Les foulées de la montagnette (30)

Posté par mescourses le 22 octobre 2019

Ribaute, le 12 Octobre

  • 10.4k
  • Départ 16h

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Après un peu plus de 3 mois d’arrêt suite à ma fracture du gros orteil contractée sur l’Aubrac, me voici de retour sur le bitume et les sentiers. Cela fait 10 jours que j’ai repris et ça peut faire. Je sens une gêne mais cela ne m’empêche en rien de courir « normalement ». Je ne fais que du footing, mais je me suis mis au vélo depuis août avec beaucoup d’ascension pour garder la forme autant que possible. Pour la course de ce jour, il n’est bien sûr pas question d’essayer quoi que ce soit. C’est l’occasion d’accompagner Nadège, une amie, qui vient faire un peu de vitesse. Une sortie pour repasser la barre des 10km et reprendre un rythme acceptable pour moi. Course le samedi après-midi, entre les gouttes. 2 parcours au programme, 5 et 10k, départ simultané. J’y ai déjà participé l’année dernière et j’avais bien aimé ce tracé.

tracé

20’ d’échauffement tout de même et on se place sous l’arche. Départ lancé. Il faudra plusieurs centaines de mètres pour arriver à se mettre côte à côte et prendre un rythme régulier. Les 2 premiers km sont rapides, car tendance plat faux-plat descendant, puis on part pour de la « grimpette ». On glisse doucement dans le peloton mais en gardant un bon petit rythme. On arrive au km 4, synonyme du début de l’ascension de cette montagnette. Un km sur sentier accidenté. Je suis le rythme de Nadège, on alterne marche et course. Dans la descente je lui laisse le champ libre car je fais très attention à ma cheville et bien sûr à mon orteil. Je suis pas du tout dans mon élément car bien gêné dans cette situation. A mis parcours on en finit et retour sur le bitume. Le plus dur est fait, désormais nous n’avons plus qu’à dérouler.

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Question météo, nous passons entre les gouttes, il fait assez lourd par moment. On a ralenti pour profiter des 2 ravitos du parcours. Le parcours est toujours aussi sympa. Pas monotone, des paysages qui varient régulièrement et naturellement ce km de grimpette trail est son intérêt principal, moment très sympa. On déroule en gardant un rythme intéressant, on titille les 11 de moyenne. On ne va pas tarder à en finir dès lors que l’on retrouve la civilisation. Un faux-plat ascendant pour piquer les jambes mais nous sommes encourager par son mari et ses enfants. On en termine en un peu plus de 58 minutes. Très bon moment passé, comme souvent quand on fait ce que l’aime 

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Pour ma part, je vois que je peux continuer sur ma lancée, par contre le trail ce n’est pas pour de suite, ou bien à petite dose pour agrémenter les sorties. Prochaine compétition, dimanche prochain pour les 11° foulées d’Aubais. L’occasion de découvrir une nouvelle course.

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Aubrac Circus (48)

Posté par mescourses le 28 juin 2019

Nasbinals, le 23 juin 2019

  • 56 km
  • Départ 6h15

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Me voici sur l’Aubrac avec mon ami GG pour notre objectif de l’année, le 56 km de l’Aubrac circus. Pour ma part une prépa comme j’ai pu avec cette tendinite à la hanche en février dernier et pour Jérôme, préparation digne d’un ….. 10km J Donc nous venons sans pression de résultat, juste finir et profiter un max de ce week-end lozérien. Nous arrivons sur place en milieu d’après-midi. Direction le retrait de dossard et l’hôtel. On fait vite le tour du village, surtout que nous le connaissons très très bien depuis le temps. La petite binouze du coureur pour fêter sa venue et le petit restau avec ses produits locaux : nous sommes fin-prêts ! La météo prévue étant parfaite, nous n’avons pas besoin de beaucoup de chose dans le sac. Il fait une bonne dizaine de degré à 6h quand nous nous présentons sur l’aire de départ. Perso débardeur et manchons. 3 courses au départ commun : Aubrac circus (56k), marathons des burons (43) et pass’Aubrac (marathon en relais), donc pas mal de coureurs sur la ligne. Faudra ne pas partir trop vite du coup, mais vu le kilométrage à faire, je pense que la raison prendra vite le pas sur la sensation. En 2010, je fis ma première compétition ici même sur le 18km et 9 ans après je participe à ma plus longue d’un trait ! On s’échange nos derniers encouragements puis je m’avance un peu plus sur la grille de départ.

 Mon reportage photos:

Image de prévisualisation YouTube

6h15 pétante, départ lancé ! Préférant me concentrer sur ma course, j’ai laissé de côté la gopro et privilégié le téléphone pour les photos car je sais que je marcherai pas mal de fois lol. Je filme les premiers centaines de mètres puis c’est parti pour la grande balade au lever du soleil. Une très longue file indienne va se former au fil des premiers km car la séparation des parcours ne se fera qu’au 18°km au ravito de Bonnefon. Je découpe mon parcours en 3 étapes :

-        18 km 390+ en 2h pour rejoindre le ravito

-        19 km 960+ en 3h pour aller jusqu’à la station de Brameloup (2° ravito)

-        18 km 390+ en 2h jusqu’à l’arrivée

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Ce tout début de trac est une alternance de chemin type DFCI et passages en forêts. Le cadre est top bien sûr, un régal à chaque fois. J’ai l’impression de découvrir ces lieux à chaque fois. Quelques poses photos, je veux garder le plus de souvenirs de ce parcours alors je ne vais pas hésiter ! Le soleil prend sont temps pour se lever et les km défilent en direction du village d’Aubrac, lieu incontournable du coin ! Au km 5 et des poussières, j’en termine avec une dernière portion de forêt et me voilà sur le plateau et son fameux champ à vache qui peut se révéler traître pour les chevilles ! Prudence donc mais profitons tout de même du cadre. Et pour la petite anecdote, nous passons en Aveyron. Encore 1km à grimper avant de fondre sur le village. En général le sentier permettant son accès est une coulée de boue, mais cette année, nous sommes privilégiés, c’est sec !

Rapide traversée du bourg et nous plongeons direction la forêt. Un gros km d’ascension pour en terminer avec la difficulté de ma première partie. Objectif le 18°k et son ravito. Changement de cadre encore une fois. De magnifiques points de vue, des chemins très agréables en bord de prairie et petit retour à la civilisation au bourg des Enfrux au km 15.6. Bonnefon est en vue. Petite pause pour remplir les bidons et manger 1 bout, puis je file. 10 minutes d’avance sur mon timing (18.6k, j’avais vu très large tout de même pour ne pas être dégouté au cas où lol). Petit arrêt photo à la sortie car très joli village. Il vaut le détour, l’architecture de son bâti est remarquable et chargé d’histoire, sa tour, sa grange et sa chapelle sont à découvrir ! Je repars, à découvert, pour un peu moins de 2km toujours en descente, pour récupérer la forêt. Et une fois les pieds à l’intérieur je ne vais plus la quitter pendant 17km jusqu’au pied de la station de Brameloup. Parfait pour être à l’abris du soleil ;-). Tout en descente, je fais vraiment gaffe pour mes chevilles vu le terrain piègeux : des tapis épais de feuilles, racines, du dévers, …. Tout pour pimenter la chose ! Pour l’instant tout va bien physiquement. Je sais que je ne suis pas rapide au vu du profil, mais ce n’est pas grave, je pense à ma condition physique avant tout. Puis je prends photos sur photos J ! Mais le plus dur reste à venir !

