement de direction qui n’est pas plus mal histoire de ne pas s’endormir. Je vous avouerai que je ne sais plus à quels moments  on passe de bitume aux chemins.  Ces derniers sont propres dans l’ensemble, j’arrive à passer à côté des flaquesJ. Km 5, je garde mon rythme de 4’10 » au kilo donc bien en dessous des 4’30 visés. Je ne force pas pour le garder et c’est bon signe. Les jambes sont là mais je n’essaie pas d’accélérer car il reste encore plus de 15 bornes. J’aperçois un château, on tourne « autours » et finalement on s’y dirige par un chemin très agréable. Il s’agit du château de Grenade, un des très très nombreux domaines viticoles de la région. C’est génial d’y passer, de le voir de si près.

tracé

Après ce km 7 fort sympathique, on quitte le domaine par le passage sous des arcades d’un de ses bâtiments annexes. Je repars de plus belle et je chasse un groupe de 3 coureurs, dont la première féminine, qui m’ont doublé il y a environ 3 km. J’ai suivi leur rythme à distance et dans les chemins je semble être plus à mon avantage (notamment dans les faux-plats montants) et sans forcer je grignote des mètres. Au km 10 je les rejoins et reste derrière un peu. Je fais attention de ne pas être pris dans un faux rythme, et vu que j’ai les jambes qui démangent je ne tarde pas à passer devant. Qui m’aime me suive ! Un peu avant le ravito du 12° (je crois qu’il y avait un ravito…), je récupère un coureur qui prend le train au passage. Bifurque à ce 12°k, on est pointé pour la première fois, annoncé 17° et en laissant trainer les oreilles, j’entends quelques secondes après les 19 et 20°. Bon …. Il reste 9 bornes, j’ai les jambes, plusieurs coureurs éparpillés au loin….. et bien je décide d’y aller.

profil

J’hausse indéniablement l’allure, je laisse sur place le coureur qui me suit et le faux-plat ascendant m’y aide. J’aligne 2 gros km à 3’51 et 3’53 au kilo pour monter dans la hiérarchie. Je ne regarde plus le paysage et une seule chose en tête : rattraper le coureur devant moi et ainsi de suite. En parlant de ça d’ailleurs, je suis agréablement surpris de ne pas être dans les vignes, ce que je craignais, du début à la fin. Bien au contraire, nous évoluons entourés de forêts et c’est bien plus sympa. Actuellement succession de signes droites et virages à 90°. Km 18, ravito et passage au château Haut-Selve, je ralentis pour ne pas glisser sur les pavés et je repars de plus belle avec en vu un groupe de 4 coureurs. Je mets tout ce qui me reste dans ces 4 derniers kms. Je reviens mais vraiment avec difficulté. Passage au 19° sur chemin boueux en forêt, de grosses glissades à chaque pas, pas loin de la sortie de route sur ces 100m. Enième virage à 90° et retour sur le bitume, je baisse la tête et renvoie tout, je vais revenir, je veux revenir ! 800m de ligne droite (partie commune avec le départ) et enfin je reviens. On s’engage alors dans une zone résidentielle avec que des pif-paf. Je lance le sprint dès que l’on y rentre, tout comme le premier coureur du groupe. Je passe les 2 coureurs et remets une couche pour ne leur laisser aucun « espoir », impossible de revenir sur le dernier coureur et donc je franchis la ligne en coupant mon effort 50m avant, assuré de ma 10° place ! 1h25m10s pour ce 20.9k 119+. Plus que satisfait, même si je sais que je vais en payer le prix avec ces douleurs qui ne tarderont pas à se faire connaître, mais bon …. Je ne fais plus de vitesse et l’occasion était trop belle. Les résultats tombent, 5° V1, à 20 » du podium de catégorie ! Déçu d’échouer mais le sentiment d’avoir fait le job ! Repos 3 jours pour les tendons.

