Trail des amazones (30)

Posté par mescourses le 1 mars 2020

Saint-Jean du Pin, le 23 février 2020

  • 18km, départ 9h30

Une semaine après mon 30 de Nîmes, je me présente à St-Jean du pin pour faire le 18m 700+ du trail des amazones. Aucune surprise prévue car il s’agit de mon terrain d’entraînement et j’espère pouvoir découvrir quelques portions inédites. En semaine de repos dans mon programme pour la Veni Vici, je viens sans ambition, juste refaire du dénivelé sur une courte distance et finir sans blessure. Ils annoncent un temps magnifique mais au point de départ le soleil tarde à se pointer. Du coup je garde encore la tenue d’hiver. Dossard récupéré, un petit échauffement et je me place sous l’arche. A ma grande satisfaction je fais la connaissance de Bruno, un autre membre de Raidlight, qui a quitté ses bouches – du Rhône pour découvrir le coin !

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Bien placé au départ, je pars avec un bon rythme pour éviter un éventuel bouchon selon les ruelles où ils nous feraient passer. Ca part très vite et je me retrouve rapidement loin du haut du peloton. Peu importe, je prends de suite mon rythme prévu. Première « difficulté » si on puisse dire, la montée de la route d’Auzas. Je connais donc par cœur, je sais où limiter mes efforts d’entrée. A mi parcours on bifurque sur le DFCI puis un monotrace accidenté pour redescendre récupérer le lit de la rivière. Je me fais vite doubler par quelques coureurs car je lève le pied pour mes chevilles. Une fois en bas, j’attaque une partie vallonnée pour remonter dans la forêt derrière l’Ermitage. Je suis plus  l’aise en montée et désormais on ne va faire principalement que ça sur 6k pour atteindre les tables d’orientation. Monotrace jusqu’à la croix de Sauvage, passage devant le « château » puis 1.5k de plat sur le DFCI pour atteindre la barrière d’Auzas. J’y arrive avec un groupe de 3 coureurs, mais du monde devant et surement derrière nous.

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Je suis pointé 27ème (140 inscrits) avant d’attaquer l’ascension jusqu’aux tables. Une centaine de mètre sur le DFCI puis on bifurque sur la draille assez technique. Partie de trail géniale que je fais souvent dans mes plans de prépa pour le fractionné en côte. Je prends mes distances assez facilement sur mes compagnons du moment. J’ai le lièvre parfait devant moi. Il récupère un coureur de son équipe un peu plus haut, ils échangent quelques mots mais son collègue ne peut suivre le rythme (pourtant pas si élevé). Ne se retournant pas il ne s’aperçoit pas que j’ai pris sa place et continue à « lui » parler, scène un peu cocasse J. On en finit avec la draille et on récupère le tracé du GR, encore 500m avant le sommet. Un rocher à franchir, et on atteint la dernière difficulté avant le sommet, le passage en sous-bois. Il est bien casse-patte mais je sais comment l’aborder. Une fois sur le plateau je peux dérouler, je passe aux tables et désormais 500m de descente, roulant mais gaffe aux chevilles.

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Une fois au pied, km 9, ravito, j’ai ce qu’il faut donc je ne m’arrête pas. Gros faux-plat quelques centaines de mètres et grosse descente rapide. Je déroule sans forcer mais je garde à l’esprit la possibilité de rentrer dans le top 20 ; Je croise le leader (qui s’imposera) déjà sur le retour. Pointé 22ème au bas de la descente, on attaque une partie que je ne connais pas très bien. Belle grimpette, j’aperçois un peu plus haut des coureurs et je comprends que cela ne va pas être de tout repos. J’alterne course et marche et je remonte rapidement sur un coureur qui me laisse passer. Puis un poil plus haut j’aperçois Bruno Caboche bien connu du milieu, V2  habitué des podiums. Sur le plat on se vaut : je finis devant lui à Aubais et il prend sa revanche sur Ladrecht. Dans ces conditions, je suis plus à l’aise et plus entraîné je pense. On bascule au sommet ensemble et ses grandes enjambées lui permettent de rester devant. Mais dès le début de la descente, malgré les caillasses, je suis plus facile et il me laisse passer. Nous sommes 2 à prendre les devants et à mon tour je laisse passer le coureur. Le sentier est trop technique pour mes chevilles donc j’y vais doucement, il reste encore du chemin.

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Je récupère un DFCI qui nous remonte au pied de la difficulté précédente. Du coup je croise bon nombre de coureurs dont Bruno, une tape dans les mains, 2 mots échangés et chacun part de son côté. Tout ce que j’ai descendu, du coup, faut le remonter jusqu’au au ravito. J’ai repris le coureur descendu plus vite que moi et je l’ai distancé. Pointé 19ème, j’attaque maintenant une portion que je n’ai jamais prise, la descente Montcalm – Cazevieille. Encore un monotrace bien technique, 3km ….. mais au moins je découvre, c’est l’occasion. J’augmente l’allure en prenant quelques risques tout de même, je veux garder ma place. Bien accidenté au début, il devient roulant petit à petit. Cette partie est fort sympathique, à refaire en entraînement  dans l’autre sens ; je le prévois pour le we du 7 mars où je n’aurai pas de compète de prévue et où il faudra que j’enchaîne enfin 2 grosses sorties en 2 jours. Pour en revenir à aujourd’hui, étonnement personne ne me double, personne ni devant ni derrière. J’ai bien l’impression de descendre à un bon rythme mais rien de très impressionnant …  La civilisation pointe le bout de son nez au bout d’un sentier, je rentre dans Cazevieille et je récupère la route et désormais il ne me reste qu’à fondre sur l’arrivée. Ceci me permet de faire un peu de VMA longue sans trop forcer du coup. Je franchis la ligne en 1h41, pas essoufflé ni fatigué comme quoi le travail paye pour l’endurance dans de telles situations. Demain reprise de l’entraînement pour la 5ème semaine de ma prépa.