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Finie la facilité de la foulée en descente, maintenant les choses sérieuses commencent ! Environ 800 de dénivelé positif sur 14km se présentent à moi! Et après une petite mise en bouche, se dresse à nous la fameuse montée dans les gentianes, km 27.2. Nous sommes quelques coureurs éparpillés et cette difficulté rassemble tout le monde. La première partie se fait à la corde et merci pour cette aide précieuse. La montre n’affiche même plus d’allure. L’arrêt complet, raide de chez raide. Chaque arbre est un allier pour pouvoir s’y appuyer et reprendre le souffle tant bien que mal. 130+ sur 700m … le sens passer. Plus de corde sur la 2° portion, je fais en zig-zag pour limiter la difficulté. Enfin au sommet, je suis vidé littéralement. 20 minutes pour la gravir lol la loose complète lol. Moralement je me dis que j’ai fait la partie la plus hard du parcours …. Et une fois au sommet, ça fait du bien de trottiner dans la descente. Mais gaffe car à nouveau ce tapis très épais de feuilles où nos pieds s’enfoncent tellement que souvent nous ne pouvons les voir. J’y vais mollo pour la cheville, ce n’est pas le moment (d’un côté ça ne l’est jamais). Et d’un coup je butte assez fort dans une pierre « invisible », cachée sous ce volume et je chute assez durement au sol. Le genou fait la connaissance d’une autre pierre. Je ne peux me remettre debout immédiatement car cela m’a même provoqué une grosse crampe dans le mollet. Calmement je m’étire et me relève. Check up du corps : le genou ça va, bonne douleur au mollet et l’impression d’avoir passé le gros orteil gauche sous un camion.

2 coureurs s’arrêtent, un des deux me donnent de la sporténine pour la crampe et je les laisse repartir qu’ils ne perdent pas trop de temps. Après des minutes de pause à me demander si je jette l’éponge ou non (à 400 m plus haut, 2 bénévoles au sommet « des gentianes »), je repars tant bien que mal. Il me reste encore 10 km avant Brameloup et je ne suis pas tout à fait à mi-parcours !!! On verra bien, tant pis je tente. Je sors les bâtons du coup, histoire de pouvoir m’y appuyer. L’orteil est très douloureux à chaque appui et le mollet ne l’est pas moins… 10 minutes pour faire 500m en descente lol la totale loose …… bref, c’est pas grave, c’est comme ça ! Plus de peur que de mal. J’enchaîne avec une nouvelle difficulté, 1.2k 156+, elle est pas mal non plus celle là lol. Mais ça se monte plus facilement. La grosse descente derrière est plus dure à négocier vu mon état. Au km 30.6 j’en finis avec les montagnes russes et c’est parti pour une longue ascension (8.7k 580+). Mais ça permet de soulager l’orteil puis la douleur au mollet se transforme petit à petit en « simple pointe » au fil des km. J’ai bien fait de repartir car avec l’adrénaline ça devrait le faire !

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Le coin est tout simplement splendide ! On passe à plusieurs reprises des ruisseaux où je profite à chaque fois pour boire, remplir les bidons, tremper les pieds pour refroidir l’orteil et asperger le buff. Les cascades sont toujours un petit moment privilégié pour nous, un régal de courir dans de telles conditions. La forêt nous offre tous ces trésors, que cela soir sous nos pieds avec ces terrains divers et variés ou pour nos yeux. Les km défilent, le moral est au plus haut ; je suis sur le retour, je fonce (….) sur Brameloup pour clore mon 2° tiers de course. Au km 37.4 on sort du bois et on se prend le soleil que l’on a eu tendance à oublier. Un petit effort et j’arrive au ravito où quelques spectateurs sont présents pour nous encourager et attendre surtout leurs proches. Je me fais pointer et bonne pause au ravito. Je blague avec les bénévoles, refais le plein, puis après 5 minutes, je reprends la grimpette. 3h19 pour faire cette partie. Le terrain est toujours dégagé car on continue sur la piste de ski, et après moins de 2km j’atteinds le sommet, point culminant du parcours (1369m) avec un beau point de vue. La descente qui suit n’est pas super agréable pour moi vis-à-vis de mon pied. Par endroit je dois même marcher pour éviter à nouveau des problèmes. L’appui n’est pas terrible, l’extrémité du pied tape sur la chaussure, j’ai connu plus agréable. Dommage car je ne peux récupérer un peu de temps du coup L. Puis nouvelle portion de montée. Une piste forestière « en activité », en pleine cagne. L’essence de pin inonde les lieux et c’est très agréable, même si l’air devient étouffant. 3.5km de montée et 190+ plus loin, j’en termine et je suis sorti de la forêt pour récupérer les alpages.

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Le sentier est bien sympa, toujours aussi excellement balisé. Il était impossible de se perdre ! Finies les montées, il me reste moins de 10km. Quelques faux-plats me rappelent qu’il faudra encore produire son effort. Je me mets à parler aux vaches car cela fait bien longtemps que je suis isolé. J’aperçois au loin un ou 2 coureurs et derrière moi idem. Nouveau passage, mais furtif, en forêt avec encouragement avec une cloche à vache d’une bénévole. On échange quelques mots mais je ne m’attarde pas. Retour définitif sur les alpages et quelques centaines de mètres plus loin, je récupère un chemin qui est la frontière Aveyron-Lozère, km 48.5, point d’eau avec bénévoles toujours aussi souriants !! 500m à suivre la « frontière » puis bifurque en pays lozérien. Si ma mémoire est bonne, je suis sur bitume pour rejoindre le hameau de Montorzier, km 50. Je négocie les descentes toujours calmement, impossible pour moi de dérouler et au km52 un coureur me rattrape lorsque je fais une halte au pied d’une petite bute, pour remplir les bidons et arroser la casquette au ruisseau de Place Naltes. Puis dans la montée je le rattrape et le laisse sur place car je peux encore courir sans problème. Je suis content de ce côté-là, car je ne suis pas fatigué malgré les 50 bornes passées.

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Les km défilent et se dresse devant moi la dernière difficulté. Le ruisseau de Sagne Nègre, qui se jette dans le petit lac de Souverols (et non St-Andéol comme j’ai pu indiquer dans la vidéo), en est le point de départ. Je bois un coup, trempe les pieds pour soulager la douleur et attaque la grimpette. Je dépasse 2 randonneurs puis quelques secondes après un autre coureur qui marche moins vite que moi. Les bâtons m’aident beaucoup et le fait de savoir la fin toute proche ça motive encore plus. Petite pause photo au sommet et un photographe me propose de me prendre en photo avec mon téléphone ! Super photo avec le lac en fond, merci beaucoup !! Petit passage en forêt, je fais toujours attention au pied car avec ce terrain c’est la misère pour les chevilles. Km 56, toujours pas de village en vue ….. je commence à pester mais pas le choix, faut avancer. Je fais donc ce 3° tronçon en 2h30 tout rond, 30 minutes de plus que prévu … Dur dur dans les descentes plus « raides », je continue à alterner marche et course pour soulager l’orteil. Km57, je croise des randonneurs, on s’approche enfin !!! Et 700m plus tard je peux enfin franchir la ligne d’arrivée !

57.67 km et 1929Md+ pour cette magnifique balade sur l’Aubrac ! Heureux d’en finir, je ne suis pas plus fatigué que ça (vu l’allure …..) mais soulagé car avec cet orteil HS cela devenait pénible. Passage sous la tente de la protection civile, verdict qui ne me surprend pas : quasi certitude d’une fracture. La radio Lundi confirmera : première phalange entièrement fracturée diagonalement. Du coup ce sera repos forcé encore une fois. Jérôme franchit la ligne un peu moins de 3h après, pas plus fatigué que ça. Sans entraînement c’est top ! Quelle performance ! Super week-end de passé avec mon GG et sa femme, et je vais plancher déjà sur le suivant J. Prochain RDV ….. éventuellement le 1er septembre sur le marathon de l’Ardèche.

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Marathon de la Drôme (26)

Posté par mescourses le 9 juin 2019

Saint-Paul-les-Romans, le 2 juin 2019

  • Marathon
  • Départ 8h

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Me revoici sur le type de course que j’affectionne de plus en plus, où je prends du plaisir du début à la fin : le marathon. Mon 2ème de l’année après celui de Cernay-la-ville en janvier (Bordeaux reporté en octobre). J’ai opté pour la Drôme pour 2 raisons : la proximité géographique et la date dans le calendrier. A 3 semaines de mon objectif Aubrac, idéal pour engranger un max de km et cela va aussi me permettre de me jauger physiquement sur un tout autre registre que mes trails précédents. Petit we avec ma meilleure amie et supportrice n°1, DIdine, à St-Paul-les-Romans. Cela sera ma toute première course dans le département. Prise de température samedi en fin de journée avec la récupération du dossard pour être tranquille le lendemain même si il ne devrait pas y avoir foule. Une centaine de participants l’année dernière sur la distance mythique, parfait pour conserver ce côté intimiste que j’affectionne. Le parcours semble sympa sur le papier. Le responsable de l’hôtel (ancien marathonien), lui par contre, n’y voit pas grand intérêt et me dit qu’il est très plat (80+ annoncés par l’organisation). Je ne m’arrête pas à ces dires et je me ferai ma propre idée.

