Marathon du Grésivaudan (38)

Posté par mescourses le 20 juin 2021

Le Versoud, le 13/06/2021

  • Marathon
  • Départ 8h00

17 mois après mon dernier dossard (Semi de la Grande Motte), me revoilà enfin sur une course, un soulagement pour nous tous. On l’a tellement attendu ! Et pour cette reprise quoi de mieux qu’un marathon !? Direction l’Isère, à côté de Grenoble. Déjà prévu l’année dernière, je vais enfin pouvoir assouvir ce désir. Beau soleil au programme, 30° degrés prévus pour les 4 distances : 10, semi et marathon, et l’après midi la Color Run 12km. Arrivé la veille, je prends possession du fameux sésame et petite balade pour repérer la zone de départ se situant sur l’aérodrome de Grenoble-Le Versoud.

Le jour J est arrivé ! Nous nous retrouvons sur le tarmac de l’aérodrome, départ commun semi et marathon. Sur la distance reine nous sommes 135 inscrits. J’ai fais une petite prépa express de 4 semaines suite à mon OFF en trail (44k 1200+) histoire d’avoir la caisse pour normalement tenir mon rythme habituel, soit sous les 3h30. Le départ est donné, 1200m à faire sur la piste avec le masque, puis une fois sorti, nous pouvons enfin nous en libérer. On ressent déjà la chaleur arriver, j’espère que le parcours sera largement ombragé. Les premiers km me servent  à chauffer la machine, trouver le rythme qui va bien. Après 3km et demi on part pour un petit moment à longer l’Isère. Le cadre est sympa, mais en plein soleil. Heureusement pour nous il est encore tôt du coup le soleil ne tape pas vraiment. Entre l’Isère à nos pieds et la neige visible sur les sommets, on se dit qu’on aura de quoi aller chercher la fraicheur psychologiquement le moment venu. Mais pour l’instant on se croirai sur la strade bianche ! Terrain type dfci ultra plat avec de belles lignes droites ou vue dégagée, parfait pour maintenir une allure de A à Z. Pour l’instant je suis à 4’58 au kilo, donc pile 3h30. Mais je sens bien que je n’aspire à guère mieux.

Marathon du Grésivaudan
Album : Marathon du Grésivaudan

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Les km défilent, nous avons tous notre rythme. Au Dixième, on retourne « dans les terres » et de l’autre côté du chemin je croise les premiers coureurs. J’ai sauté le premier ravito mais à présent je vais penser à m’hydrater et m’alimenter pour prévenir toute défaillance. Au 12ème je vide une fiole puis fais le plein pour la suite. C’est également le lieu de séparation d’avec le semi. Un coureur repris au ravitaillement revient à ma hauteur. On papote plusieurs minutes, moment bien sympa. Au passage du tiers, on récupère la digue de l’Isère, là où on l’avait laissé au 10°. Je garde un œil sur la montre et je m’aperçois que le rythme baisse légèrement. Du coup je m’y remets et lui fausse gentillemment compagnie. Désormais direction la banlieue de Grenoble. L’allure semble faiblir pour certains, je commence à récupérer des coureurs. Alternance de parties ombragées bien agréables.

Au km19.5 on enjambe l’Isère pour basculer de l’autre côté de la digue puis retour ! Pour l’instant tout va bien, je maintiens mon allure. Toujours ces parties plein soleil / ombragées le long du fleuve. Avec cette chaleur qui se fait désormais bien ressentir, je n’ai envie que d’une chose, piquer une tête !! N’étant qu’une grosse centaine, du coup les coureurs se font de plus en plus rares. J’en ai seulement que 2 ou 3 au loin en vu. Mon objectif est d’en rattraper le plus possible. Sans hausser le rythme j’y parviens, certains au train, d’autres car ils ont mis le clignotant. Les km défilent et je me sens de plus à plus à l’aise. Km 31, on en finit avec les bords de l’Isère, cela faisait maintenant 17km qu’on le longeait. Nous sommes à la hauteur du village de Domène (mon lieu dortoir). Encore 11k et je me demande à quel moment je vais augmenter l’allure, car je m’en sens capable mais je ne sais pas du tout combien de temps je tiendrai.

On contourne l’étang Bougie direction les lacs de Chartreuse, du Vercors, Taillefer et de Belledonne. Au km 35, on longe ce dernier sur une belle ligne droite de 1500m. De nouveaux coureurs en vu au loin J. Puis on bifurque vers la ville. 3 coureurs devant dont une féminine, assez loin, du coup je décide d’augmenter l’allure au km 37. Il me faudra 3 km pour boucher le trou, 3 km entre 4’30 et 4’40 au kilo. Je les rattrape les 2 »derniers » grâce à une bosse (passage sur un pont) et il me reste moins de 2km pour en finir. Je garde le rythme. On tourne dans un quartier de la ville histoire d’avoir la distance à l’arrivée. La flamme rouge, personne devant, personne derrière, je ne sais pas du tout quelle place je peux avoir mais le job a été fait : allure pour 3h30 puis accélérer et tenir dans les derniers km. Je franchis la ligne et reçois LA médaille incontournable de la distance !! Super reprise, satisfait, surtout avec cette chaleur non négligeable. Pas de résultat sur place, protocole sanitaire oblige, j’apprendrai le lendemain que je suis seulement 20° (sur 119). Très peu de coureur mais un bon petit niveau !! Retour au bercail et je vais regarder le calendrier pour les éventuelles prochaines épreuves. La vie reprend !