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Urban trail de Nîmes (30)

Posté par mescourses le 21 février 2020

Nîmes, le 16 février

  • 30km, départ 7h45

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Mi-février, retour à la compétition après 2 mois d’abstinence (12km de Ladrecht). Etant en pleine préparation du 65km de la 1ère édition de la Véni Vici en avril, je m’y présente seulement pour faire ma sortie longue. Ce n’est pas l’envie qui me manque de faire mieux mais ma raison l’emporte, du coup cela sera pour le plaisir de participer à cette 5ème édition. J’ai encore de bons souvenirs de la 1ère année. Dossard récupéré la veille pour éviter tout stress inutile ce matin, la seule « inquiétude » reste la météo. Jusqu’au dernier moment on ne sait pas si il va se mettre à pleuvoir ou non. Petit footing pour chauffer les muscles. Départ en 2 vagues pour éviter tout bouchon dans les ruelles nîmoises. Je me place bien pour partir dans la première. 7h47, les fauves sont lâchés ! Je joue des coudes pour ne pas me faire bousculer, mais je suis obligé, comme prévu, d’aller plus vite que ce que je souhaiterai, afin de ne pas me retrouver dans un éventuel bouchon dans un escalier étroit ou je ne sais quoi. Ce premier km est plat mais il faut être vraiment attentif et prudent car la pluie fine a rendu le revêtement très glissant. J’ai opté pour les chaussures running.

Après ces nombreux changements directionnels dans les ruelles, on commence les montagnes russes de la ville. Une belle balade en perspective pour découvrir les coins et recoins de la cité romaine. Passage au planétarium puis à l’église St-Luc ainsi qu’à la chapelle St-Baudile. On grimpe au Nord de la ville. Après seulement 3km le rythme cardiaque est pas mal. Il ne pleut toujours pas et je continue ce run fort sympathique sur le bitume. J’arrive vers le km5, l’université de Nîmes. Première fois que j’y mets les pieds, et ma première impression fut qu’il s’agissait d’un fort ou quelque chose comme dans ce genre. Cerise sur le gâteau, on pénètre au sein même du bâtiment et on traverse l’amphithéâtre avec concert de rock en fond sonore ! J’adore ces surprises qu’ils nous ont réservé ! On ressort par les « douves » et c’est parti pour la suite. On monte, on descend, on ne fait que ça. Je m’éloigne de la ville, j’ai l’impression d’avoir fait 15 bornes avec tous ces changements de rythme, et pourtant …… lol

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Cela fait un bon moment que chacun semble avoir trouvé son rythme de croisière. Je tourne à 5’22 de moyenne, je marche au feeling, tout va bien je me régale et maintenant on se dirige vers le coin nature du parcours. 2 ravitaillements prévus. Je passe le premier un peu avant le km10. Je prends un morceau de banane, mais je regrette de ne pas avoir pris plus car la faim commence à se faire sentir. Faut tenir une heure avant le prochain. Passage au square de la grotte, km 12. Il me semble que c’est ici que l’on a droit à notre 2ème surprise, on baisse la tête et on pénètre dans une buse !! Oui rien que ça ! Environ 30m je pense, même moi qui ne suis pas grand, je me cogne la tête à plusieurs reprise lol et une fois franchit, on se met à 4 pattes pour passer à travers un muret et son grillage. Il me faudra quelques secondes pour retrouver un usage « normal » de mes jambes lol Belle trouvaille ce passage et tellement atypique.

Puis 1km plus loin on attaque vraiment le côté nature de l’épreuve. Au km 15 on coupe la N106 (Alès-Nîmes), en passant sur le pont qui l’enjambe au niveau d’un parking du bois des Espeisses. Je retrouve quelques portions de monotrace qui sont bien sympa. Même en running ça passe bien, je fais juste plus attention au cas où. Passage au domaine de la Mazetière, j’ai passé la mi-parcours et tout va bien, je maintien mon allure à 5’22 au kilo sans forcer. Après 5km je redescends le long de la nationale puis on « rentre » dans le bois des Espeisses (qui n’a de bois, que son nom).

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Les km défilent, je retourne petit à petit vers la ville. Un dernier km avec des passages « nature » entre le 24 et 25 pour rejoindre la chapelle Ste-Madeleine. Puis vient un autre moment super sympa, le fameux passage dans un cadereau long de 400m environ, nous sommes plongés dans la pénombre mais très vite l’esprit discothèque géante nous envahit. Son et lumière à fond, un régal de courir dans ces conditions, et il y a même le DJ !! Des grands malades !!! Une fois sorti de là, passage aux 9 arcades sur la route d’Alès et au km 26 je vois des coureurs qui viennent dans l’autre sens. On récupère le fond de peloton du 16km direction la tour Magne. Enormément de monde du coup cela risque d’être chaud pour finir tranquille. Heureusement j’attaque par une belle petite côte ce qui me permet de doubler très facilement. Plus délicat, un monotrace en dévers où ça ralentit beaucoup bien sûr. Obligé d’être en surrégime pour passer cet obstacle. Je fais beaucoup de hors piste et je patine, un peu la galère du coup mais je suis entraîné par cet impression de voler par rapport aux autres. Nous sommes 2 du 30km à nous faufiler comme on peut. Passage à la tour puis on descend au jardin des fontaines. Petite montée de marches et on redescend dans la rue. Nouvelle bosse, ça en finit jamais lol mais que c’est bon !!  

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Et encore une super surprise avec ce passage à l’intérieur d’un bar (le Victor Hugo si je ne ma trompe pas), avec petit ravito local offert lol Faut le voir pour le croire! Un grand merci à eux pour nous offrir cette opportunité. Ils nous avaient prévenus qu’on serait gâtés, ils ne nous ont pas menti ! Passage à la maison carré puis on se dirige vers les arènes lieu d’arrivée. Elles se dressent majestueusement devant moi puis on y pénètre tels des gladiateurs (oui elle était facile à faire celle là). Encore quelques marches à gravir dans les gradins, un petit tour en haut puis on redescend sur le parvis des arènes pour franchir la ligne d’arrivée après 29.7km et 2h36m! Médaille souvenir en plus, tellement rare par chez nous …. Bien mieux qu’un t-shirt finisher à 2 balles qui sert jamais à rien ; super parcours, un régal du début à la fin, la météo était avec nous, super ambiance. 5° édition, 6000 participants. Y a des chances que j’y retourne une 3° fois l’année prochaine. Sportivement pour moi, un peu trop rapide à cause de ces 6 derniers km. J’enchaîne avec une semaine de repos et probablement le 18k du trail des amazones de St-Jean du pin dimanche.