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Autre première, ces 42k sont composés de 2 boucles identiques. J’espère que cela ne va être barbant. Puis j’ai décidé de ressortir la GoPro pour faire ensuite un petit montage, cela faisait bien longtemps donc je m’y remets. Ciel bleu, la chaleur est prévue pour cette fin de matinée, plus de 30°. Une bonne chose ce départ si tôt. Mais malgré les nombreux ravitos sur le parcours je préfère partir avec 2 bidons, juste au cas où. Allez, c’est l’heure, petit briefing sous l’arche, effectivement nous ne sommes pas nombreux. Les autres coureurs ont surement préférés le semi ou le 10k qui partiront plus tard. C’est parti pour une belle balade ! Départ du Parc St-Paul (centre commercial), quelques centaines de mètre à tourner dans son enceinte pour étirer le peloton puis on s’en éloigne. Zone artisanale pour commencer, bien sûr sans intérêt et petit à petit apparaissent les premiers champs de culture et autres vergers. Les bénévoles nous encouragent et affichent un large sourire, que du bonheur !

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Du fait du petit nombre composant le peloton, nous sommes déjà très étirés. Comme à mon habitude, je pars un poil plus vite que prévu, 12.5 de moyenne. J’ambitionne un « petit » 3h45 max car je ne suis là que pour faire 42k sans me blesser et surtout pouvoir enchaîner l’entraînement assez rapidement. Mais me connaissant …. Premier ravito, que je saute, inutile pour ma part pour l’instant, puis j’attaque la voie verte au-dessus de l’Isère. Belle petite descente où on a vite tendance à accélérer l’allure. Je me cale sur le coureur qui me précède, rythme de croisière. Je longe l’Isère, passage très sympa car on domine le fleuve et du coup on a une vue élargie du paysage. KM6 on en termine avec cette partie. Quelques zones ombragées nous offriront leur soutien pour le prochain passage quand le soleil sera plus haut dans le ciel. Derrière ça semble se rapprocher petit à petit puis au 10° km un petit groupe de 5 coureurs me passe dont la première féminine. Un peu trop rapide pour moi, déjà que je suis bien au dessus de mon allure cible.

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Les km défilent, et sans forcer j’ai pu rester juste derrière eux et même rentrer pour de bon. Le ravitaillement du 15° va faire éclater notre groupe. La féminine qui peinait depuis un certain temps est définitivement  lâchée après un arrêt plus long. Un coureur avait pris la poudre d’escampette peu de temps avant et de mon côté je prends un verre à la volée pour ne pas perdre mon rythme. Il n’y a plus de groupe. Nous sommes sur le retour, en plein cagnard. Pour l’instant ça va, il n’est pas encore 10h mais tout à l’heure cela sera surement une autre histoire. Nous sommes à 2, on papote 2’, puis passage au panneau des 40k !!!! mince ça sera pour après !! Bon … 19°k J. Je lâche petit à petit mon partenaire de fortune du moment. Je rentre dans la ville avec un nouveau ravito et même un tuyau pour nous arroser J. Ce coin est sympa, une zone résidentielle avec une bonne ambiance à ce ravito et quelques spectateurs. Puis je ressors pour regagner un dernier coin de campagne avec une autre belle ligne droite en pleine cagne. Virage à 90 et je comprends que l’on va revenir par l’arrière du centre commerciale. La voix du speaker résonne, et j’entends que je suis dans les 20 premiers, quelques encouragements et j’en termine avec cette première boucle. Didine est bien là pour m’encourager. Micro arrêt au ravito contrairement à 2 autres coureurs et je repars illico.

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J’ai des bonnes jambes et j’ai envie d’envoyer un peu plus, mais c’est encore tôt et j’essaie de rester dans l’objectif « sortie longue ». Connaissant donc le parcours, je vais pouvoir gérer comme il se doit. A défaut d’accélérer, je garde cette bonne allure de 12.4 et pour l’instant je n’ai nul besoin de forcer pour cela. Seule incertitude : la chaleur à venir. Après avoir récupérer un coureur et fait un petit bout de chemin avec , je profite du premier ravito avant la voie verte pour prendre le large. Plus grand monde en ligne de mire, un seul coureur (qui faisait parti d’ailleurs du groupe des 5 du km10). A chaque ravito je bois un verre et commence à m’arroser pour éviter toute surchauffe. Au jeu des « stops & go » je rattrape ce coureur et on est parti pour faire un bout de chemin ensemble, toujours plus agréable à 2 ! Les km défilent et au 35° on rattrape un coureur que j’avais vu dans les 5 premiers dans le 1er km. Il semble être dans le dur et arrivant à sa hauteur, il nous demande tant bien que mal et en hurlant presque (lol) notre catégorie ….. ok toi tu es à fond dans la compète même dans le rouge lol. Il s’avère, lui, être un V3 et sans rentrer dans les détails de ce court échange entre nous, on s’est regardé avec mon partenaire du moment et on en a …. Souri.

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Après cette petite récréation, on continue notre bonhomme de chemin. Au ravito suivant, préalablement je vide mes gourdes, une pour boire, l’autre pour m’asperger car la chaleur se fait bien sentir désormais.  Et cette fois-ci je m’arrête pour les remplir et être tranquille jusqu’à la fin. Du coup il me faudra quelques instants pour revenir à la hauteur du coureur, ne s’étant arrêté, lui, que brièvement. Je m’aperçois que je reviens sans forcer et du coup après quelques secondes à sa hauteur, je décide de partir. Allure identique depuis le début, cette fois-ci je force légèrement pour la maintenir. Je sais que c’est bien plat jusqu’à la fin et 2 coureurs qui marchent sont juste devant moi. C’est le moment où on « ramasse les morts » ! Passage dans la zone résidentielle où l’arrosage est encore meilleur qu’auparavant. Je déroule tranquillement jusqu’à la fin, le job est fait et je passe tout juste sous les 3h25. Je descends verre après verre, avec des liquides sucrés ; les pates de fruits tous les 10km m’ont tout juste maintenu. 13° au scratch, seulement sur 80, mais l’essentiel est fait, le chrono sans réellement forcer, du coup cela devrait être tout bon pour la récupe.

Image de prévisualisation YouTube

11° marathon de parcouru, pas le plus joli, mais c’était bien sympa, rien d’extraordinaire mais ça va. Je redoutais cette double boucle et finalement cela ne m’a pas dérangé. Un grand merci à ma Didine qui a une nouvelle fois poireauté tout ce temps J Quelques jours de récupe tout de même, on ne va pas risquer quoi que ce soit, et dès vendredi prochain dernière ligne droite pour la prépa de l’Aubrac.

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« Sur les pas de Gargantua » (48)

Posté par mescourses le 30 mai 2019

Les bondons, le 26 mai 2019

  • 21km
  • Départ 9h

 BONDONS

A 4 semaines de mon objectif, l’Aubrac circus, dernière compétition trail. Après le 27k 850+ de Pujaut de dimanche dernier, je me présente au petit hameau des Bondons en Lozère pour un 21km 925+ annoncés, « sur les pas de Gargantua », 1ère édition.  Idéal pour ma préparation, du court mais avec un dénivelé très intéressant. J’espère par contre que ce parcours ne sera pas trop technique car avec ma cheville (et toujours la crainte pour la hanche) en carton et à une semaine de mon marathon, ce n’est pas le moment de connaître un nouvel arrêt.  Au vu des photos et vidéos le concernant, je pense que je vais me régaler. C’est l’association de chasse Les Bondons qui l’organise afin de faire connaître leur région. Juste à la sortie de Florac en direction du Pont de Montvert, c’est vrai que c’est un coin où l’on n’irait pas forcément.  70 pré-inscrits + ceux du jour, on sera peut-être une centaine. Malgré le recul géographique, la nouveauté et la très bonne publicité sur les réseaux sociaux devraient en faire une réussite.