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Marathon de la Drôme (26)

Posté par mescourses le 9 juin 2019

Saint-Paul-les-Romans, le 2 juin 2019

  • Marathon
  • Départ 8h

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Me revoici sur le type de course que j’affectionne de plus en plus, où je prends du plaisir du début à la fin : le marathon. Mon 2ème de l’année après celui de Cernay-la-ville en janvier (Bordeaux reporté en octobre). J’ai opté pour la Drôme pour 2 raisons : la proximité géographique et la date dans le calendrier. A 3 semaines de mon objectif Aubrac, idéal pour engranger un max de km et cela va aussi me permettre de me jauger physiquement sur un tout autre registre que mes trails précédents. Petit we avec ma meilleure amie et supportrice n°1, DIdine, à St-Paul-les-Romans. Cela sera ma toute première course dans le département. Prise de température samedi en fin de journée avec la récupération du dossard pour être tranquille le lendemain même si il ne devrait pas y avoir foule. Une centaine de participants l’année dernière sur la distance mythique, parfait pour conserver ce côté intimiste que j’affectionne. Le parcours semble sympa sur le papier. Le responsable de l’hôtel (ancien marathonien), lui par contre, n’y voit pas grand intérêt et me dit qu’il est très plat (80+ annoncés par l’organisation). Je ne m’arrête pas à ces dires et je me ferai ma propre idée.

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Autre première, ces 42k sont composés de 2 boucles identiques. J’espère que cela ne va être barbant. Puis j’ai décidé de ressortir la GoPro pour faire ensuite un petit montage, cela faisait bien longtemps donc je m’y remets. Ciel bleu, la chaleur est prévue pour cette fin de matinée, plus de 30°. Une bonne chose ce départ si tôt. Mais malgré les nombreux ravitos sur le parcours je préfère partir avec 2 bidons, juste au cas où. Allez, c’est l’heure, petit briefing sous l’arche, effectivement nous ne sommes pas nombreux. Les autres coureurs ont surement préférés le semi ou le 10k qui partiront plus tard. C’est parti pour une belle balade ! Départ du Parc St-Paul (centre commercial), quelques centaines de mètre à tourner dans son enceinte pour étirer le peloton puis on s’en éloigne. Zone artisanale pour commencer, bien sûr sans intérêt et petit à petit apparaissent les premiers champs de culture et autres vergers. Les bénévoles nous encouragent et affichent un large sourire, que du bonheur !

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Du fait du petit nombre composant le peloton, nous sommes déjà très étirés. Comme à mon habitude, je pars un poil plus vite que prévu, 12.5 de moyenne. J’ambitionne un « petit » 3h45 max car je ne suis là que pour faire 42k sans me blesser et surtout pouvoir enchaîner l’entraînement assez rapidement. Mais me connaissant …. Premier ravito, que je saute, inutile pour ma part pour l’instant, puis j’attaque la voie verte au-dessus de l’Isère. Belle petite descente où on a vite tendance à accélérer l’allure. Je me cale sur le coureur qui me précède, rythme de croisière. Je longe l’Isère, passage très sympa car on domine le fleuve et du coup on a une vue élargie du paysage. KM6 on en termine avec cette partie. Quelques zones ombragées nous offriront leur soutien pour le prochain passage quand le soleil sera plus haut dans le ciel. Derrière ça semble se rapprocher petit à petit puis au 10° km un petit groupe de 5 coureurs me passe dont la première féminine. Un peu trop rapide pour moi, déjà que je suis bien au dessus de mon allure cible.

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Les km défilent, et sans forcer j’ai pu rester juste derrière eux et même rentrer pour de bon. Le ravitaillement du 15° va faire éclater notre groupe. La féminine qui peinait depuis un certain temps est définitivement  lâchée après un arrêt plus long. Un coureur avait pris la poudre d’escampette peu de temps avant et de mon côté je prends un verre à la volée pour ne pas perdre mon rythme. Il n’y a plus de groupe. Nous sommes sur le retour, en plein cagnard. Pour l’instant ça va, il n’est pas encore 10h mais tout à l’heure cela sera surement une autre histoire. Nous sommes à 2, on papote 2’, puis passage au panneau des 40k !!!! mince ça sera pour après !! Bon … 19°k J. Je lâche petit à petit mon partenaire de fortune du moment. Je rentre dans la ville avec un nouveau ravito et même un tuyau pour nous arroser J. Ce coin est sympa, une zone résidentielle avec une bonne ambiance à ce ravito et quelques spectateurs. Puis je ressors pour regagner un dernier coin de campagne avec une autre belle ligne droite en pleine cagne. Virage à 90 et je comprends que l’on va revenir par l’arrière du centre commerciale. La voix du speaker résonne, et j’entends que je suis dans les 20 premiers, quelques encouragements et j’en termine avec cette première boucle. Didine est bien là pour m’encourager. Micro arrêt au ravito contrairement à 2 autres coureurs et je repars illico.

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J’ai des bonnes jambes et j’ai envie d’envoyer un peu plus, mais c’est encore tôt et j’essaie de rester dans l’objectif « sortie longue ». Connaissant donc le parcours, je vais pouvoir gérer comme il se doit. A défaut d’accélérer, je garde cette bonne allure de 12.4 et pour l’instant je n’ai nul besoin de forcer pour cela. Seule incertitude : la chaleur à venir. Après avoir récupérer un coureur et fait un petit bout de chemin avec , je profite du premier ravito avant la voie verte pour prendre le large. Plus grand monde en ligne de mire, un seul coureur (qui faisait parti d’ailleurs du groupe des 5 du km10). A chaque ravito je bois un verre et commence à m’arroser pour éviter toute surchauffe. Au jeu des « stops & go » je rattrape ce coureur et on est parti pour faire un bout de chemin ensemble, toujours plus agréable à 2 ! Les km défilent et au 35° on rattrape un coureur que j’avais vu dans les 5 premiers dans le 1er km. Il semble être dans le dur et arrivant à sa hauteur, il nous demande tant bien que mal et en hurlant presque (lol) notre catégorie ….. ok toi tu es à fond dans la compète même dans le rouge lol. Il s’avère, lui, être un V3 et sans rentrer dans les détails de ce court échange entre nous, on s’est regardé avec mon partenaire du moment et on en a …. Souri.