Publié dans 21 à 41 km, Gironde | Pas de Commentaire »

Grand trail Stevenson (48)

Posté par mescourses le 7 avril 2018

Florac, le 2 avril 2018

  • Trail 35k 1616+
  • Départ 8h30

En ce lundi de Pâques, j’ai décidé de participer à une des nombreuses épreuves du trail Stevenson organisées par l’association 3 soleils. Mon choix c’est porté sur le 35k du lundi car il s’agit d’une épreuve en boucle et non pas d’une course en ligne où on doit se présenter à pas d’heure pour prendre une navette hors de prix pour quelques malheureux km ! Ca y est j’ai piqué mon coup de gueule ! Un bon test grandeur nature ce matin, dans un environnement très convivial, peu de coureurs, et dont la plus grande partie sont engagés sur l’ultra de 3 jours (140k). Un 19k (première boucle) partira en même temps. Temps très très frais et on s’attend à « pire » sur le causse Méjean à cause du vent (2° boucle).  Jérôme s’est joint à moi pour faire une sortie en vu de son ultra de l’Aubrac.

Je laisse la GoPro de côté, je préfère me concentrer sur l’épreuve. Petit breffing pour nous dire que le parcours est magnifique et qu’il est 8h36 et qu’il faudrait peut-être y aller ! 100% détente à l’organisation, à la cool ! Le départ est lancé à l’arrache qui a pu en surprendre quelque uns. Un petit km pour s’échauffer les muscles, 3 coureurs prennent les devants, je discute avec un coureur parti pour faire les 2 boucles comme moi. Connaissant le parcours, il m’annonce la couleur de ce qui nous attend. Je garde mon rythme à l’approche du sentier et une fois sorti du bitume l’ascension débute. Je rattrape de suite les 3 coureurs partis aux avant-postes sans devoir durcir l’allure. Je suis en tête et creuse l’écart très facilement, et pourtant je ne vais pas vite. Je sais que la course va être longue donc je ne m’amuse pas à tout envoyer. Ca grimpe bien mais c’est très roulant, monotrace très agréable, à l’abris du vent, mais pas mal d’humidité, les ruisseaux sont présents par endroit et forment même de petites cascades. Pas de problème d’eau en perspective, parti avec une simple gourde (2 ravitos prévus : 12° et 18° au retour à Florac) ça devrait faire l’affaire.

FLORAC

Parcours vraiment magnifique pour l’instant, cette montée en sous-bois est magique, un environnement idyllique à mes yeux. Je me retourne et je ne vois personne derrière mois, je tends l‘oreille et rien non plus …. Comme au cross Lou Catou, j’ai mon moment privilégié. 4.5km de montée saccadée pour gagner 270+, histoire de se mettre en jambe avant de se chopper le mur final de la première difficulté, 1.8k pour 220+. Paysage différent, on est plus sur un environnement type causse qu’en forêt. Joli point de vue. Je me retourne et vois 2 coureurs ensemble, ça semble revenir, mais ce n’est pas grave ! Je relance dans la descente sur la piste en faisant gaffe tout de même au balisage. Dans la montée tout à l’heure j’ai tiré tout droit, manquait une rue-balise pour ma défense. Un petit passage délicat en quittant le sentier, faire gaffe aux chevilles et au barbelet en enjembant les barrières J. Faux-plat descendant où je peux dérouler pour atteindre le ravito de Ventajols au 12°km. Un p’tit verre et ça repart et là c’est le 2° effet kisscool, une belle grimpette qui casse bien les jambes après avoir déroulé sur 5 bornes. 1.6km 240+, heureusement toujours aussi roulant, mais j’alterne marche et course tout comme le coureur qui revient sur moi petit à petit.

FLORAC1

Après ce quart d’heure de montée, place à la descente pour revenir sur Florac, terrain propre dans l’ensemble, 500 négatif sur 4 bornes. Un point d’eau sur le bas où j’en profite pour boire un coup et remplir le bidon. On revient donc sur nos pas puis le coureur me rattrape juste au moment où on retrouve. On discute histoire de profiter du moment. Il est sur l’ultra de 3 jours et il me dit que j’ai course gagné pensant que j’étais sur le 19k! On note d’ailleurs que c’est étonnant qu’on soit en tête à la mi-parcours même devant ceux du 19k !! Niveau pas relevé …. Mais c’est comme ça ! On arrive au point de départ, il s’arrête ravitailler, je trace sachant qu’il reviendra vite sur moi. Ca part très vite pour la grosse difficulté, 3° et dernière, l’ascension sur le causse Méjean qui surplombe la ville. Là par contre j’ai du mal, le coureur du team UTPMA part sans difficulté et avec une telle aisance ….. sachant qu’il avait 100 bornes dans les jambes  .. bref … on est pas tous fait pareil !! Je veux garde ma place sur le podium c’est tout ce qui compte. Je m’affole pas, j’alterne marche et course, beaucoup plus de marche d’ailleurs lol mais j’imagine que c’est pareil pour tout le monde. Le monotrace est très roulant et super sympa à flan de colline. On coupe la route à plusieurs reprises, droit dans le dur. Petit à petit je m’aperçois que je touche au but. Les antennes du relais se rapprochent, le terrain devient désertique. Un petit passage sur le bitume pour relancer malgré que je grimpe toujours, ça fait du bien de « courir ». Un bénévole présent pour nous diriger vers ces antennes. Km 22.9 j’y suis enfin, 4.3K 500+, je comprends mieux après-coup !