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Arrivé sur place, je suis immédiatement conquis par cet environnement verdoyant et très vallonné, voir même montagneux. La météo est avec nous même si il y aura probablement de grosses rafales de vent aux sommets. J’avais prévu la GoPro mais du coup avec ce vent, ça ne rendra pas à cause du son, du coup je laisse tomber. Je pars récupérer le dossard et la donation (buff de la région occitanie et t-shirt de l’épreuve), puis petit tour dans le hameau ; j’en profite pour récupérer l’affiche de l’évènement pour ma petite collection. 8h55, petit briefing d’avant-course : descente technique et montée glissante à cause de la pluie de ces derniers jours, les ravitos du parcours …. Bizarrement je me retrouve seul sous l’arche, aucun coureur ne s’avance lol. Le départ est lancé. Une bonne dizaine de coureurs me passent très rapidement. Un peu moins de 2km de bitume pour sortir du hameau, la première partie en faux-plat descendant puis une côte histoire d’en calmer certains. On quitte la petite route pour emprunter un sentier tout en continuant à « grimper ».

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Puis arrive le moment qui me préoccupait particulièrement : la longue descente pour atteindre le pied de l’ascension. En gros 350 négatifs en 3km. Le point positif est que le terrain n’est pas gras à cette altitude, il est bien exposé au soleil et au vent. Immédiatement je ne suis pas à l’aise, je crains pour ma cheville et les mauvais mouvements pour ma hanche. Beaucoup de coureurs me dépassent tout au long de ces kms. Je suis bien trop prudent sans doute mais peu m’importe, l’objectif premier est de ne pas me blesser. Le sentier est super sympa, quelques parties en devers, très roulant. Même si on descend, on garde une magnifique vision sur l’environnement.  Plus on se dirige au pied, plus la nature se transforme. Un petit passage en sous-bois, une portion bien raide mais heureusement très courte et indiquée par un bénévole, un passage légèrement boueux, tout est réuni pour donner un intérêt supplémentaire à cette descente. J’en termine enfin par une dernière portion peu évidente pour déboucher sur la route au niveau du pont de Briançon.

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10m de bitume et on rattrape un sentier en sous-bois, départ de la longue ascension. Je suis enfin dans mon élément, ou en tout cas bien plus à mon avantage. Je peux me mettre au travail et attaquer les 6.5km et 600+. Le terrain est très roulant, type chemin forestier, tout en gardant un côté intimiste et donnant l’impression que nous sommes parmi les premiers à le fouler. En tout cas, connaissant bien l’Aubrac, ce parcours est vraiment similaire à ce que je trouverai le 23 juin prochain pour mon objectif de l’année. Tout au long de la difficulté, je grappille des places au classement. J’ai  notamment repassé la 3° féminine vers le bas. J’échange quelques mots avec certains et continue de plus belle. Passage au hameau du Cros. Quelques personnes présentes, habitants aux fenêtres et bénévoles. Les locaux ne doivent pas avoir beaucoup l’habitude de voir passer des personnes lol. La grimpette continue, très régulière, qui me permet de garder une allure constante. On se rapproche du sommet et changement de paysage. On ressent le vent souffler de plus en plus fort. La végétation ne peut plus nous protéger.

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Les places sont figées, nous sommes un petit nombre répartis sur 200m. Proche du sommet, un petit monotrace un peu raide se franchit aisément grâce au vent dans le dos. L’impression d’avoir des ailes car cela souffle beaucoup, les rafales sont assez intense. Le petit souci est que l’on effectue un virage à 180° et du coup on se le prend en pleine face. Pas évident du coup !  Un long sentier avec une vue dégagée nous montre l’effort qu’il nous reste à fournir. Un peu plus tôt j’ai pu passer devant notamment la 2° féminine, et désormais nous sommes chacun à notre place. J’alterne marche et course pour souffler un peu depuis un certain temps. J’arrive enfin sur le plateau de la cham des Bondons où nous sommes censés enfin pouvoir diminuer nos efforts, mais les rafales sont tellement importantes que je suis obligé de forcer pour pouvoir courir. Nous avons passé les 1200m d’altitude. Je passe le ravito du sommet situé à côté de magnifiques menhirs ! Un moment très sympa et insolite pour ma part. Pour la petite anecdote, est recensé pas moins de 154 menhirs sur une zone de 10km²! C’est une des plus importantes concentrations de menhirs après le site de Carnac en Bretagne (plus de 3000 menhirs), le site d’Avenbury en Angleterre (près de 500 menhirs), le site de Paddaghju en Corse (258 menhirs) ou le site de Mid Clyth en Écosse avec 200 menhirs.

J’entame une bonne descente, cela va durer 10m environ et les cuisses vont bien la sentir. On croise alors ce qui sera une assez longue série de groupe de randonneurs. Eux aussi subissent ces rafales. La première partie se fait sur sentier type alpage puis on récupère le bitume. Je me fais vite dépasser par quelques coureurs, et pourtant je rame pas. Comme elle est relativement courte je ne perds pas trop de distance. Puis on récupère un sentier départ d’une nouvelle ascension. De suite je peux recoller au petit groupe, toujours mieux que d’être isolé. Je marche quasiment tout le long, de toute manière ça ne changerait pas grand chose, je préfère en profiter pour récupérer pour mieux finir par la suite. Près de 2km pour 130+. Puis au 15°km on en termine et désormais place à une bonne dose de relance sur ce plat, voir même faux-plat descendant. Cela me permet de refaire monter mon allure moyenne, et que ça fait du bien de courir! Nous sommes abrités du vent de ce versant là et au loin on aperçoit ce qui fait le charme de ce coin: le chemin très propre nous mène à grand pas vers l’un des 2 « seins » de calcaire des Bondons. Quelques bénévoles et une joueuse d’accordéon nous encouragent (merci à Michel Roche pour cette photo).

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Cerise sur le gâteau, je m’aperçois que l’on va devoir grimper sur cette butte! Rien de méchant bien sûr, mais vraiment sympa puis je vois qu’on en finit pas finalement :-) . Donc au km 17.4, nous quittons le chemin pour la gravir. Un tout petit monotrace nous montre la voie. 50+ et 600m plus loin nous retrouvons le chemin pour continuer notre retour. La descente fut peu évidente pour les chevilles. Un bénévole au sommet nous a mis là aussi en garde. En tout cas ce fut génial. Cette fois-ci c’est sûr je ne vais que descendre. Du coup j’augmente l’allure, déjà pour me faire plaisir puis si je peux gratter une place ou 2 :-) . Un coureur très grand avec une trèèèèèès longue foulée me passe et je décide alors de le suivre sur cette sorte de calade peu évidente à dévaler. La pente s’adoucit puis on retrouve la souplesse de « l’herbe à vache », je maintien mon allure et me met à la hauteur du coureur. On échange quelques mots, puis je passe devant. Je relance dès que je peux. Je me fait plaisir. 200m avant de franchir la ligne, je récupère le bitume pour en finir tranquillement.

2h10m mais quel régal ce parcours!! De toute beauté, j’en ais plein les yeux! Même si j’ai eu du mal quand même avec toute cette ascension, je n’en tire que du plaisir finalement! Je ne connaissais pas du tout le coin et je sais du coup que je vais y retourner !! Je ravitaille bien à l’arrivée puis sur la route du retour je m’arrête sur le bas côté prendre ces quelques photos du parcours :-)

Prochaine étape dimanche prochain, le marathon de la Drôme histoire de faire du volume et cette fois-ci, pas de dénivelé !! Je retourne sur le bitume que j’apprécie tout autant !

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Pujaut trail (30)

Posté par mescourses le 28 mai 2019

Pujaut, le 19 mai 2019

  • 27k
  • Départ 8h30

Nouvelle compète et une nouvelle sortie longue pour ma part au programme. Là, cela devient costaud, pas pour le kilométrage mais concernant le dénivelé. 800+ annoncés, et ça fait bien longtemps que je ne me les ais pas farcis ! Et pour rajouter à cette difficulté, ce parcours ne sera sûrement pas simple car en pleine garrigue. J’ai participé à une compète à côté, mais rien a voir avec aujourd’hui car il s’agissait du marathon des côtes du Rhône en octobre dernier. J’avoue que ce choix d’épreuve n’est peut-être pas très judicieux vis-à-vis de mes « soucis » physiques du moment mais je serai fixé définitivement sur ma forme. Ciel très couvert et moins d’une demi-heure avant le départ, il se met à pleuvoir. Rien d’important mais juste de quoi faire bien ch…. Et je me dis que ça va rendre le revêtement encore plus technique. Du coup je me demande ce que je fais là, mais bon, le plaisir aussi de découvrir une nouvelle épreuve. Nous sommes très peu nombreux, sûrement moins de 80. La météo, la difficulté et le fait qu’il y ait aussi un 13km doivent desservir ce long. Pas d’objectif, juste courir au feeling et on verra ce que ça donne. Et surtout faire attention dans les descentes pour la hanche et les chevilles.