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12 km de Ladrecht (30)

Posté par mescourses le 7 décembre 2019

Les Salles-du-Gardon, le 1er décembre 2019

  • 12km
  • Départ 10h

Je continue mon retour en forme sur de la vitesse sur courte distance. Et quoi de mieux qu’une compétition pour se jauger !? Pour cela j’opte pour les 12km de Ladrecht. Et c’est aussi l’occasion de découvrir un tout nouveau tracé pour cette 35° édition, et à priori il fait l’unanimité. C’est désormais une boucle et non plus la Je pense qu’il y aura du monde du coup, donc pour une belle place au général je repasserai lol. Même si ce n’est pas le but premier, je reste un compétiteur donc je ferai mon maximum. Question météo, c’est quasi parfait pour la saison, la pluie s’est arrêtée pour le we, la température est très correcte, certains sont même en débardeur. Après une grosse demi-heure d’échauffement, je me place sous l’arche dans les premières lignes.

Le départ est lancé et je me fais enfermé par un groupe de 3, impossible de m’en dépêtrer. Finalement je m’en sors comme je peux mais j’ai pris pas mal de retard sur la tête de course. Un 6km est également au programme et ils partent en même temps que nous. On rentre rapidement dans La Grand Combe puis on bifurque sur une petite route et c’est parti pour la découverte. Cette première partie est un bon faux-plat, qui passe bien car je suis frais bien sûr. Puis au 2°km une belle bosse qui va bien étirer tout ce monde. Cela me permet de revenir sur du monde. 1000m d’effort intense et on peut souffler un peu dans la descente qui suit. Je me fais rejoindre sur cette partie ou d’ailleurs les parcours du 6 et du 12 se séparent. Une fois cette descente terminée, on repart de plus belle (km 4.8) dans une bosse légèrement plus « raide » que la précédente.

tracé ladrecht

C’est dans ces moments là que je me dis qu’il faut quand même que je retravaille le fractionné en côte. J’ai l’impression de ne plus grimper comme avant. Y a encore du boulot pour retrouver la forme de l’hiver dernier, mais bon …. tant que ça reste un plaisir … Une fois au sommet de cette 2° difficulté on re-dévale à nouveau sur le bitume. Une bonne descente de plusieurs minutes qui casse ce qui faut en fibres. Mais je sais qu’après on sera tranquille et qu’il n’y aura qu’à dérouler. Une fois en bas, on bifurque sur un chemin, le sentier est bien boueux et très joueur du coup. Je me régale sur ces zones là, j’arrive à relancer comme si de rien n’était et gratte 2 places assez rapidement. Inutile d’essayer d’éviter les flaques, elles sont nombreuses, la boue omniprésente, ça patine mais ça passe.

profil ladrecht 1

Retour sur le bitume, je prends mon rythme de croisière entre 4.05 et 4.10 au kilo. Longue ligne droite avec visibilité dégagée. 3 coureurs devant moi et 2 éloignés. Je recolle sur mon prédécesseur et profite du moment pour augmenter l’allure très sensiblement et me rapprocher des 2 autres coureurs. Les derniers kms défilent, j’accélère le rythme afin de récupérer un dernier coureur (Les 2 autres sont vraiment trop loin). On reprend une petite passerelle synonyme d’une arrivée imminente. Un autre coup d’accélérateur pour prendre mes distances et en finir détaché sans « pression ». 47’41 » pour ces 11.8k 104+, soit 4’02 au kilo. Je grappille encore 2 secondes au kilo. Tout bon ça ! 20° au général, donc bien loin mais ce n’est pas grave, très satisfait de ma course. Prochain RDV le 28/12 pour le grand prix Coline de Rousson.

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Otour de la Carbonnière (30)

Posté par mescourses le 9 novembre 2019

St-Laurent d’Aigouze, le 3 novembre

  • 14.2km
  • Départ 10h

Après ma course concluante d’Aubais il y a 15 jours, je me présente aux portes de la Camargue à St-Laurent d’Aigouze pour une nouvelle séance de vitesse en « condition réelle ». Rien de telle qu’une compétition pour se tester. J’ai pu tenir sans trop de difficulté les 10km et 110+ d’Aubais en 4’10 » au kilo, et cette fois-ci je monte d’un cran : un peu plus de 14k au programme mais sans dénivelé. Seules les conditions météo seront un point d’interrogation pour le bon déroulement de ma séance. Une nouvelle fois, cela sera également l’occasion de découvrir une nouvelle épreuve. Cette semaine j’ai pu faire 2 séances avec ma chienne et j’ai pu caser ma séance de vélo hier matin : 47k dans la campagne alésienne pour tourner les jambes (550+) entre les gouttes. J’arrive à 9h sur place et c’est le moment où tombe une grosse averse histoire d’être tremper en allant chercher le dossard.