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Après cette petite récréation, on continue notre bonhomme de chemin. Au ravito suivant, préalablement je vide mes gourdes, une pour boire, l’autre pour m’asperger car la chaleur se fait bien sentir désormais.  Et cette fois-ci je m’arrête pour les remplir et être tranquille jusqu’à la fin. Du coup il me faudra quelques instants pour revenir à la hauteur du coureur, ne s’étant arrêté, lui, que brièvement. Je m’aperçois que je reviens sans forcer et du coup après quelques secondes à sa hauteur, je décide de partir. Allure identique depuis le début, cette fois-ci je force légèrement pour la maintenir. Je sais que c’est bien plat jusqu’à la fin et 2 coureurs qui marchent sont juste devant moi. C’est le moment où on « ramasse les morts » ! Passage dans la zone résidentielle où l’arrosage est encore meilleur qu’auparavant. Je déroule tranquillement jusqu’à la fin, le job est fait et je passe tout juste sous les 3h25. Je descends verre après verre, avec des liquides sucrés ; les pates de fruits tous les 10km m’ont tout juste maintenu. 13° au scratch, seulement sur 80, mais l’essentiel est fait, le chrono sans réellement forcer, du coup cela devrait être tout bon pour la récupe.

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11° marathon de parcouru, pas le plus joli, mais c’était bien sympa, rien d’extraordinaire mais ça va. Je redoutais cette double boucle et finalement cela ne m’a pas dérangé. Un grand merci à ma Didine qui a une nouvelle fois poireauté tout ce temps J Quelques jours de récupe tout de même, on ne va pas risquer quoi que ce soit, et dès vendredi prochain dernière ligne droite pour la prépa de l’Aubrac.

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1er défi de France (78)

Posté par mescourses le 13 janvier 2019

Cernay la ville, le 6 janvier 2019

  • Marathon, 323m D+
  • Départ 8h45

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Nouvelle année, premier week-end et premier rendez-vous running très intéressant. Direction les Yvelines pour participe au 1er défi de France, à Cernay la Ville dans la vallée de la chevreuse. Un marathon vallonné avec plus de 300+ annoncés, ce sera donc un très bon test pour savoir si je peux toujours passer sous les 3h30 sans forcer et sans entraînement spécifique. Le but étant toujours de pouvoir recourir dans la semaine post compète. Plusieurs objectifs cette année dont principalement parcourir plus de km avec comme ambition franchir la barre mythique des 100km en 2020. En attendant petit séjour en région parisienne. Hôtel à quelques km du départ pour la facilité, mais avec un gps qui tombe en rade cela rajoute du piment et voulant arriver à 20’ max du départ, on se retrouve plus qu’à la bourre. S’ajoute la difficulté de se garer (1000 coureurs attendus sur les différentes épreuves au programme), donc ce qui devait arriver, arriva : garé à 8h40, je balance ma clé à mon amie venu profiter (et subir lol) de ces moments mémoriaux. Après un sprint qui finalement me servira d’échauffement, je brûle la politesse à tous les coureurs du semi venus retirer leur dossard et récupérer le mien. Le point positif c’est que le lot offert est un coupe vent et non une bouteille, car sorti à l’arrache du gymnase j’entends le décompte du départ, le temps de glisser le haut sous mes couches et je me lance à la poursuite du peloton.

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Accroché un dossard en courant ….. c’est une nouvelle expérience. Tout remis en ordre, je remonte le peloton dopé par l’adrénaline. Pourtant je ne suis pas là pour un chrono mais tout se bordel m’a chargé à bloc en énergie. Moins d’un km pour sortir du village et nous sommes plongé en pleine campagne. Le cadre est très sympa, je n’ai entendu que du bien de cette vallée alors je vais essayer d’en profiter un max lors de cette balade buccolique. En quelques km j’ai pu prendre ma place dans le peloton, je trouve que l’allure est bien élevée. Je tourne à 4’40 au kilo ce qui est pas mal je trouve, trop vite en songeant à ma ligne de conduite prévue mais les jambes semblent être là donc on verra bien. Km 5 passage au hameau des Bordes, vraiment très joli avec ce qui semble être un petit château en bordure de route et ses fermes en pierres apparentes. Sortis de ce lieu, nous nous enfonçons dans la campagne, et sur le bord je remarque un panneau affichant « marathon 21k ». Donc on repassera par là. N’ayant pas regardé ni le tracé ni le profil, je suis vraiment en touriste aujourd’hui.

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Dans un faux-plat descendant, un coureur en fauteuil roulant me dépasse, respect car un parcours vallonné comme celui-ci ne sera pas une mince affaire dans ces conditions. Immédiatement s’enchaîne une petite « côte » où l’on repasse ce participant. Les km s’enchaînent dans la campagne. Ce tracé me fait beaucoup pensé à celui du Lubéron. Les places sont plus ou moins figées, chacun semble avoir trouvé son allure. La différence se fera peut-être une fois passé le 30°km où la fatigue pourra se faire sentir. J’ai ralenti légèrement le rythme, je suis descendu à 4’45 au kilo, soit 10 seconde au km de moins que la limite que je m’impose. En remontant sur un faux-plat vers un petit hameau, je vois des coureurs venant de la gauche. Il s’agit du fond du peloton du 10km parti 1h après nous. Ce petit bourg est en fait celui du début de notre parcours (5°k), nous partons donc pour une 2° boucle avec ce passage au semi et sa petite pancarte en bord de route. Du coup je connais le tracé. Mise à part le 1er ravito que j’ai zappé, je profite de chacun d’eux afin de boire un coup et surtout de manger quelques morceaux de banane histoire d’avoir quelque chose dans le ventre, car parti à la bourre, je n’ai pas eu le temps de préparer mes ravitos perso. 3h30 à courir, je ne vais pas risquer l’hypoglycémie ou autre défaillance.