tracé stevenson

Désormais sur le causse, le but est de relancer sur ce qui semble être un faux-plat, ne pas perdre trop de temps à trouver les rue-balises souvent bien éloignées les unes des autres. Ca souffle dur la haut, et ça caille bien, je remets les gants et le coupe-vent, le buff sur la tête. Le niveau de la gourde diminue dangereusement, et pas un pet d’eau en vue, donc restriction ! Pâtes de fruit pour faire le plein d’énergie car je sens que je perds mes forces à chaque pas que je fais ! Et le fait de me retrouver seul au monde, au milieu de nulle part n’arrange pas mon état d’esprit. Personne devant personne derrière, isolé ! Un peu plus de 3km sur ce plateau vallonné et j’attaque la descente. Encore plus de vigilance avec cette fatigue accumulée. Une bonne partie légèrement technique sur un petit km, tout en lacet, avec ces pierres qui roulent, puis ça repart de plus belle. Je déroule avec prudence malgré tout et retrouve le bitume et la ville pour en finir en 3h24m, 2° à 12’ du vainqueur de l’ultra (140k en 3 jours). Au contrôle à l’arrivée ils pensaient que je terminais seulement ma première boucle et voulaient m’envoyer sur le Causse ! non non ça ira merci, oui j’en ais terminé ! Jérôme c’est arrêté à la première boucle histoire de ne pas arriver à pas d’heure, une bonne petite sortie D+ d’engranger malgré tout.

FLORAC2

Content de moi, de cette 2° place inattendue. C’est vrai que le peu de coureurs « frais » engagés sur ce 35k 1616+ (qui en fait réellement 32.9k 1500+ ….) n’est pas très révélateur mais bon …. Au-delà de la place, le chrono est top pour moi, même si là aussi, le fait que le parcours soit très très roulant …. Après 2h d’attente occupées comme j’ai pu entre des vas-et vient pour prendre des photos et mes nombreux aller-et venues au ravito, enfin les podiums ! A l’image de l’organisation, très simple et bon-enfant, convivial, on est pas venu pour la gloire les strass et les paillettes !! Un saint-nectaire et c’est bon lol

Un peu de repos, un footing et place samedi au semi des foulées saint-selvaises en Gironde, qui s’annonce ….. humide !

profil stevenson

Publié dans 21 à 41 km, Lozere | Pas de Commentaire »

Semi-marathon de Marseille (13)

Posté par mescourses le 30 mars 2018

Marseille, le 18 mars 2018

  • Semi marathon
  • Départ 8h30

Exit la trans-st-paulienne annulée à cause des intempéries, me voici parti sur marseille pour ma 2° compétition de l’année. En pleine prépa pour le Lozère trail de mai, ce semi sera l’occasion d’accompagner Luc et de faire un super reportage. Egalement présent ce week-end, notre ami Fred de Raidlight qui s’alignera sur le marathon. Initialement j’avais prévu de participer à ce dernier, mais s’agissant d’une course en ligne avec un départ très matinal, je n’ai pas eu le courage de me lever aux aurores une nouvelle fois. Marre de ces courses en ligne !!!! Direction le vieux port afin de retirer le dossard et d’y retrouver mes hôtes, une belle galère vu le monde et des parkings fermés pour l’occasion de cette manifestation … bref, c’est fait ! Le dossard, le t-shirt pourri, la photo souvenir, et direction la maison pour aller voir le rugby :-)