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Notre petit nombre se place sur la ligne de départ et c’est parti pour un bon moment . Direction le Nord et le village, bitume pour commencer bien sûr. Un peu plus d’un km histoire de monter en température et ce n’est pas plus mal car cette pluie fine est très refroidissant e. On sort de la route et c’est parti pour la première montée, un bon petit mur de 800 km et 70+ . Ça passe sans problème (heureusement !!), un léger répit et j‘attaque la descente en sous-bois, un interminable pif-paf sans visibilité qui était un de mes points forts fut un temps. Mais là je descends avec prudence car ces changements de direction ne sont pas top pour la hanche. En tout cas le cadre est top. Je suis quand même content que ça se termine pour soulager la hanche et en plus on regrimpe de suite. J’y vais tranquille à mon rythme, un poil moins long et haut. Au sommet je relance mais assez rapidement, la descente arrive. Encore plus longue et toujours aussi pénible pour moi. Si cela fait comme ça tout au long de ces 27km, je vais en baver !

La 3° côte est là, un bon 100+ pour engranger le dénivelé. J’alterne marche et course. La course est encore longue. Une fois en haut, j’attaque une bonne partie vallonnée, des petits coups-de-cul suivis de relances. Plutôt roulant depuis le départ, ma moyenne est très bonne, 11.5 à l’heure. Au 10°k on passe au loin de Sauveterre (arrivée du semi des côtes du Rhône), et la hanche commence à se faire sentir. J’arrive au pied de la 4° montée et là je commence à avoir une défaillance physique, les jambes fatigue à mi-course. D’ailleurs, manque d’attention, je tire tout droit à un embranchement mais heureusement un coureur était juste derrière moi et m’avertit aussitôt. Retour sur mes pas et grimpette immédiate ! Je monte tant bien que mal, je sais que je ne suis pas dans un super jour mais ce n’est pas grave je ne suis pas là pour le classement. Faut juste que j’engrange les km et D+. Je fais le dos rond et continue à encaisser les montées-descentes.

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Passé cette mi-course, mon allure diminue à vue-d’œil, le parcours se pimente. Mes Mizuno Kien 4 sont trop « légères » sur ce type de parcours. Trop caillouteux pour elles, je galère souvent par manque d’accroche, ça aide pas. Mentalement je me fixe des objectifs : atteindre tous les 7km. Je vais donc chercher le « semi ». Un long faux-plat me paraissant interminable, je pense du 17 au 18° mais sans certitude, un monotrace se faisant en fond de vallée style lit de rivière asséché. Avec ces caillasses je ne peux prendre d’allure régulière et j’alterne marche-course. Enfin sortie de là, 20m de route pour aller chercher un autre sentier. Pas beaucoup de passage sur route, c’est vraiment un trail de chez trail. Le peu de bitume me permet de dérouler et de pouvoir récupérer du terrain sur mes prédécesseurs. J’en perds tellement dans les sentiers….. J’atteins ce 21°km et du coup ça me rebooste car plus que 6km et j’en terminerai. Pour m’aider, nous sommes 3 sur une partie vallonnée où je peux dérouler un petit peu plus et prendre le relais. Grosse satisfaction quand je vois que malgré la fatigue dans les montées, je peux relancer sans problème. J’attaque la descente et quelques secondes après je me tords la cheville. Décidément elles ne me laissent pas beaucoup de répit ! Du grand classique, je sais que ça ira mais faudra attendre quelques centaines de mètres. Descendre à cloche-pieds, y a plus simple.

Le premier coureur s’arrête à ma hauteur, on échange un peu et lui dis qu’il peut y aller, que ça ira pour moi. Une tape dans le dos en le remerciant et il file. Idem pour le 2°. Je prie pour que la descente ne dure pas une plombe. Quelques minutes plus tard j’arrive à poser le pied tant bien que mal. Une fois en bas, ça va mieux et heureusement pour moi il s’agit d’une longue partie de plat sur terrain souple et très roulant. Je peux dérouler comme si de rien n’était. Je passe le km 23. Je reviens facilement sur le 2° coureur. D’ailleurs, pour la petite anecdote, il y a quelques km, nous avons été pointé 16, 17 et 18°. Puis soudain le chemin tire sur la gauche et mise à part une « falaise », je ne vois rien d’autre ! « Faut vraiment monter là ?? » bon ….. ben oui pas le choix. Un pierrier de premier choix se dresse devant moi ! L’idéal pour ma cheville. Je suis quasiment à l’arrêt pour gravir cet obstacle. Une vraie galère ! 24’ au kilo c’est bon comme allure ??? lol Il est quand même bien raide puis avec ces pierres qui roulent sous les godasses…

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Du coup le coureur me repasse et j’essaie d’emboîter le pas pour m’aider. 2 bénévoles sur le bord nous encouragent et j’en profite pour prendre une bouteille qu’il me tend. De l’eau fraîche fait du bien. 140+ et 700m plus tard enfin au sommet, un plat descendant roulant permet de relancer la machine pour se dégourdir les jambes suite à l’ascension. Je me dis qu’il faudra bien descendre ce que l’on vient de monter….. si c’est technique ….. J’ai repassé le coureur et je descends en faisant très attention. Au km 25.5, croisement du parcours (22°km), plus que 2km et la descente se fait toujours en douceur, tan mieux pour moi ! Je sors de la « montagne » pour déboucher sur un champ à l’entrée du village côté arrivée. Enfin !!!! Pour le plaisir, ils nous font faire un tour de terrain de foot histoire de faire 600m mais qui ne servent vraiment à rien. En tout cas, j’en termine en 2h47 (17° sur 67), bien fatigué mais content que physiquement j’ai tenu. Petit interview par René Reboul sur le vif et direction le ravito pour me recharger en énergie : charcuterie, taboulé, lentilles, fromage, banane … tout y passe !!

Je ne me fait pas trop de souci pour la cheville mais dimanche prochain j’ai à nouveau un trail. Un 21k 925+ en Lozère …. Aujourd’hui ce fut 850+. Les grosses échéances s’enchaînent : Trail de Pujaut 27K 850+ – Trail des Bondons 21k 925+ – Marathon de la Drôme. La préparation de l’Aubrac se poursuit.

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Les traces de Deaux (30)

Posté par mescourses le 14 mai 2019

Deaux, le 5 mai 2019

  • 15km
  • Départ 10h

4 jours après mon trail de Baurech, je me réaligne sur une course, le 15km des traces de Deaux. Cela va me permettre de voir si je peux enchaîner de « telles » distances sans souci. Il s’agit de la 20° édition cette année, et elle a encore plus de saveur quand il s’agit de la dernière ! Donc 2 fois plus de raison de ne pas la louper. J’y ais participer une seule fois, c’était en 2017. Parcours sans difficulté, dans le même style que celle de Ners, mais avec plus de portions type « chemins ».  Beaucoup plus de participants du fait de l’évènement spécial, un sacré bordel pour retirer le dossard dans cette petite salle! Tant est si bien que le départ est différé de 10 minutes. Heureusement que je m’étais inscrit à l’avance …. Le vent souffle très fort, des rafales à 80km/h. Je m’échauffe un petit peu histoire de tuer le temps. Je me place alors sur la ligne de départ et j’y retrouve avec plaisir Lionel, qui est aligné sur le 7k.