Une fois que tout est préparé, j’attends le dernier moment pour aller m’échauffer. Une grosse demi-heure de prévue, avec du grand classique : 20’ d’échauffement, pas-chassés, montées de genoux, talons-fesses et 4 accélérations. Retour à la voiture pour me changer, la météo s’est considérablement améliorée, il ne pleut plus et à la vue du ciel, on devrait être tranquille de ce côté-là. De retour sur la zone de départ, aux arènes, j’apprends qu’il y a 15’ de retard, du coup je retourne tourner les jambes. Désormais, tout le monde est fin-prêt, sous l’arche. Au programme, un relais avec départ commun. Placé en 3° ligne, je fais l’extérieur immédiatement pour éviter tout problème une fois que le pétard nous a donné le feu-vert. On contourne les arènes et on s’éloigne de suite du centre-ville à travers une ruelle relativement étroite. Comme toujours, le rythme est trompeur et la majeure partie d’entre nous partions plus vite. Assez vite, les places se figent. Je prends mon rythme de croisière et partage ces premières foulées avec 4 autres coureurs. Quasiment 3 km de ligne droite, ils paraissent interminables. Heureusement que c’est au tout début …

Tracé

Je ne tiens pas l’allure imposée par certains, 3 coureurs prennent mètre par mètre. Peu m’importe, je reste sur mon 4 »10 au kilo. Je ne me sens pas capable de pouvoir faire mieux, donc pour éviter de tout risquer ….. Longue, très longue partie sur ce chemin. Aucune difficulté bien sûr, c’est ultra plat comme prévu ; il faut juste que je me méfie de ces grosses flaques de boue, les éviter car on ne peut savoir ce qui s’y cache … Passé le km4, on bifurque pour enfin couper cette ligne continue, et ce n’est pas plus mal ! On récupère le bitume pour une foulée encore plus sécurisée. 1 km plus loin, ravito, que je saute. J’aperçois la tour Carbonnière, site très sympa, une idée pour y revenir balader. Sur cette nouvelle ligne droite, je croise un premier concurrent, le leader de la course j’imagine, puis un d’autres se succèdent. J’arrive au pied de la tour, lieu du passage de relais. Je suis annoncé 17ème par un enfant. A prendre avec des pincettes, mais il y a des relais donc ça peut-être très intéressant ! Demi tour et c’est reparti de plus belle. Je repasse devant le ravito

Je continue sur le bitume, la distance me séparant des coureurs qui me précèdent se maintient depuis quelques minutes. Tous les voyants sont au vert pour ma part, je tiens l’allure depuis le début sans difficulté, donc si devant ça faiblit ….. Les km défilent, on va rentrer dans le money time. Je me suis rapproché un petit peu. On en finit avec le goudron et me voilà sur un sentier étroit et bien boueux. C’est ici que je dois refaire mon retard pour garder des chances dans le dernier km. Je force pour maintenir mes 4’10 au kilo. C’est vrai que ce terrain est délicat et je vois rapidement que devant ça subit. Je récupère et laisse sur place un V2 (probablement) et à la sortie de ce sentier je suis donc revenu sur ce petit groupe. 2 coureurs justes devant moi puis un plus loin qui me semble intouchable. Intercalé, un adversaire alterne marche et course, mais il s’agit d’un relayeur. Après avoir « soufflé » un peu derrière tout le monde je suis prêt pour en découdre dans ce dernier km. La tactique est toute trouvée : je reste derrière, un pétard mouillé à 500m et un sprint à 100m en partant de l’arrière. Un coureur va rendre les armes à cause d’un point de côté semble t-il, c’était le plus éloigné. Je profite pour lancer la première attaque en le doublant : le pétard mouillé ; comment faire croire à l’adversaire que je n’aurai pas les jambes : le laisser repasser devant juste après. Ils sont cuits à point. Dernier virage, l’arche apparaît de suite, je ne me pose pas de question je lance le sprint, le premier ne réagit pas et le 2° sentant que j’y vais allonge le pas mais ne peut rivaliser. Je franchis la ligne en 59’02 pour ces 14.3km.

En regardant l’écran de contrôle je vois que je termine 10° au scratch et 5° de ma catégorie. Aucun V1 dans les 3 premiers, du coup pas de podium, mais ce n’était pas prévu, loin de là ! Super content d’avoir pu tenir une telle allure sans entraînement, 4’08 au kilo, ça revient petit à petit. 2 jours de repos et ça repart ! Prochaine compète peut-être le 17/11 pour les foulées de Bellegarde ou bien le 24 pour le 10° jurassic trail et ses 17km 500+. On verra.

 

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Foulées aubaisiennes (30)

Posté par mescourses le 26 octobre 2019

Aubais, le 20 Octobre

  • 10km
  • Départ 10h

Désormais pouvant recourir sans souci sur bitume et terrain souple, j’essaie de reprendre petit à petit un rythme d’entraînement convenable, sans toutefois en faire trop d’un coup. La météo n’étant pas du côté des cyclistes, je remplace cette sortie par de la CAP. Ce dimanche, à lieu la 11° édition des foulées aubaisiennes, tout proche de Sommières. Je n’ai jamais eu l’occasion d’y participer, du coup excellente occasion. Mais même une fois sur place je ne sais toujours pas encore comment gérer cette séance : je me teste en vitesse sur 10k ou bien je prends mon allure marathon pour monter en puissance ? Etant compétiteur dans l’âme …… je choisis la vitesse. Je sais très bien que je risque de ne pas tenir la distance mais on va tenter.

La météo semble être de notre côté, il fait 21° à 9h, le ciel est très menaçant mais ça devrait le faire. Après un échauffement proche du bon vieux temps, et après avoir vu partir le 5k, je me place sous l’arche dans les premières lignes histoire de ne pas être trop gêné. Une fois parti, je me libère du peloton sur le 1er km pour pouvoir prendre le plus rapidement possible mon rythme de croisière. La première partie est très rapide, à tendance descendante histoire que les positions commencent à se dessiner. J’ai pris mon rythme, trop rapide mais voulu. On est parti dans la campagne environnante, bien sympa. Je prends toujours autant de plaisir à courir ces foulées locales. Parcours vallonné, très joueur, bien différent au fil des km. Les côtes me permettent de gratter mètre par mètre sur mes prédécesseurs. Pour l’instant tout va bien, je tourne sous les 4’15 au kilo et je ne galère pas à tenir.

Je passe la mi-parcours. Je grappille une place ici et là grâce à ma régularité depuis le début.  Les petites zones sur sentier ne sont pas techniques donc j’y vais de bon cœur. Ces parties sont très sympas et je pense que cela me favorise vis-à-vis de la concurrence directe : j’arrive à revenir plus facilement sur mon/mes prédécesseur(s) et il semblerait que je prends plus de distance sur mes poursuivants. Personne derrière moi, pas de ligne droite suffisamment importante pour réellement me rendre compte de l’avance mais je n’entends rien donc j’ai pas mal de secondes au minimum. Puis je ne baisserai pas de rythme, je me l’interdis donc ça va le faire.