Tout va bien pour ma part et je peux continuer mon petit bonhomme de chemin. Un peu plus loin nous repassons dans le village des Carneaux où étonnement je croise un coureur en sens inverse….. nous étions partis à droite mais cette fois-ci, une bénévole nous annonce que nous partons pour une petite boucle de 4km. Ceci explique cela. Encore du vallonné au programme, et un petit passage sur un chemin dans un cadre magnifique, champêtre avec le petit ruisseau pour la photo. J’ai rattrapé un petit groupe de 3 coureurs dans cette partie et je passe devant sans avoir besoin de forcer. On en finit avec cette boucle et en repassant au croisement, j’aperçois un coureur non (mal ?) voyant !!!! Pour l’anecdote, il s’agit de Clément Gass,  recordman du monde pour déficient visuel en autonomie de la distance et qui va aujourd’hui battre son propre record en 4h04 ! Epoustouflant ! Quelle force de caractère et de volonté pour établir de telles prouesses ! Nous sommes désormais au km 29 et nous repartons pour ce qui sera le plus dur de ce parcours à mon sens. De bon gros faux-plat bien longs pour certains d’entre-eux où je ressentirais leurs effets sur mon allure. Je baisse même parfois à 5’45 au kilo. J’ai de l’avance donc pas de souci. Je passe 3 coureurs sur ces parties. Au sommet d’une belle côte, je m’arrête au ravito, celui du 30°k, j’en profite bien d’ailleurs et regonflé à bloc pour la dernière heure.

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J’ai passé le 35°km, plus qu’à rentré tranquillement. Un peu plus loin je retrouve un semblant de plat, l’arrivée se rapproche avec au loin le complexe sportif. Les jambes sont là, sur le plat je peux retrouver l’allure de départ, mais inutile de d’enflammer, aucun intérêt. Les premières foulées en ville et dernier km. J’en termine tranquillement, 3h34m44s, à 1’ de mon meilleur chrono obtenu à Albi. Parcours pas évident du tout, pas beaucoup de répit mais cette diversité le rend très intéressant. On a eut le temps presque idéal pour la région, la meilleure météo qu’ils ont eu depuis le début de ce RDV ! En courant il faisait presque bon, mais une fois arrivée, la chaleur du gymnase est salutaire ! Je retrouve mon amie qui a eu la patience de m’attendre 3h30 et me prendre en photo à l’arrivée J. Pour repartir à la voiture c’est une autre histoire, les ligaments (ou tendons) refroidis au niveau de l’aine droite m’infligent une belle petite douleur à la marche et c’est un calvaire à chaque pas. Puis transi de froid sur la sueur cela n’arrange rien. Heureusement notre salut viendra d’une bénévole me voyant ainsi, nous proposa de nous remmener à la voiture (car comme mentionné au début, nous sommes garés à perpette). MERCIIIII !! Pour le résultat, je verrai le lendemain que je fais 39° au scratch sur 300. Impressionnant le niveau des coureurs car avec un tel chrono sur un tracé comme celui-ci et avec le peu de coureurs, je pensais être dans les 25 au minimum. Mon prochain RDV devrait être le duo de Mauguio (14k) avec mon ami Lionel dans un mois. Place à la préparation du 30km du Nîmes Urban Trail (17/02).

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Marathon de Toulouse (31)

Posté par mescourses le 27 octobre 2018

Toulouse, le 21 octobre 2018

  • Départ 9h40
  • Marathon

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Premier « gros » rendez-vous depuis Albi d’avril dernier, ce 12eme marathon de la cité rose va me permettre de voir où j’en suis dans ma reprise du long. Une cheville HS en trail, des tendons limites sur bitume …. Il ne me reste pas grand-chose. En tout cas, vendredi c’est parti pour un super week-end avec Luc et Véro. Visite de la ville avec le petit train touristique, notre tradition, on en profite pour repérer des lieux à visiter plus sérieusement : bords de Garonne, églises, le capitole, …. ce n’est pas ce qui manque. Une fois la balade terminée, on se dirige vers le village marathon sur la place du Capitole afin de récupérer nos dossards. Puis on reprend la visite en contemplant principalement la magnifique basilique St-Sernin. Samedi on remet ça en mode cool, avec un bon moment passé « en famille » où on s’est fait chouchouter  ; seul bémol c’est la météo. Le ciel ne veut pas se découvrir, seul vendredi dans l’après-midi nous avons eu la chance de l’apercevoir.

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Dimanche, D-Day, à coup de métro nous arrivons tranquillement à proximité du départ. Le 10km à 8h15 et le semi à 9h, prévus initialement, on se rend compte qu’il y a du retard. Le semi s’élance à 9h30, notre départ est donc différé de 25’, en raison de voitures gênantes sur le parcours. Les derniers mots et encouragements échangés et direction le sas, le 3h30 comme d’habitude pour ma part. Je me cale sur le meneur et basta. Nous sommes environ 2000 sur le solo aux dires du speaker et on part par vague pour faciliter les choses. Naturellement c’est un peu le chaos pour arriver à trouver le bon rythme, mais ça se fait sans s’énerver. Au vu du nombre important de ravito et de points d’eau (tous les 2.5k) j’ai décidé de partir léger avec seulement la musique dans les oreilles pour que le temps passe plus vite. Je fais un peu le yoyo avec le meneur, très nombreux à vouloir le suivre, j’utilise les trottoirs pour remonter la file et me replacer plus correctement. Le parcours est 100% intra-muros, une visite sportive comme je les aime.

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Bien installé au côté du meneur, les jambes sont là et pour l’instant tout va bien. Je décide de sortir pour prendre quelques mètres et pouvoir contrôler si besoin. J’ai le plaisir d’apercevoir Véro venu nous encourager. Elle s’attendait à me voir avec le meneur d’allure, du coup elle n’a pas eu le temps de me flasher . Je tourne à 12.4 de moyenne sans forcer. Avec cette petite marge je peux prendre mes aises aux ravitos. Avec la musique je ne vois pas les km défilés. On tourne en ville sur ces 11 premiers km pour notre plus grand plaisir, le centre est vraiment très agréable pour y courir. Désormais on s’éloigne du cœur, faut bien aller les chercher les 42k ! Par contre cela devient bien moins sexy mais bon … Enfin un peu de verdure et de suite cela donne de l’intérêt. Au km 14,5, nous passons aux jardins du Museum et au parc de la Maourine, le cadre est vraiment très sympa, propice aux balades en toute sérénité. Là aussi des spectateurs et marcheurs sont présents et n’hésitent pas à nous encourager.