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Les 2 courses s’élancent donc en même temps. Les 2 premiers km s’effectuent en descente. Je suis vite aspiré par l’allure, mais en peloton, je fais gaffe où je mets les pieds car un « accident » est vite arrivé dans ces conditions. Début route, on a vitre pris un chemin, propre dans l’ensemble mais de nombreuses caillasses tout de même. On arrive au km 3 où les 2 parcours bifurquent, ça permet d’écrémer un peu tout ce petit monde. Finie la descente, la tendance s’inverse et on part direction le village de Monteils et sa côte, seule difficulté (relative) du tracé. Je continue sur ma lancée de ces dernières semaines, je maintien une allure certaine dans cette bosse. Sur le profil, la montée se fait sur 1300m (où on récupère le bitume) pour 66+, avec le final où le pourcentage est le plus élevé. Rien de méchant donc, mais cela me permet de remonter plusieurs coureurs. Une fois passée, 1 petit km de descente, je ne veux pas allonger la foulée pour essayer de raccrocher un petit groupe devant, par crainte pour ma hanche. Je déroule tranquillement.

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Une petite bosse pour gratter des mètres de retard, puis longue longue descente et faux-plat. On passe au circuit de rallye de Monteils, bien connu des pilotes avant l’apparition du pôle mécanique sur Alès. Au km 8, ravito et on quitte le bitume pour prendre un chemin entre les champs. Un petit faux-plat au 10° permet de casser la monotonie de l’allure. J’aime bien courir dans ce type d’environnement. C’est plat sans l’être du début à la fin, puis on alterne champs et forêts. Arrivé au km 11.5 à nouveau la tendance s’inverse, on remonte un petit moment avant de basculer sur l’arrivée. 2.5K pour 50+ ….. oui c’est pas grand-chose c’est clair mais sur le profil on dirait pas lol. On récupère le bitume à la fin du 12°k pour rentrer dans le village, puis à nouveau un chemin type monotrace légèrement en sous-bois on va dire. J’en profite pour bien appuyer. Sur ces km j’ai récupéré une féminine que j’avais en ligne de mire depuis Monteils. Je la dépose grâce à ce profil, puis sur ce monotrace, une autre féminine et même sanction. Je vois Lionel qui prend des photos, sympaaaaa J. Un poil plus loin, Françoise Dumas (qui finira 2°F) à la sortie du sentier. Sur ce type de course et en mode trankilou, je finis toujours avec elle (Ribaute, Ners et aujourd’hui). Je l’informe de son avance sur ses poursuivantes, je l’abrite du vent et je la laisse passer juste avant la ligne d’arrivée pour qu’elle soit annoncée et congratulée comme il se doit. Elle me remerciera à plusieurs reprises.

traces de Deaux

J’en ai donc terminé, tout va bien, pas de gêne plus que d’habitude. Une bonne séance pour engranger 15k. We prochain, pas de compète car rien d’intéressant à proximité. RDV le 19 pour le 27k du Pujaut trail.

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Trail de Baurech (33)

Posté par mescourses le 11 mai 2019

Baurech, le 1er mai

  • 26 km
  • Départ 9h30

Je profite habituellement de mes vacances pour aller participer à une course dans une autre région. Et celles-ci ne dérogent pas à la règle. Direction la famille en Gironde. L’année dernière j’avais effectué les 21k de St-Selves et cette année je devais faire le marathon de Bordeaux. Ce dernier étant déplacé fin octobre je me suis rabattu sur le trail de Baurech du 1er mai. Je ne me suis décidé seulement il n’y a que quelques jours sur la distance : 15 ou 26k. Les 15 de Ners et les séances qui ont suivi m’ont donné les feux verts pour la longue distance. Ce sera une nouvelle fois un excellent révélateur pour la suite. Marcheurs, Run&Bike, 8, 15 et 26k, il y aura du monde sur ce RDV. Le long est inscrit au challenge départemental des trails. Concernant la météo, mitigée les premiers jours et pour le jour J elle décide de nous offrir un magnifique soleil et une température plus que printanière. On sort le débardeur ! Annoncé 26k 550+ avec 6 ravitos, je pars sans bidon.

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Je ne m’échauffe pas, je me prépare tranquillement puis je me place sur la ligne de départ. Le 8km et le run&bike vont partir simultanément puis ça sera notre tour accompagné du 15k 10’ après. 9h30, place « aux grands ». Nous ne connaissons pas le tracé au vu de plusieurs passages dans des propriétés privés donc je préfère me placer dans les premières lignes histoire de ne pas être pris dans d’éventuels embouteillages un peu plus loin, par contre attention de ne pas trop m’emballer. Je vise 2h30 donc une allure assez basse, l’objectif étant d’engranger les km. 9h30 c’est à nous ! 200m sur l’avenue principale puis on bifurque sur la droite afin de partir sur ce qui sera une boucle de 4km histoire d’étirer tout ça. On se retrouve tout d’abord en sous-bois, chemin propre mais avec tout e monde, faut vraiment faire attention où on met les pieds car il y a toujours une ornière ou racine qui vient gêner. Comme à Ners je prends une allure de 4’50 au kilo. Ralentissement en sortie de forêt sur un single en épingle avec passage sur un monticule pour aller gambader le long de champs. Voilà pourquoi je suis parti plus vite, pour éviter ce genre de tracas. (Photo de Nathalie Wurry). En plein soleil, on sent déjà que ça tape.

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Au 4°km (premier ravito), on retourne dans le village et on se prend la première côte de la journée. On est sur bitume et ça me permet de grimper d’un bon rythme et de doubler bon nombre de coureurs. Après ces km de plat, ça fait un sacré changement d’un seul coup, on passe d’un niveau en dessous de la mer à 80+ ! On a donc pris de la hauteur et c’est parti pour une bonne balade bucolique. Ce n’est plus vraiment plat, on alterne montée – descente et faux-plat. Et durant 3 bons quart d’heure, je ne vais faire que monter et descendre sans vraiment de répit. De belles côtes. On est vite rentrer dans les vignes, un paysage très vallonné qui est fort sympathique et surtout qui me change des Cévennes ou des vignes de la campagne alésienne ! Au 6°km, bifurcation entre le 26 et le 15km. De nombreux ravitos sur le parcours, je zappe les 2 premiers (4 et 8°km de mémoire) et prendrai le suivant. Ca permet de prendre mes distances avec des coureurs de même rythme. Même si je ne vise pas de classement particulier, je reste un compétiteur et je joue sur une allure régulière du début à la fin et de la baisse probable d’autres coureurs pour faire ma place.

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Au km12 passage au pied du premier château du parcours (on est passé au km10.5 à proximité du château Sentout), un joli  petit domaine bien sûr. Toujours un bon rythme et je continue à grappiller quelques places ici et là. J’appuie dans chaque montée ou je suis plus facile, tranquille dans les descentes pour faire gaffe aux chevilles principalement car dans ces champs ou vignes, il serait facile de se faire mal ! Les km défilent et au 15° on traverse sur une centaine de mètre ce qui semble être une propriété privée, une très jolie parcelle en sous-bois, un vrai régal. Physiquement ça va, rien ne m’empêche de garder cette allure. A plusieurs reprises on traverse un petit ruisseau et ces passages nous laisse entrevoir un paysage dont je n’aurai soupçonné l’existence dans ce coin là : sous-bois très humide et boueux, avec passage à la corde pour nous aider dans ces crevasses. Autre domaine que l’on contourne, au km 17 environ, belle propriété encore une fois.  Au 18° je sens que tout va bien et je me dis qu’il ne reste que 8 km puis faudra bien redescendre « au niveau de la mer » donc je décide d’y aller, d’appuyer un peu plus. Ca me permet aussi de voir si physiquement je peux envoyer un peu.

Visite en courant du sous-sol et tous ces fûts d’un domaine. Merci beaucoup de nous ouvrir vos portes car cela rend encore plus intéressant et attrayant une telle épreuve.

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Km 21.5 et 22.5 à nouveau 2 passages dans le ruisseau et toujours cette même difficulté à les franchir, qui plus est, une fois passé on se tape un mur où je sens que les muscles ont bien bossé. Dans un de ces creux je doublerai une joëlette ! Les pauvres ils galèrent un max à le franchir et ont la gentillesse de nous laisser passer. Des encouragements  forts et sincères pour les motiver encore plus et les remercier pour cette mission qu’ils accomplissent ! Respect. Cette fin de parcours est en partie plongée en forêt et c’est vraiment génial. Je craignais ne voir que des champs et des vignes mais là j’avoue que je suis un peu bluffé et ravi au plus haut point. Ces coups de cul sont passés et je pensais que j’en aurai fini, mais non ! Une bonne côte finale m’attend au 23°k, elle fait mal mais j’avance et c’est bien là le principal. Je finis ce tracé avec forcément la descente qui suit jusqu’à l’arrivée. La famille se trouve sur les derniers centaines de mètres,  mais pris dans mon truc je ne les entends pas malheureusement, dégoûté pour eux :-(

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J’en termine donc en 2h15m22s, un quart d’heure de moins que prévu, pour une allure de 11.5 de moyenne. 31° au général sur 382, satisfaction supplémentaire. Mais l’essentiel est que tout va bien physiquement même si j’ai toujours cette pointe à la fesse. 4 jours de repos (car je ne veux pas m’enflammer) et je remets ça dimanche de retour à la maison, pour la 20° et dernière édition des traces de Deaux, un 15k 200+ sur route.