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Je sens bien que ce retour est plus délicat car après avoir « descendu » …. et bien faut remonter. 2 bosses entrecoupées d’un faux-plat puis me voilà aux portes du village. J’ai récupérer un V2 et reste à ses côtés le temps de récupérer un peu. Une belle bosse se dresse devant nous ! Faut remonter au centre du bourg et ça va piquer ! Rien de bien dur sur le papier bien évidemment, j’ai l’habitude du dénivelé mais avec mon rythme que je m’impose depuis 9km, j’espère ne pas craquer en n’ayant plus rien dans les jambes. Du coup j’accélère avant de rentrer dans les « forts » pourcentages, histoire de prendre un peu d’avance au cas où, car Bruno (le V2) a une sacrée foulée vu le très grand gabarit ! Je galère bien dans la côte, j’ai l’impression que je vais exploser, mais avec ces spectateurs qui nous encouragent, je n’ai pas envie de faillir devant eux lol. On dirait que ça ne va jamais en finir. Un virage et la ligne droite finale se dévoile, en faux-plat histoire de moins galérer. Un coup d’œil derrière pour réaliser que je peux finir en roue libre avec ces 10.33k, moins de 44’. Très satisfait de ce premier chrono, surtout que je n’ai pas souffert pour tenir le rythme. Première étape de mon retour sur le devant de la scène.

profil aubais

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Les foulées de la montagnette (30)

Posté par mescourses le 22 octobre 2019

Ribaute, le 12 Octobre

  • 10.4k
  • Départ 16h

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Après un peu plus de 3 mois d’arrêt suite à ma fracture du gros orteil contractée sur l’Aubrac, me voici de retour sur le bitume et les sentiers. Cela fait 10 jours que j’ai repris et ça peut faire. Je sens une gêne mais cela ne m’empêche en rien de courir « normalement ». Je ne fais que du footing, mais je me suis mis au vélo depuis août avec beaucoup d’ascension pour garder la forme autant que possible. Pour la course de ce jour, il n’est bien sûr pas question d’essayer quoi que ce soit. C’est l’occasion d’accompagner Nadège, une amie, qui vient faire un peu de vitesse. Une sortie pour repasser la barre des 10km et reprendre un rythme acceptable pour moi. Course le samedi après-midi, entre les gouttes. 2 parcours au programme, 5 et 10k, départ simultané. J’y ai déjà participé l’année dernière et j’avais bien aimé ce tracé.

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20’ d’échauffement tout de même et on se place sous l’arche. Départ lancé. Il faudra plusieurs centaines de mètres pour arriver à se mettre côte à côte et prendre un rythme régulier. Les 2 premiers km sont rapides, car tendance plat faux-plat descendant, puis on part pour de la « grimpette ». On glisse doucement dans le peloton mais en gardant un bon petit rythme. On arrive au km 4, synonyme du début de l’ascension de cette montagnette. Un km sur sentier accidenté. Je suis le rythme de Nadège, on alterne marche et course. Dans la descente je lui laisse le champ libre car je fais très attention à ma cheville et bien sûr à mon orteil. Je suis pas du tout dans mon élément car bien gêné dans cette situation. A mis parcours on en finit et retour sur le bitume. Le plus dur est fait, désormais nous n’avons plus qu’à dérouler.

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Question météo, nous passons entre les gouttes, il fait assez lourd par moment. On a ralenti pour profiter des 2 ravitos du parcours. Le parcours est toujours aussi sympa. Pas monotone, des paysages qui varient régulièrement et naturellement ce km de grimpette trail est son intérêt principal, moment très sympa. On déroule en gardant un rythme intéressant, on titille les 11 de moyenne. On ne va pas tarder à en finir dès lors que l’on retrouve la civilisation. Un faux-plat ascendant pour piquer les jambes mais nous sommes encourager par son mari et ses enfants. On en termine en un peu plus de 58 minutes. Très bon moment passé, comme souvent quand on fait ce que l’aime 

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Pour ma part, je vois que je peux continuer sur ma lancée, par contre le trail ce n’est pas pour de suite, ou bien à petite dose pour agrémenter les sorties. Prochaine compétition, dimanche prochain pour les 11° foulées d’Aubais. L’occasion de découvrir une nouvelle course.

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Pujaut trail (30)

Posté par mescourses le 28 mai 2019

Pujaut, le 19 mai 2019

  • 27k
  • Départ 8h30

Nouvelle compète et une nouvelle sortie longue pour ma part au programme. Là, cela devient costaud, pas pour le kilométrage mais concernant le dénivelé. 800+ annoncés, et ça fait bien longtemps que je ne me les ais pas farcis ! Et pour rajouter à cette difficulté, ce parcours ne sera sûrement pas simple car en pleine garrigue. J’ai participé à une compète à côté, mais rien a voir avec aujourd’hui car il s’agissait du marathon des côtes du Rhône en octobre dernier. J’avoue que ce choix d’épreuve n’est peut-être pas très judicieux vis-à-vis de mes « soucis » physiques du moment mais je serai fixé définitivement sur ma forme. Ciel très couvert et moins d’une demi-heure avant le départ, il se met à pleuvoir. Rien d’important mais juste de quoi faire bien ch…. Et je me dis que ça va rendre le revêtement encore plus technique. Du coup je me demande ce que je fais là, mais bon, le plaisir aussi de découvrir une nouvelle épreuve. Nous sommes très peu nombreux, sûrement moins de 80. La météo, la difficulté et le fait qu’il y ait aussi un 13km doivent desservir ce long. Pas d’objectif, juste courir au feeling et on verra ce que ça donne. Et surtout faire attention dans les descentes pour la hanche et les chevilles.