Image de prévisualisation YouTube

Fred en grand courageux, est parti très tôt pour rejoindre les navettes et le point de départ, nous trankilou à une heure raisonnable. Petit-déj, on s’habille, sac poubelle sur les épaules et c’est parti pour quelques minutes de métro afin de rejoindre le vieux port et les sas de départ à Notre Dame de la Major. A l’ombre il ne fait pas bien chaud, principalement à cause du vent qui souffle dans la cité phocéenne. A la base j’avais demandé le sas moins d’une heure trente au vu de mon programme Objectif Peynier, mais m’étant rabattu sur le trail, du coup je rentre dans le 1h45 avec Luc pour « balader ». La mission du jour, suivre de A à Z la meneuse d’allure. Notre tour est annoncé, GoPro allumée, on part à faible allure car on ne peut pas dire que l’avenue soit large pour l’occasion. On prend petit à petit notre rythme de croisière pour aller tourner à la tour CMA CGM, et prendre une longue avenue, direction la canebière.
La meneuse d’allure est en ligne de mire, on doit être à 2 ou 300m d’elle, tout va bien, on garde notre rythme. On passe la canebière et on se dirige vers la place Castellane qui est le lieu de départ du 10km. Ambiance très sympa, pas mal de spectateurs nous encouragent. On passe le km 7 et on aperçoit le stade Vélodrome au rond point du Prado. Pour les sportifs, c’est également jour de match, un petit olympico ! Au rond point on bifurque vers la mer, direction le parc borély, haut lieu d’entraînement de beaucoup de coureurs locaux. On rattrape la meneuse aux 8km. Je profite du passage dans ce parc pour faire du repérage car en novembre j’y viendrai faire le marathon de l’espoir, 42km dans son antre lol. Une vidéo de plus, quelques clichés et c’est reparti pour un nouveau fractionné afin de rattraper Luc. Très joli parc avec sa fontaine aux oiseaux et son château du 18°s, très joli tour (passage aux 10km) ! Retour sur le bitume et on croise des coureurs qui sont sur « le retour ».

c312c
Demi tour au niveau de l’hippodrome Borély et c’est parti pour la plus belle partie de ce tracé, la corniche ! On commence par longer les plages du Prado puis on prend de la « hauteur » pour surplomber la mer et avoir de magnifiques points de vue ! Qui dit bord de mer, dit vent, et ça souffle pas mal ici. Je continue mon « fractionné » en revenant sur Luc après avoir pris d’autres photos. Il ne lâche pas la meneuse d’un cm, l’objectif se fera les doigts dans l’nez ! Passage sur le pont de la corniche avec vue sur le très célèbre vallon des Auffes, petit quartier singulier de la ville. Une dernière « bosse » et on plonge sur le vieux port. On accélère naturellement et on prend un peu d’avance sur la meneuse. De plus en plus de monde nous encourage. On fait le tour du port et dernière ligne droite ! On finit en 1h44m33s, contrat rempli sans difficulté, super séance ! Fred conclura son marathon en 3h12, en manque de préparation …. Un ultra runner d’exception !

Un grand merci à ma « famille » marseillaise pour cet accueil toujours aussi chaleureux ! ça fait plaisir de se revoir ! Retour aux choses sérieuses dans ma préparation trail, avec dans 15j un test grandeur nature sur le 35k du trail Stevenson (48).

Publié dans 21 à 41 km, Bouches-du-Rhone | Pas de Commentaire »

20° Sauta Roc (34)

Posté par mescourses le 4 mars 2018

Saint-Guilhem le Désert, le 18 février 2018

  • 26km 1100+
  • Départ 9h30

Première compétition pour les membres cévenols de la team running stones. Et pour marquer le coup, avec Jérôme et Denis, nous avons choisi la 20° édition de la Sauta Roc de St-Guilhem le Désert, un des plus beaux village de France.  Une grande classique de la région avec de la caillasse à gogo. Idéal pour tester ma cheville capricieuse, Denis pour se tester sur du plus long et plus de D+ et Jérôme en mode trans-aubrac. Une bonne sortie qui nous changera de nos terrains habituels. Aucune pression, aucun objectif, en entraînement en condition réelle. On part relativement tôt histoire de trouver de la place pour se garer car c’est une vraie galère sur place : 519 inscrits et très peu de place de parking, sinon faut faire 3km …. Donc pas de stress inutile, on part tôt.

sauta10

Arrivé sur place, dossard récupéré et vite dans la voiture au chaud car le soleil n’est pas encore bien présent et le vent est glacial ! Un bon café, reco des premiers mètres de la sortie du village et on se rend sous l’arche 5’ avant le départ. Denis en t-shirt (tout va bien, c’est Denis), GG avec sa doudoune et ses moufles, et moi entre les deux J. On se place vers le fond de la meute même si on sait que l’on risque de le regretter quand ça va se rétrécir. Une fois partis, un gros km pour faire un tour et étirer un minimum tout ce monde, puis retour dans les ruelles du village et on attaque l’ascension sur une magnifique calade avec passage au pied de ruines. Le rythme s’effondre et avec Denis on se faufile tranquillement.  Malgré la largeur limitée, on arrive à progresser. Je lâche Denis un petit peu avant de sortir de cette zone pavée. On attaque la caillasse, une super partie très ludique. On continue à grimper mine de rien.