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La calade nersoise (30)

Posté par mescourses le 30 avril 2019

Ners, le 20 avril 2019

  • 15k
  • Départ 15h

2 mois après ma dernière course (Duo de Mauguio) qui a entraîné ma blessure, me revoilà sur les sentiers avec un dossard. 15 séances de kiné auront, il semblerait, suffi à me rétablir. J’ai repris la CAP depuis le début du mois à petites doses. 15j à 2 sorties (max 10k) puis cette 3° semaine à 2 sorties de 11k et comme cela semble aller, je me tente une 3° et je monte en km avec ce 15 de Ners. Question dénivelé, ce n’est pas terrible bien sûr. Je préfère me relancer tranquillement avant d’en rebouffer le mois prochain. L’objectif est toujours les 56k de l’Aubrac circus et ça se rapproche de plus en plus !! En attendant, je me suis décidé à participer à cette calade locale car ce 15k pour 450+ annoncés me paraît parfait pour me tester à plus long et plus dur. Puis je n’ai jamais eu l’occasion de la faire, donc une raison de plus.

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Départ retardé de 10’, histoire de voir partir le 7k. Pas d’échauffement pour ma part, je pars pour 1h30 soit 10km/h, je ferai mieux suivant le ressenti. Magnifique soleil en cette après-midi et une belle petite chaleur s’installe. Placé en queue de peloton, je me lance avec ce petit comité (moins de 100). J’évite déjà de me faire emporter par l’allure de départ qui est toujours bien élevée. Je me cale à 12 km/h sans avoir l’impression de forcer. Un peu moins de 2km de plat pour étirer les coureurs autour du village, puis direction le centre pour « gravir » LA calade, 30+ sur 200m. Je maintien une bonne allure pour grimper et remonte pas mal de places où déjà ça marche – c’est pour dire que je suis parti du fin fond. Mais c’est vrai que ce petit mur n’est pas facile. Surpris d’avoir si bien monté, je garde mon allure et décide de voir ce que ça donnera au fil du temps. Un peu de répit puis ça « regrimpe » pour 40+, mais plus long cette fois-ci donc ça passe sans souci.

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Maintenant je peux souffler car on va descendre, du coup j’en profite pour récupérer et je ne m’emballe pas pour éviter de réveiller ma blessure à la hanche. Je ne peux pas allonger la foulée sans avoir mal donc faut que je fasse attention. Les places sont figées, même à ce niveau du peloton. Je ne sais pas vraiment où je me situe mais ce n’est pas bien grave, je ne suis pas là pour ça. Nous sommes quelques coureurs 6 ou 7, répartis sur quelques centaines de mètres. On se trouve au pied d’une belle côte. Je garde une nouvelle fois une bonne allure et force même pour grimper. Bien plus facile que mes compagnons du moment, je mets les voiles. La montée est plus longue que les précédentes et bien pentue, qui plus-est, sur chemin par moment « accidenté ». Pas de douleur même en forçant, donc une bonne nouvelle. J’ai passé un autre petit groupe de coureurs avant de basculer. Toujours le pied sur le frein dans les descentes, je maintien mon 4’58 » au kilo de moyenne.

NERS2
Passé la mi-parcours, la suite est toujours du même style, vallonné, principalement sur bitume, mais jamais ennuyeux. Très joli passage vers le km8.3 avec vue sur le village de Vézénobres avec les vignes et vergers en premier plan. Très plaisant ! Les km défilent et de retour vers le village, je me pose la question du dénivelé : 450 ???? on en est bien loin, où c’est qu’ils sont allés chercher ce chiffre ??? Dommage car j’aurai bien voulu me tester sur plus de D+ avec cette petite distance. La fin du parcours est quasi plate, une bonne opportunité pour moi afin de maintenir une allure de départ après quasi 10K dans les jambes. Je rattrape des marcheurs partis avant nous. On échange quelques secondes, un petit plaisir qui est bon de profiter car nous partageons la même passion !!

Tracé

 

On repasse à proximité du départ avant de repartir faire une petite boucle de 5km. Je rentre dans le dernier km – la flamme rouge – sur sentier pour finir et longe le gardon dans la zone du pont de Ners que nous autres locaux connaissons au moins de nom et y sommes passés en voiture. Le cadre est bien sympa et cette autre vision du coin est très agréable ! Je me fais un petit plaisir en dépassant un dernier coureur même si cela ne sert strictement à rien, je vous l’accorde ! Je rentre sur la zone d’arrivée et j’en finis ! Beaucoup de personnes sur l’arche d’arrivée, ça m’a marqué de suite, pour le peu de coureurs sur ces 2 parcours ! Je franchis la ligne très satisfait de ma course, de ma forme physique tout au long de ces 15km. De bons augures pour la suite, mais attention de ne pas griller les étapes ! Du coup je me lance sur le 26k du trail de Baurech en Gironde pour le 1er mai. Un révélateur d’une autre dimension, idéal pour monter les échelons petit à petit !

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Duo des cabanes de l’or (34)

Posté par mescourses le 27 février 2019

Mauguio, le 10 février 2019

  • 14.15km en duo et en contre-la-montre

2ème course de l’année pour ma part après mon marathon de Cernay en janvier, et l’occasion de découvrir une nouvelle course. Un 14k plat histoire de faire de la vitesse avant le trail de Nîmes. Le gros plus qui sort de l’ordinaire c’est que cette course s’effectue en duo et en contre-la-montre. Jai prévu d’y participer depuis un bon moment et j’ai pensé immédiatement à mon ami Lionel ! On ne s’est pas vu depuis un moment alors cela fait super plaisir ! J’ai une gêne à la hanche depuis ma sortie longue avec escaliers mais cela ne m’empêche pas de courir alors on verra bien avec cette séance spécifique. Lors de l’inscription, j’ai indiqué que nous pensions mettre 55’, un peu prétentieux lol et du coup nous partons en avant-dernière position !!! L’avantage est que nous serons vite sans pression dès lors que le couple suivant nous aura dépassé (un des favoris). Je retrouve Lionel à Sommières et nous arrivons ensemble à Mauguio une petite heure avant le départ (les premiers concurrents sont déjà partis). 40’ d’échauffement comme à la bonne époque et nous sommes prêts à en découdre.

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10h36, c’est notre tour. On se lance sur le parcours. Pas vraiment de tactique, seulement courir le plus vite possible . Etant légèrement plus rapide que Lionel, je le laisse aller à son allure. Les 2 premiers km nous sommes sur du 15km/h. Nous avons tenu 1k avant de se faire dépasser, du coup nous n’avons plus à regarder derrière nous et nous ne ferons que dépasser, toujours bon pour le moral ! Au 2ème km nous atteignions les bords de l’étang de l’or sur le sentier de découverte. Nous croisons des duos dont beaucoup sont déguisés, génial çà voir, et certains ont dû faire de creuser la tête pour innover !! Au fil des km nous baissons légèrement de rythme mais nous sommes pas mal du tout ! On commence les dépassements. Au 3°km on se fait stopper par un duo lors de la traversée du pont qui enjambe un petit canal. Quelques marches pour monter puis on bascule de l’autre côte et c’est reparti !! On retourne sur nos pas et au 5°km on bifurque pour rester sur ce sentier de découverte. 4 ravitos sur le parcours, huîtres, vin blanc, grillades, ….. c’est con d’être venu pour jouer le classement et de ne pas en profiter !!

tracé

Le coin est sympa pour balader, avec le soleil cela doit être vraiment agréable. Nous avons droit aujourd’hui à la grisaille mais au moins nous évitons les gouttes. Nous contournons la baie de la Capoulière, pour aller faire une boucle en passant par les cabanes des pointes. Nous avons passé la mi-parcours, ma hanche me gêne de plus en plus et je peux même dire qu’elle est douloureuse. Pas bon du tout, mais ça tient et on verra bien après. Lionel garde son rythme, belle allure depuis le début c’est top. Je serre les dents par moments. Passé le 11ème nous retournons dans les terres, direction la ville. On longe le ruisseau de la Capoulière sur plus d’1km pour aboutir dans un parc pour le dernier km, et on franchit la ligne d’arrivée. On passe sous l’heure comme voulu. On attendra quelques minutes pour le classement, et voir qu’on finira 10° au général et 5° Hommes. Super résultats et une bonne séance de vitesse que l’on avait plus trop l’habitude de faire ! Désormais repos pour ma part car je pense que demain je vais le sentir passer à la hanche !!