PUJAUT3

Notre petit nombre se place sur la ligne de départ et c’est parti pour un bon moment . Direction le Nord et le village, bitume pour commencer bien sûr. Un peu plus d’un km histoire de monter en température et ce n’est pas plus mal car cette pluie fine est très refroidissant e. On sort de la route et c’est parti pour la première montée, un bon petit mur de 800 km et 70+ . Ça passe sans problème (heureusement !!), un léger répit et j‘attaque la descente en sous-bois, un interminable pif-paf sans visibilité qui était un de mes points forts fut un temps. Mais là je descends avec prudence car ces changements de direction ne sont pas top pour la hanche. En tout cas le cadre est top. Je suis quand même content que ça se termine pour soulager la hanche et en plus on regrimpe de suite. J’y vais tranquille à mon rythme, un poil moins long et haut. Au sommet je relance mais assez rapidement, la descente arrive. Encore plus longue et toujours aussi pénible pour moi. Si cela fait comme ça tout au long de ces 27km, je vais en baver !

La 3° côte est là, un bon 100+ pour engranger le dénivelé. J’alterne marche et course. La course est encore longue. Une fois en haut, j’attaque une bonne partie vallonnée, des petits coups-de-cul suivis de relances. Plutôt roulant depuis le départ, ma moyenne est très bonne, 11.5 à l’heure. Au 10°k on passe au loin de Sauveterre (arrivée du semi des côtes du Rhône), et la hanche commence à se faire sentir. J’arrive au pied de la 4° montée et là je commence à avoir une défaillance physique, les jambes fatigue à mi-course. D’ailleurs, manque d’attention, je tire tout droit à un embranchement mais heureusement un coureur était juste derrière moi et m’avertit aussitôt. Retour sur mes pas et grimpette immédiate ! Je monte tant bien que mal, je sais que je ne suis pas dans un super jour mais ce n’est pas grave je ne suis pas là pour le classement. Faut juste que j’engrange les km et D+. Je fais le dos rond et continue à encaisser les montées-descentes.

PUJAUT1

Passé cette mi-course, mon allure diminue à vue-d’œil, le parcours se pimente. Mes Mizuno Kien 4 sont trop « légères » sur ce type de parcours. Trop caillouteux pour elles, je galère souvent par manque d’accroche, ça aide pas. Mentalement je me fixe des objectifs : atteindre tous les 7km. Je vais donc chercher le « semi ». Un long faux-plat me paraissant interminable, je pense du 17 au 18° mais sans certitude, un monotrace se faisant en fond de vallée style lit de rivière asséché. Avec ces caillasses je ne peux prendre d’allure régulière et j’alterne marche-course. Enfin sortie de là, 20m de route pour aller chercher un autre sentier. Pas beaucoup de passage sur route, c’est vraiment un trail de chez trail. Le peu de bitume me permet de dérouler et de pouvoir récupérer du terrain sur mes prédécesseurs. J’en perds tellement dans les sentiers….. J’atteins ce 21°km et du coup ça me rebooste car plus que 6km et j’en terminerai. Pour m’aider, nous sommes 3 sur une partie vallonnée où je peux dérouler un petit peu plus et prendre le relais. Grosse satisfaction quand je vois que malgré la fatigue dans les montées, je peux relancer sans problème. J’attaque la descente et quelques secondes après je me tords la cheville. Décidément elles ne me laissent pas beaucoup de répit ! Du grand classique, je sais que ça ira mais faudra attendre quelques centaines de mètres. Descendre à cloche-pieds, y a plus simple.

Le premier coureur s’arrête à ma hauteur, on échange un peu et lui dis qu’il peut y aller, que ça ira pour moi. Une tape dans le dos en le remerciant et il file. Idem pour le 2°. Je prie pour que la descente ne dure pas une plombe. Quelques minutes plus tard j’arrive à poser le pied tant bien que mal. Une fois en bas, ça va mieux et heureusement pour moi il s’agit d’une longue partie de plat sur terrain souple et très roulant. Je peux dérouler comme si de rien n’était. Je passe le km 23. Je reviens facilement sur le 2° coureur. D’ailleurs, pour la petite anecdote, il y a quelques km, nous avons été pointé 16, 17 et 18°. Puis soudain le chemin tire sur la gauche et mise à part une « falaise », je ne vois rien d’autre ! « Faut vraiment monter là ?? » bon ….. ben oui pas le choix. Un pierrier de premier choix se dresse devant moi ! L’idéal pour ma cheville. Je suis quasiment à l’arrêt pour gravir cet obstacle. Une vraie galère ! 24’ au kilo c’est bon comme allure ??? lol Il est quand même bien raide puis avec ces pierres qui roulent sous les godasses…

PUJAUT2

Du coup le coureur me repasse et j’essaie d’emboîter le pas pour m’aider. 2 bénévoles sur le bord nous encouragent et j’en profite pour prendre une bouteille qu’il me tend. De l’eau fraîche fait du bien. 140+ et 700m plus tard enfin au sommet, un plat descendant roulant permet de relancer la machine pour se dégourdir les jambes suite à l’ascension. Je me dis qu’il faudra bien descendre ce que l’on vient de monter….. si c’est technique ….. J’ai repassé le coureur et je descends en faisant très attention. Au km 25.5, croisement du parcours (22°km), plus que 2km et la descente se fait toujours en douceur, tan mieux pour moi ! Je sors de la « montagne » pour déboucher sur un champ à l’entrée du village côté arrivée. Enfin !!!! Pour le plaisir, ils nous font faire un tour de terrain de foot histoire de faire 600m mais qui ne servent vraiment à rien. En tout cas, j’en termine en 2h47 (17° sur 67), bien fatigué mais content que physiquement j’ai tenu. Petit interview par René Reboul sur le vif et direction le ravito pour me recharger en énergie : charcuterie, taboulé, lentilles, fromage, banane … tout y passe !!

Je ne me fait pas trop de souci pour la cheville mais dimanche prochain j’ai à nouveau un trail. Un 21k 925+ en Lozère …. Aujourd’hui ce fut 850+. Les grosses échéances s’enchaînent : Trail de Pujaut 27K 850+ – Trail des Bondons 21k 925+ – Marathon de la Drôme. La préparation de l’Aubrac se poursuit.