Depuis le 12°km, j’ai le tendon droit qui fait des siennes. A voir mais ça devient trop récurrent, difficile de m’imaginer allonger la distance en compète. J’en ai même baissé mon allure instinctivement. Quelques km plus tard je me fait à cette gêne malgré tout et je peux me concentrer à nouveau sur ma foulée. Je reprends mon rythme à 12.3 et engrange les km pour me diriger vers les jardins de l’Hers en longeant en contrebas l’autouroute. Stades de foot et de rugby sur notre droite, le temps de regarder une action et de croiser quelques coureurs venus faire leur footing du dimanche, on file alors vers le centre spatial (km22,7) après avoir passé le semi. Un « grand moment » de ce parcours, satellite, navette spatiale, fusée, tout est là, cela me fait penser au moment où nous sommes rentrés sur la base de la patrouille de France lors du marathon de Salon de Provence. Je ne pense plus à mes douleurs et tout va mieux d’un seul coup !

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Désormais en me retournant je n’aperçois plus le groupe du meneur d’allure, je ne me relâche pas pour autant mais je ne relance pas, le chrono m’importe peu. Je viens faire une sortie longue pour me tester physiquement. Passé le 30° je commence à gratter beaucoup de places au fil des km, certains même marchent, d’autres ont des crampes, … du grand classique. On rentre à nouveau en ville, l’effervescence est encore plus présente. Le contrat est rempli, les tendons tiennent et ne m’embêtent plus, je sens que je peux hausser le rythme sans problème. Je déroule tranquillement et prenant plaisir et profitant un maximum de l’environnement. On passe au jardin royal puis à celui des plantes avant de longer un petit moment le canal du midi. L’arrivée est un grand moment, une foule très importante est amassée le long de cette ligne droite derrière le capitole. Certains enfants attendent leur parent pour faire avec eux les dernières foulées, les amis, famille et coureurs des autres courses sont aussi présents. J’arrive sur le tapis rose et franchis la ligne en 3h27m34s donc avec une belle marge d’avance. Pas trop essoufflé donc c’est une bonne chose, pour les tendons je verrai les prochains jours. 303° au général sur 2.000 environ, pour l’anecdote. Une bonne pause au ravito et je retourne vers l’arrivée pour rejoindre Véronique et attendre Luc. Il passera la ligne pour terminer son 20° marathon en un peu plus de 4h08. Je reprends le flambeau la tête haute !

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Voilà encore un super week-end loisir-sportif d’effectué. Une semaine de repos pour ma part et je reprendrai avec pour objectif le marathon des barjots en décembre ; défi des plages et 20k de Montpellier en préparation pour novembre.

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Marathon d’Albi (81)

Posté par mescourses le 6 mai 2018

Albi, le 29 avril 2018

  • Championnat de France de marathon
  • Départ 8h30

Premier marathon de l’année, prévu il n’y a pas bien longtemps. Ayant participé au semi il y a 3 ans, je ne pensais pas revenir un jour sur ces terres, mais voilà que l’occasion s’est présentée et à venir dans le coin, pourquoi ne pas le faire un jour de course ! J De belles balades au programme : Cajarc, St-Cirq Lapopie, Ambialet et Albi. La météo n’est pas trop top pour ce week-end là mais on a connu pire donc pas de problème on s’en accommodera. Une fois toutes les balades d’effectuées et le dossard de retiré (t-shirt et sac pour chaussures en dotation), place au sport ! Pluie orageuse prévue en fin de matinée, donc en fin de parcours pour ma part. Départ à pied de l’hôtel, 1.5km pour activer les muscles. Je « croise » 2 alésiens et un de St-Christol , championnat oblige ! Egalement au programme un semi et un 10km en décalé d’un quart d’heure à chaque fois. Notre parcours (comme celui du semi) est composé d’un passage dans le centre historique et d’un aller-retour dans la vallée du tarn. Par rapport à la météo annoncée, je décide de ne pas prendre la GoPro.

5’ avant le départ, je me mets en place juste derrière le meneur d’allure des 3h30m. J’ai hésité longtemps entre celui-ci et le meneur 3h45 par rapport à mes tendons. Je tente le coup et au pire je lâcherai prise. Le troupeau est libéré, les élites devant. Je déclenche la montre sous l’arche pour avoir mon temps réel. Un km de ligne droite sur le boulevard avant de tourner dans la ville en direction du centre historique et sa cathédrale Ste-Cécile de toute beauté. Un régal de courir dans  ces ruelles pittoresques. Puis on sorts de la ville direction St-Juery et la vallée du Tarn. Cette partie n’est pas super fun, voir même « moche ». Nous sommes un gros paquet avec ce meneur. Physiquement tout va bien, on a un bon rythme avec 1 minute d’avance sur le créneau horaire, étant parti un peu vite je pense. A la sortie de cette ville nous attaquons enfin la vallée et sa verdure éclatante. Nous longeront quasiment tut le temps le Tarn. Cette vallée me fait penser immédiatement à celle du marathon des Oussaillès d’août dernier dans l’Ariège, les montagnes en moins J. Passage aux 10km en 49’, tout va bien.

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J’ai l’impression que nous descendons en faux-plat depuis un petit moment. Si ce n’est pas une impression, le retour peut-être dur lol. Les tous premiers du semi partis un quart d’heure après nous, viennent de nous dépasser. On passe leur zone de retournement et nous enfonçons dans la vallée. Moment sympathique, on traverse un premier pont au km 15, long de 965m, éclairé heureusement, et moins d’un km après sa sortie on pénètre dans un 2°, bien plus court, moins de 400m. Et c’est dans un de ces 2 tunnels que l’on croise les premiers coureurs du marathon déjà sur le retour. Et j’ai un grand plaisir d’apercevoir des maillots d’Alès. On arrive à notre tour au retournement, km 23. J’ai de très bonnes jambes, malgré les « douleurs » dûes peut-être au manque d’entraînement, mais je me surprends même à hésiter à partir du groupe ! Nous sommes une bonne vingtaine et je sens que je peux aller plus-vite. J’attends tranquillement, on verra plus-tard, je ne vais pas m’emballer car il y a encore 20 bornes !