Sauta Roc
Album : Sauta Roc
St-Guilhem le désert (34) 25km 1330+
8 images
Voir l'album
 

Le parcours est composé essentiellement de 3 montées, la première étant la plus longue. Un vrai régal pour l’instant ce tracé et je me demande pourquoi je ne suis pas venu la faire avant ! J’ai pris mon rythme de croisière, je grimpe bien, sans forcé, remonte des coureurs. Ce n’est pas trop technique pour l’instant, juste ce qu’il faut pour ne pas risquer de s’ennuyer. Après 2 gros km de montée, une petite partie de montagnes russes histoire de souffler un peu ou de relancer selon la forme des uns et des autres. Puis on repart pour 2 km de montée. Magnifique passage en crête avec une vue imprenable sur les collines environnantes. Mais il faut bien garder les yeux au sol tout de même car la corniche peut s’avérer dangereuse vu l’étroitesse du sentier.
Au km 7 on en termine enfin et on part pour une longue descente avec du faux-plat en apéro. Un petit 40+ sur 300m sert de piqure de rappel pour ce qui nous attendra un peu plus loin. Une longue descente sur une mono-trace somptueux nous emmène au ravito du km 13 (si mes souvenirs sont bons). Quelques centaines de mètres de répit et on attaque la 2° difficulté du parcours, 1.5km pour 170 +. En super forme, ça passe comme une lettre à la poste et je passe quelques coureurs de plus. Je ne force pas pour en garder pour l’ascension finale. Le travail de D+ de ces 3 derniers mois porte ses fruits. Puis une nouvelle portion +/- « plate » nous emmène vers une belle descente. Je mets le frein pour ma cheville et me fait rapidement doubler par 3 ou 4 coureurs. Une succession de lacets serrés avec de la caillasse à souhait qui m’allument les voyants. Je suis là pour bosser la montée et préserver ma cheville, donc pas de risque inutile.

sauta8
Ma difficulté passée, je vais pouvoir me faire plaisir dans la 3° montée, 2 km 280+, la plus part en marchant, je remonte ces coureurs en alternant marche et course. Sur la fin j’aperçois la 1° féminine, bien étonné de la rattraper ! Et là je me dis que l’on doit être bien placé au classement vu son très gros niveau. Du coup j’en remets une couche pour l’accrocher le plus vite possible. Je zappe le 2° et dernier ravito et revient sur elle au tout début de la descente. Par contre elle envoie du gros bois dès que ça bascule. On tient le rythme avec 2 autres coureurs. J’en oublie alors mes priorités et bien sûr la sentence tombe très rapidement. La cheville tourne bien comme il se doit et me cloue sur place. La grosse tuile ! Je reste quelques secondes à voir comment ça se passe, mais rien de très encourageant. De toute manière je ne vais pas rester planter là donc je repars tant bien que mal. 5km de descente, 25’ !!!! Le sentier est assez bon dans l’ensemble heureusement, mais dès que mon pied ne se pose pas à plat de suite c’est la grosse douleur. 11 coureurs m’ont passé, c’est comme ça …. Je finis sur le plat à l’entrée du village, la petite ruelle qui va bien avec son lot de spectateurs qui nous encouragent et je franchis la ligne en 2h40m24s. 25km 1330+ à ma montre. Et pour le classement … 85° lol finalement je me suis flingué la cheville pour rien lol, j’étais bien loin.

sauta4
Denis arrive quelques minutes après ! Super temps vu le profil du parcours, et Jérôme un peu plus tard dans son mode sortie longue Ultra trail !  On a encore passé un super moment , bien rigolé et bien couru. Place au repos avant de repartir de plus belle. RDV lors de la trans st-paulienne le 11 mars en Ardèche.

profil

tracé

 

 

Publié dans 21 à 41 km, Herault | Pas de Commentaire »

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