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1er défi de France (78)

Posté par mescourses le 13 janvier 2019

Cernay la ville, le 6 janvier 2019

  • Marathon, 323m D+
  • Départ 8h45

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Nouvelle année, premier week-end et premier rendez-vous running très intéressant. Direction les Yvelines pour participe au 1er défi de France, à Cernay la Ville dans la vallée de la chevreuse. Un marathon vallonné avec plus de 300+ annoncés, ce sera donc un très bon test pour savoir si je peux toujours passer sous les 3h30 sans forcer et sans entraînement spécifique. Le but étant toujours de pouvoir recourir dans la semaine post compète. Plusieurs objectifs cette année dont principalement parcourir plus de km avec comme ambition franchir la barre mythique des 100km en 2020. En attendant petit séjour en région parisienne. Hôtel à quelques km du départ pour la facilité, mais avec un gps qui tombe en rade cela rajoute du piment et voulant arriver à 20’ max du départ, on se retrouve plus qu’à la bourre. S’ajoute la difficulté de se garer (1000 coureurs attendus sur les différentes épreuves au programme), donc ce qui devait arriver, arriva : garé à 8h40, je balance ma clé à mon amie venu profiter (et subir lol) de ces moments mémoriaux. Après un sprint qui finalement me servira d’échauffement, je brûle la politesse à tous les coureurs du semi venus retirer leur dossard et récupérer le mien. Le point positif c’est que le lot offert est un coupe vent et non une bouteille, car sorti à l’arrache du gymnase j’entends le décompte du départ, le temps de glisser le haut sous mes couches et je me lance à la poursuite du peloton.

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Accroché un dossard en courant ….. c’est une nouvelle expérience. Tout remis en ordre, je remonte le peloton dopé par l’adrénaline. Pourtant je ne suis pas là pour un chrono mais tout se bordel m’a chargé à bloc en énergie. Moins d’un km pour sortir du village et nous sommes plongé en pleine campagne. Le cadre est très sympa, je n’ai entendu que du bien de cette vallée alors je vais essayer d’en profiter un max lors de cette balade buccolique. En quelques km j’ai pu prendre ma place dans le peloton, je trouve que l’allure est bien élevée. Je tourne à 4’40 au kilo ce qui est pas mal je trouve, trop vite en songeant à ma ligne de conduite prévue mais les jambes semblent être là donc on verra bien. Km 5 passage au hameau des Bordes, vraiment très joli avec ce qui semble être un petit château en bordure de route et ses fermes en pierres apparentes. Sortis de ce lieu, nous nous enfonçons dans la campagne, et sur le bord je remarque un panneau affichant « marathon 21k ». Donc on repassera par là. N’ayant pas regardé ni le tracé ni le profil, je suis vraiment en touriste aujourd’hui.

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Dans un faux-plat descendant, un coureur en fauteuil roulant me dépasse, respect car un parcours vallonné comme celui-ci ne sera pas une mince affaire dans ces conditions. Immédiatement s’enchaîne une petite « côte » où l’on repasse ce participant. Les km s’enchaînent dans la campagne. Ce tracé me fait beaucoup pensé à celui du Lubéron. Les places sont plus ou moins figées, chacun semble avoir trouvé son allure. La différence se fera peut-être une fois passé le 30°km où la fatigue pourra se faire sentir. J’ai ralenti légèrement le rythme, je suis descendu à 4’45 au kilo, soit 10 seconde au km de moins que la limite que je m’impose. En remontant sur un faux-plat vers un petit hameau, je vois des coureurs venant de la gauche. Il s’agit du fond du peloton du 10km parti 1h après nous. Ce petit bourg est en fait celui du début de notre parcours (5°k), nous partons donc pour une 2° boucle avec ce passage au semi et sa petite pancarte en bord de route. Du coup je connais le tracé. Mise à part le 1er ravito que j’ai zappé, je profite de chacun d’eux afin de boire un coup et surtout de manger quelques morceaux de banane histoire d’avoir quelque chose dans le ventre, car parti à la bourre, je n’ai pas eu le temps de préparer mes ravitos perso. 3h30 à courir, je ne vais pas risquer l’hypoglycémie ou autre défaillance.

Tout va bien pour ma part et je peux continuer mon petit bonhomme de chemin. Un peu plus loin nous repassons dans le village des Carneaux où étonnement je croise un coureur en sens inverse….. nous étions partis à droite mais cette fois-ci, une bénévole nous annonce que nous partons pour une petite boucle de 4km. Ceci explique cela. Encore du vallonné au programme, et un petit passage sur un chemin dans un cadre magnifique, champêtre avec le petit ruisseau pour la photo. J’ai rattrapé un petit groupe de 3 coureurs dans cette partie et je passe devant sans avoir besoin de forcer. On en finit avec cette boucle et en repassant au croisement, j’aperçois un coureur non (mal ?) voyant !!!! Pour l’anecdote, il s’agit de Clément Gass,  recordman du monde pour déficient visuel en autonomie de la distance et qui va aujourd’hui battre son propre record en 4h04 ! Epoustouflant ! Quelle force de caractère et de volonté pour établir de telles prouesses ! Nous sommes désormais au km 29 et nous repartons pour ce qui sera le plus dur de ce parcours à mon sens. De bon gros faux-plat bien longs pour certains d’entre-eux où je ressentirais leurs effets sur mon allure. Je baisse même parfois à 5’45 au kilo. J’ai de l’avance donc pas de souci. Je passe 3 coureurs sur ces parties. Au sommet d’une belle côte, je m’arrête au ravito, celui du 30°k, j’en profite bien d’ailleurs et regonflé à bloc pour la dernière heure.

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J’ai passé le 35°km, plus qu’à rentré tranquillement. Un peu plus loin je retrouve un semblant de plat, l’arrivée se rapproche avec au loin le complexe sportif. Les jambes sont là, sur le plat je peux retrouver l’allure de départ, mais inutile de d’enflammer, aucun intérêt. Les premières foulées en ville et dernier km. J’en termine tranquillement, 3h34m44s, à 1’ de mon meilleur chrono obtenu à Albi. Parcours pas évident du tout, pas beaucoup de répit mais cette diversité le rend très intéressant. On a eut le temps presque idéal pour la région, la meilleure météo qu’ils ont eu depuis le début de ce RDV ! En courant il faisait presque bon, mais une fois arrivée, la chaleur du gymnase est salutaire ! Je retrouve mon amie qui a eu la patience de m’attendre 3h30 et me prendre en photo à l’arrivée J. Pour repartir à la voiture c’est une autre histoire, les ligaments (ou tendons) refroidis au niveau de l’aine droite m’infligent une belle petite douleur à la marche et c’est un calvaire à chaque pas. Puis transi de froid sur la sueur cela n’arrange rien. Heureusement notre salut viendra d’une bénévole me voyant ainsi, nous proposa de nous remmener à la voiture (car comme mentionné au début, nous sommes garés à perpette). MERCIIIII !! Pour le résultat, je verrai le lendemain que je fais 39° au scratch sur 300. Impressionnant le niveau des coureurs car avec un tel chrono sur un tracé comme celui-ci et avec le peu de coureurs, je pensais être dans les 25 au minimum. Mon prochain RDV devrait être le duo de Mauguio (14k) avec mon ami Lionel dans un mois. Place à la préparation du 30km du Nîmes Urban Trail (17/02).

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