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Le groupe est toujours bien garni, je me place au côté du meneur, on échange quelques minutes. On est repassé sous les 2 tunnels et j’attaque le 30°km. Nous sommes plus que 10 à suivre le rythme. Je me tâte une nouvelle fois à partir en solo, mais un peu frileux à 12km de l’arrivée, mais si tout va aussi bien d’ici là, je passerai à l’action à 5km de l’arrivée. Le ciel est de plus en plus menaçant, jusqu’à présent on y a échappé, la température est parfaite pour courir. On revient sur St-Juery au km 35 et je profite d’un faux-plat pour hausser le rythme et fausser compagnie au groupe qui perdait de plus en plus d’unités au fil des km. 1000m plus loin la pluie fait son apparition et ma montre m’indique 4’30 » et je sens que j’en ai encore sous la godasse. Après de savants calculs je réalise qu’à 5’ au kilo d’ici la fin je pourrai accrocher mon meilleur chrono sur la discipline réalisée à St-Girons. Alors je redouble d’effort ! Je ramasse un à un les concurrents, les km défilent, les coureurs aussi. J’en rattrape un qui à une allure très élevée et est dans la même dynamique. Il prend le train en route et on s’encourage mutuellement pour finir à ce rythme. On arrive sur la dernière ligne droite du boulevard, on rentre sur la piste d’arrivée, 300 derniers mètres en sprint pour doubler un dernier coureurs et j’en finis ! 3h23m28s !!!! record pulvérisé, 4’ de moins et vu les dernières semaines …. On peut encore espérer mieux avec de la prépa spécifique. 338° au scratch, et 91° sur l’Open, anecdotique. Place au repos une semaine, et reprise par le vélo dimanche prochain. On verra pour la suite de la CAP

ALBI

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Marathon des côtes du Rhône (30)

Posté par mescourses le 29 octobre 2017

Villeneuve-lès-Avignon, le 22/10/2017

  • Marathon
  • Départ 8h30

tracé

3° de mes 4 « longues » distances en 4 mois, la 2° édition du marathon des côtes du Rhône. Cette année c’est 100% gardois ! 1° marathon sur notre territoire. Parcours en une seule boucle au départ et arrivée à Villeneuve-lès-Avignon. Du pied de la tour Philipe le Bel au stade municipal. 3 semaines après mes 48km de Camargue, je semble être bien remis. Pas de risque pris durant cette période, on soulage les tendons. Vivement mon 4° et dernier afin de m’arrêter 15j pour s’en remettre définitivement et repartir sur des bases saines pour préparer 2018 ! Mais je n’en suis pas encore là ! Bon test ce matin pour savoir où j’en suis, avec comme objectif sous les 3h45 pour ne pas forcer et profiter. Enfin un retrait des dossards le jour même pour éviter un aller-retour la veille. J’arrive à 7h30, il fait encore nuit, et oui l’été est définitivement terminé. Il fait même froid et du coup j’ai prévu la vieille serviette et t-shirt pour l’attente pour rester un peu plus au chaud. Le temps devrait être au beau fixe avec le vent qui devrait se lever en fin de matinée avec la température. Au programme, le marathon en solo, en relais de 2 ou de 5 et le semi (arrivée à Saint-Laurent des arbres).

Quelques foulées pour se réchauffer et je me place au départ après m’être frayé un chemin vers les premières lignes pour ne pas être trop gêné d’entrée. On lâche la meute : marathon solo et semi, les relais partant un quart d’heure plus tard. Un bon km pour arriver à prendre une allure régulière et un 2° pour sortir de la ville. Une longue file indienne se dessine. On s’enfonce enfin dans la nature, toujours en longeant le Rhône, servant de frontière entre le Gard et le Vaucluse. On est alors entouré des premières propriétés de cultures, arbres fruitiers en l’occurrence. Je tourne un peu en dessous du rythme voulu mais je me sens pas aller plus vite, et ne cherchant rien si ce n’est effectuer une sortie longue, je me laisse porter par le vent. Tout va bien, je déroule tranquillement. Je ne me suis pas soucié du profil donc du coup je ne sais pas trop ce qui m’attend, mais si il y a du D+ ça ne devrait pas être trop bien méchant.

Km 7.5 on « s’enfonce » un peu dans les terres direction le village de Sauveterre. Toujours avec ces vastes terrains de cultures, mais le paysage environnant est très plaisant et le beau soleil qui nous réchauffe enfin, ajoute une plus-value. Arrivé au village au km 10 (50’), on se prend une belle côte où je me régale bien et me cela me permet de passer des coureurs que j’avais en ligne de mire depuis des lustres. Voilà pourquoi je fais toujours des sorties avec de la côte ! Ca sert tout le temps. On se prend 40+ sur 550m. Surpris par la côte je n’ai pas eu le temps d’immortaliser ce moment avec la GoPro lol.  A la sortie du village, on continue avec les surprises et je pénètre dans un petit univers très sympa : la combe boiteuse. On quitte le bitume momentanément pour arpenter un chemin « sinueux » dans ce Colorado local, anciennement décharge et terrain de moto-cross. Vraiment sympa ce lieu et j’en profite à fond, et tout en descente qui plus est !

Retour sur le plat entouré de cultures à nouveau, direction Roquemaure au km14, très beau village. Malheureusement on n’en profitera pas car on reste dans la zone résidentielle et on n’ira pas au centre historique ! Belle déception et je ne comprends pas pourquoi ce choix, mais bon, c’est comme ça. A la sortie, long faux-plat d’un kilomètre 400 pour enjamber l’autoroute, je maintiens un bon rythme et remonte sur quelques coureurs. Je suis vraiment très bien dans ces côtes, 45+ de pris. Puis belle descente au champ de vision à 360°, on semble être au milieu de nulle-part. On repart aussitôt sur un long faux-plat pour aller couper la nationale au col du Devès au km 19.5, 70+ en moins de 3km. On récupère alors un super sentier en sous-bois tout en descente où il faut vraiment que je fasse gaffe où je mets mes pieds car les racines sont aussi de sortie. Encore un changement d’environnement, très varié ce parcours pour l’instant. On arrive à St-Laurent des Arbres, le finish du semi où je passe en un peu plus d’1h47. Je me retrouve dans une cuvette car aussitôt passé ce repère stratégique, ça repart pour une petite grimpette très courte où nous sommes bien encouragés ! Un petit mur de 17+ sur 400m qui en calme certains. Pour ma part tout va toujours aussi bien sur ces parties là alors j’en profite.