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Les traces de Deaux (30)

Posté par mescourses le 14 mai 2019

Deaux, le 5 mai 2019

  • 15km
  • Départ 10h

4 jours après mon trail de Baurech, je me réaligne sur une course, le 15km des traces de Deaux. Cela va me permettre de voir si je peux enchaîner de « telles » distances sans souci. Il s’agit de la 20° édition cette année, et elle a encore plus de saveur quand il s’agit de la dernière ! Donc 2 fois plus de raison de ne pas la louper. J’y ais participer une seule fois, c’était en 2017. Parcours sans difficulté, dans le même style que celle de Ners, mais avec plus de portions type « chemins ».  Beaucoup plus de participants du fait de l’évènement spécial, un sacré bordel pour retirer le dossard dans cette petite salle! Tant est si bien que le départ est différé de 10 minutes. Heureusement que je m’étais inscrit à l’avance …. Le vent souffle très fort, des rafales à 80km/h. Je m’échauffe un petit peu histoire de tuer le temps. Je me place alors sur la ligne de départ et j’y retrouve avec plaisir Lionel, qui est aligné sur le 7k.

tracé Deaux1

Les 2 courses s’élancent donc en même temps. Les 2 premiers km s’effectuent en descente. Je suis vite aspiré par l’allure, mais en peloton, je fais gaffe où je mets les pieds car un « accident » est vite arrivé dans ces conditions. Début route, on a vitre pris un chemin, propre dans l’ensemble mais de nombreuses caillasses tout de même. On arrive au km 3 où les 2 parcours bifurquent, ça permet d’écrémer un peu tout ce petit monde. Finie la descente, la tendance s’inverse et on part direction le village de Monteils et sa côte, seule difficulté (relative) du tracé. Je continue sur ma lancée de ces dernières semaines, je maintien une allure certaine dans cette bosse. Sur le profil, la montée se fait sur 1300m (où on récupère le bitume) pour 66+, avec le final où le pourcentage est le plus élevé. Rien de méchant donc, mais cela me permet de remonter plusieurs coureurs. Une fois passée, 1 petit km de descente, je ne veux pas allonger la foulée pour essayer de raccrocher un petit groupe devant, par crainte pour ma hanche. Je déroule tranquillement.

deaux1

deaux

Une petite bosse pour gratter des mètres de retard, puis longue longue descente et faux-plat. On passe au circuit de rallye de Monteils, bien connu des pilotes avant l’apparition du pôle mécanique sur Alès. Au km 8, ravito et on quitte le bitume pour prendre un chemin entre les champs. Un petit faux-plat au 10° permet de casser la monotonie de l’allure. J’aime bien courir dans ce type d’environnement. C’est plat sans l’être du début à la fin, puis on alterne champs et forêts. Arrivé au km 11.5 à nouveau la tendance s’inverse, on remonte un petit moment avant de basculer sur l’arrivée. 2.5K pour 50+ ….. oui c’est pas grand-chose c’est clair mais sur le profil on dirait pas lol. On récupère le bitume à la fin du 12°k pour rentrer dans le village, puis à nouveau un chemin type monotrace légèrement en sous-bois on va dire. J’en profite pour bien appuyer. Sur ces km j’ai récupéré une féminine que j’avais en ligne de mire depuis Monteils. Je la dépose grâce à ce profil, puis sur ce monotrace, une autre féminine et même sanction. Je vois Lionel qui prend des photos, sympaaaaa J. Un poil plus loin, Françoise Dumas (qui finira 2°F) à la sortie du sentier. Sur ce type de course et en mode trankilou, je finis toujours avec elle (Ribaute, Ners et aujourd’hui). Je l’informe de son avance sur ses poursuivantes, je l’abrite du vent et je la laisse passer juste avant la ligne d’arrivée pour qu’elle soit annoncée et congratulée comme il se doit. Elle me remerciera à plusieurs reprises.

traces de Deaux

J’en ai donc terminé, tout va bien, pas de gêne plus que d’habitude. Une bonne séance pour engranger 15k. We prochain, pas de compète car rien d’intéressant à proximité. RDV le 19 pour le 27k du Pujaut trail.

Profil deaux

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La calade nersoise (30)

Posté par mescourses le 30 avril 2019

Ners, le 20 avril 2019

  • 15k
  • Départ 15h

2 mois après ma dernière course (Duo de Mauguio) qui a entraîné ma blessure, me revoilà sur les sentiers avec un dossard. 15 séances de kiné auront, il semblerait, suffi à me rétablir. J’ai repris la CAP depuis le début du mois à petites doses. 15j à 2 sorties (max 10k) puis cette 3° semaine à 2 sorties de 11k et comme cela semble aller, je me tente une 3° et je monte en km avec ce 15 de Ners. Question dénivelé, ce n’est pas terrible bien sûr. Je préfère me relancer tranquillement avant d’en rebouffer le mois prochain. L’objectif est toujours les 56k de l’Aubrac circus et ça se rapproche de plus en plus !! En attendant, je me suis décidé à participer à cette calade locale car ce 15k pour 450+ annoncés me paraît parfait pour me tester à plus long et plus dur. Puis je n’ai jamais eu l’occasion de la faire, donc une raison de plus.

NERS1
Départ retardé de 10’, histoire de voir partir le 7k. Pas d’échauffement pour ma part, je pars pour 1h30 soit 10km/h, je ferai mieux suivant le ressenti. Magnifique soleil en cette après-midi et une belle petite chaleur s’installe. Placé en queue de peloton, je me lance avec ce petit comité (moins de 100). J’évite déjà de me faire emporter par l’allure de départ qui est toujours bien élevée. Je me cale à 12 km/h sans avoir l’impression de forcer. Un peu moins de 2km de plat pour étirer les coureurs autour du village, puis direction le centre pour « gravir » LA calade, 30+ sur 200m. Je maintien une bonne allure pour grimper et remonte pas mal de places où déjà ça marche – c’est pour dire que je suis parti du fin fond. Mais c’est vrai que ce petit mur n’est pas facile. Surpris d’avoir si bien monté, je garde mon allure et décide de voir ce que ça donnera au fil du temps. Un peu de répit puis ça « regrimpe » pour 40+, mais plus long cette fois-ci donc ça passe sans souci.