On prend la direction de Lirac situé à 2km, très connu là aussi pour son vignoble. On reste sur du faux-plat et l’environnement est bien sympa. Une fois traversé, on emprunte la départementale 26 où on peut dominer de vastes champs  sur notre gauche. Je rattrape un bon groupe de coureurs mais je ne m’y attarde pas, je garde mon rythme car je sens que tout va bien et que j’ai du jus. En gros on « grimpe » depuis le km 13 et j’atteins le point culminant du parcours au km25, 132m d’altitude J. On quitte alors la route pour rentrer dans un autre haut lieu des côtes du Rhône : Tavel. On zigzague dans la commune pour aller chercher les champs. Les jambes sont là alors j’en profite t grâce à ce profil descendant, je passe facilement sous les 5’ au kilo. Je garde les pieds sur terre et je garde un œil sur la montre afin de ne pas me laisser entraîner car il reste encore 15 de bornes. Je passe par le Vallat de Malaven pour rejoindre Saint-Anthelme, à proximité de l’aérodrome d’Avignon-Pujaut, on retrouve un profil plat, chemin type DFCI où je vais pouvoir faire un point sur la forme physique. Et tout va pour le mieux, je garde un très bon rythme et remonte au fil des km plusieurs coureurs. Une petite tape amicale et un mot d’encouragement pour ceux et celles qui paraissent en difficulté. Ca me rappelle les 10 derniers km du marathon du Mont-St-Michel.

Au km 32.6 on coupe une départementale où on provoque pas mal de bouchons, oups désolé et on reprend un chemin pour aller longer l’aérodrome au niveau de l’ancien étang de Pujaut. Lignes droites et virages à 90° sont au programme depuis quelques temps, ça contraste avec ce qu’on a parcouru depuis le départ. Après de savants calculs depuis quelques km, conjugués à la forme physique, j’en conclue que je peux passer sous les 3h30 si je garde ce rythme et du coup j’en oublie la GoPro et me concentre sur l’allure. Je peux le faire et je le veux !! Les km défilent et je sais que je tiendrai ce rythme, le physique suit et les petites douleurs sont mises de côté. Au km 37, on quitte le chemin et on récupère une route bien fréquentée, tout en montée donc parfait pour moi, j’appuie pour garder un bon rythme et récupérer encore 2  coureurs, 550m et 33+ de pris puis du plat avant de fondre sur Villeneuve ; grosse descente à fond ! Je passe devant la chartreuse (vu sur la carte en analysant après course, car concentré à 100% au moment T), puis un bon mur en plein centre historique histoire de casser les pattes où j’en profite pour passer une féminine « à l’arrêt ».

Géniales ces sensations dans de tels moments où tout va bien quand on sait qu’on a parcouru plus de 40 bornes !! Dernière descente direction le stade et un dernier 400m de sprint !! Au passage je remarque le chrono : 3h27m50s ! Ça va le faire yessss et j’en termine en 3h29m30s !!! TOP !! La médaille dès l’arrivée et même une photo aussitôt développée alors que je n’ai même pas le temps de souffler lol. Finalement la sortie longue s’est transformée en compète sur ce dernier semi. Une bonne pause au ravito où je descends mes traditionnels 10 verres de jus de fruits et autres J. Très sympa parcours, je le conseille à tous les marathoniens de la région, tout comme celui de Montpellier, il est vraiment à faire !!! L’organisation au top, tout s’est bien passé. Place au repos et j’ai même une semaine supplémentaire de repos car mon prochain marathon est dans 4 semaines cette fois-ci, le Beaujolais !! Pour l’anecdote, je finis 30° sur 200, en remontant tous ces coureurs sur les 20 derniers km, je pensais être un peu mieux classé mais avec un temps de 3h30 faut pas rêver quand même lol

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Marathon des Oussaillès (09)

Posté par mescourses le 17 septembre 2017

Aulus-les-bains, le 27 août 2017

  • 42.195km
  • Départ 9h

Seul marathon estival en France, me voilà parti en direction de l’Ariège avec Jérôme afin de participer à cette » mythique » distance en préparation du maratrail de Camargue fin septembre. Cette course s’annonce très sympa du fait de son côté intimiste avec sa limitation à 100 participants solo. Un relais de 4 et un semi sont également au programme. Arrivé la veille à notre base de Saint-Girons, ville arrivée, on profite à fond en visitant ce lieu où tout semble s’être arrêté dans les années 70. Agréable ceci-dit, l’environnement est très agréable, au pied des montagnes avec Le Salat coulant au cœur de la ville pour donner cette note de fraicheur.

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Puis direction Saint-Lizier et son riche patrimoine ; on y découvrira le Palais des évêques et sa cathédrale qui renferme un très joli cloître. Le sportif reconnaîtra également une partie de la fin du parcours avec une belle côte qui nous cassera surement bien les jambes (km 39). Après la partie instructive (les pressions au pmu du coin en font partie), direction le complexe sportif afin de récupérer les dossards pour être tranquille le lendemain. Les bénévoles sont bien sympa, tous ont le sourire, on papote. On sent bien là le côté convivial, sans pression, que malheureusement on voit de moins en moins à mon sens. Direction l’hôtel, où l’on profitera de la piscine avant d’aller casser la croûte.

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Lever à heure raisonnable, on prend quelques forces et on se dirige vers le complexe afin de prendre la navette qui nous mènera à Aulus, lieu du départ. L’occasion de reconnaître une grosse partie du tracé et encore une fois de bien papoter avec toutes ses personnes. Une fois sur place, on remarque vite que l’on se trouve sur une station de trail ; ça donne des idées de vacances sportives à mon GG !! je sens que l’année prochaine ça pourrit le faire avec une compète pour clôturer tout ça. On garde cette idée sous le coude. Derniers échanges entre nous avant de se placer sur la ligne fictive de départ et nous voilà lâcher sur le bitume pour redescendre vers Saint-Girons. La première partie comporte quasiment tout le dénivelé négatif de cette épreuve tandis que le 2° semi est vallonné avec ses faux-plats et la bosse de St-Lizier.