NERS4

Maintenant je peux souffler car on va descendre, du coup j’en profite pour récupérer et je ne m’emballe pas pour éviter de réveiller ma blessure à la hanche. Je ne peux pas allonger la foulée sans avoir mal donc faut que je fasse attention. Les places sont figées, même à ce niveau du peloton. Je ne sais pas vraiment où je me situe mais ce n’est pas bien grave, je ne suis pas là pour ça. Nous sommes quelques coureurs 6 ou 7, répartis sur quelques centaines de mètres. On se trouve au pied d’une belle côte. Je garde une nouvelle fois une bonne allure et force même pour grimper. Bien plus facile que mes compagnons du moment, je mets les voiles. La montée est plus longue que les précédentes et bien pentue, qui plus-est, sur chemin par moment « accidenté ». Pas de douleur même en forçant, donc une bonne nouvelle. J’ai passé un autre petit groupe de coureurs avant de basculer. Toujours le pied sur le frein dans les descentes, je maintien mon 4’58 » au kilo de moyenne.

NERS2
Passé la mi-parcours, la suite est toujours du même style, vallonné, principalement sur bitume, mais jamais ennuyeux. Très joli passage vers le km8.3 avec vue sur le village de Vézénobres avec les vignes et vergers en premier plan. Très plaisant ! Les km défilent et de retour vers le village, je me pose la question du dénivelé : 450 ???? on en est bien loin, où c’est qu’ils sont allés chercher ce chiffre ??? Dommage car j’aurai bien voulu me tester sur plus de D+ avec cette petite distance. La fin du parcours est quasi plate, une bonne opportunité pour moi afin de maintenir une allure de départ après quasi 10K dans les jambes. Je rattrape des marcheurs partis avant nous. On échange quelques secondes, un petit plaisir qui est bon de profiter car nous partageons la même passion !!

Tracé

 

On repasse à proximité du départ avant de repartir faire une petite boucle de 5km. Je rentre dans le dernier km – la flamme rouge – sur sentier pour finir et longe le gardon dans la zone du pont de Ners que nous autres locaux connaissons au moins de nom et y sommes passés en voiture. Le cadre est bien sympa et cette autre vision du coin est très agréable ! Je me fais un petit plaisir en dépassant un dernier coureur même si cela ne sert strictement à rien, je vous l’accorde ! Je rentre sur la zone d’arrivée et j’en finis ! Beaucoup de personnes sur l’arche d’arrivée, ça m’a marqué de suite, pour le peu de coureurs sur ces 2 parcours ! Je franchis la ligne très satisfait de ma course, de ma forme physique tout au long de ces 15km. De bons augures pour la suite, mais attention de ne pas griller les étapes ! Du coup je me lance sur le 26k du trail de Baurech en Gironde pour le 1er mai. Un révélateur d’une autre dimension, idéal pour monter les échelons petit à petit !

NERS5

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Foulées de la montagnette (30)

Posté par mescourses le 17 octobre 2018

Ribaute les Tavernes, le 13 Octobre 2018

  • 10.4km
  • Départ 16h15

Je continue sur ma lancée du Grau-du-Roi, je profite de cette petite foulée locale, les foulées de la montagnette, pour découvrir une nouvelle course en faisant une séance en vue de mon marathon. Donc une nouvelle fois je laisse le chrono de côté et me concentre sur le travail. Sortie longue de 1h45 au programme que je vais découper de la sorte : 45’ de footing suivis de ces 10km que je vais parcourir à 13km/h et finir par 15’ de retour au calme. J’en profite pour revoir des collègues, cela fait un moment désormais que je ne participe plus à ce type de course : blessure, males placées dans mon programme, boulot …. Pas évident, mais je vais essayer maintenant d’y retourner, principalement sur des épreuves que je n’ai pas encore couru.

Dossard récupéré, c’est parti pour 45 minutes sur le parcours. 11km/h maxi, je fais 2 fois la boucle du 5km (sans repasser par le départ), une petite partie de faux-plat sympa vers le 2°km. Retour vers l’arche. Pour la petite histoire, un 5km est également au programme, et tout ce petit monde part en même temps, on doit être 200 environ au total. Je me place au fond du paquet en faisant attention de ne pas me casser la gueule lorsqu’on se bousculera, classique dans la masse. Une fois lancé je me concentre sur l’allure pour la respecter immédiatement, le but étant d’être régulier du début à la fin.

Parcours sympathique dans la campagne de Ribaute, pas monotone, du vallonné, pas de lignes droites ennuyeuses. On quitte un petit moment le bitume pour franchir le point d’intérêt principal de cette course, « l’ascension » de la montagnette. Petite partie trail, une montée – une descente, où je garde dans la difficulté une allure très soutenue. Je dépose d’ailleurs tout le monde dans cette partie, certains marchent d’ailleurs. Par contre dans la descente je ne prends aucun risque, avec ma cheville en carton ça ne serait pas surprenant d’y laissé des plumes. Ca passe et une fois le bitume retrouvé je reprends mon rythme initial. Les derniers km défilent, petit baromètre avec un groupe de coureurs, ils prennent de l’avance sur les faux-plats descendants et inversement sur les montants.

Pour l’anecdote je les laisse derrière une bonne fois pour toute en maintenant toujours mon allure sur les 500 derniers mètres qui sont « montants ». Cela montre qu’une allure régulière est toujours plus payante ! Une fois franchi la ligne d’arrivée je continue et passe sur mon quart d’heure de récupe. Retour au ravito histoire de se désaltérer et manger une bricole. Séance terminée, au total 1h45 et 20.7km. Le lendemain petit coup d’œil sur le classement pour voir que je termine 30° sur un peu plus de 130. 125° course de ma petite carrière  . Toulouse me voilà !!!

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