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Ca part très vite, plusieurs coureurs sont venus en prépa des 100km de Millau, dont Jérôme Bellanca champion de France du 100km en 2013, 2015 et 2017 et 8° au championnat du monde 2015. J’essaie de ne pas m’emballer et me laisser descendre sans mettre de rythme. 4’30 » au kilo au lieu des 4’55 ça fait bcp tout de même, mais bon …. On verra bien. Paysage bucolique, ombragé et sous la protection des sommets qui nous entourent. Les oiseaux chantent, les chaussures résonnent sur le bitume, retour aux sources, tout est réunis pour se faire mal avec le sourire. Cette première partie défile sans difficulté et cela nous a donc permis de profiter pleinement de ce qui nous entoure ; la vallée du Garbet est vraiment très agréable. On perd 250m sur les 16 premiers km, puis à partir de là, ce n’est plus la même chanson. C’est plat et les faux-plats se font vite sentir sur l’allure. Malgré que l’on soit peu nombreux, je me trouve toujours avec quelqu’un autour de moi.

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Passage à Seix, lieu du 3° relais et village départ du semi-marathon. Beaucoup de spectateurs concentrés dans ce lieu, ça me fait halluciner, on est fortement encouragé. Le plus dur se présente désormais. La difficulté réside dans ce profil particulier de succession de faux-plats plus ou moins longs. Sans entraînement marathon, dur pour moi de garder un rythme régulier. Puis moralement tjs cette barre du semi où je me dis « putain je n’ai fais que la moitié » lol, mais je sais qu’à partir du 27° en général le moral et la confiance reviennent. On a basculé depuis peu dans la vallée du Salat. Le cerveau sur OFF et je profite de chaque ravito pour me désaltérer et m’alimenter légèrement histoire d’éviter de mauvaises surprises. Le temps est idéal, puis on est bien à l’abri sur la majorité du tracé donc c’est top. Passage de la barre des 30 bornes, je tiens le bon bout ! Encore une grosse heure, et ces 12 bornes c’est la distance habituelle des footings ou canicross : psychologiquement on se raccroche à n’importe quoi pour tenir bon !! J

J’avoue que pour ma part c’est de plus en plus dur, mais les km défilant, moralement je suis bien et retrouvant la civilisation ça le fait encore plus. Arrivée sur St-Girons, contrairement au semi, on prend  la direction de St-Lizier en Aller-retour. Ca permet de croiser les coureurs. Une fois au sommet, pause éclaire pour m’enfiler un bout de pastèque pour partir à l’assaut des 3 derniers km, descente et plat pour en finir. Je n’ai pas croisé beaucoup de coureurs solos donc je me dis que j’ai peut-être un bon coup à faire au général et surtout en catégorie. Donc j’augmente l’allure. Arrivée sur le complexe, tour de la piste d’athlétisme été j’en fini en 3h26m, record perso à la clé mais  au vu du profil y a pas de quoi pavoiser non plus, c même pas terrible mais je ne suis pas venu là pour ça. Juste engranger les km. Chronométrage à la puce, donc je peux voir mon classement sur l’écran, je finis 14°, j’espérais un top 10 mais bon, je n’ai pas fait ce qu’il fallait pour ça. Par contre j’ai la mauvaise surprise de voir Jérôme sur place, arrêt au 19° pour préserver sa cuisse. C’était une reprise sur du long sans avoir eu l’occasion dernièrement de faire un semblant de prépa digne de ce nom ! Pas de risque inutile.

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Après une longue attente, deux bonnes binouzes bien méritées et une douche réparatrice, le classement tombe et j’échoue à 7 secondes du podium de catégorie ! Non mais quel connard, au lieu de bouffer tes pastèques, court feignasse. Dégouté lol mais bon …. C’est le sport, et la place du couillon il faut bien la décerner à quelqu’un ! Le principal c’est que l’on a passé encore une fois un we mémorable entre amis et que l’on est pas prêt de s’arrêter là !! Repos mérité désormais et on va voir si physiquement on a pas trop morflé . Et il va s’avérer que l’ensemble tendons-ligaments ont pris très cher. Mal engagé pour la Camargue, moi qui y allait pour « jouer » le général ….

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Marathon de la baie du Mont St-Michel (35)

Posté par mescourses le 6 juin 2017

Cancale, le 28 mai

  • Marathon de la baie du Mont-St-Michel
  • Départ 8h30

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Pas prévu à mon programme en début d’année, je profite d’avoir prévu des vacances sur zone pour participer aux 20 ans de l’événement. Quand, par curiosité, j’ai vu l’info je n’ai pas hésité une seule seconde, 24h de Peynier le we d’avant ou pas. Vu comment j’ai terminé ces 24h, je « flippe » un peu lol. Mais même en marchant s’il faut, je terminerai ! En attendant le dimanche matin, la veille direction le Mont afin de récupérer les dossards. Bcp de monde sur la route avec la déviation mise en place, faut payer pour se garer et la demi-heure gratuite ne peut suffire pour faire l’AR. Les navettes mises en place un peu plus loin pour se garer gratuitement, faut s’armer de patience, d’après ce que j’ai lu sur les réseaux sociaux, pour en prendre une ; enfin c’est le bordel, mais ce sont les vacances ! Une fois tout ce foutoir passé, direction notre pied à terre, St-Malo. Visite de la cité intra-muros. Soir c’est restau menu galette bretonne !! Faut prendre des forces pour le lendemain.

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Jour J, direction Cancale zone de départ, aucun problème pour s’y rendre, pas de stress. Magnifique village, est annoncé 5000 coureurs sur la totalité des épreuves. Environ 3500 sur le marathon. Placé dans mon sas habituel des 3h30, je me suis mis tout au fond pour ne pas être entrainé trop rapidement au début, avec le mp3 sur les oreilles. Objectif 3h45 max selon l’évolution du physique au fil des km. Les sas sont lancés un à un pour éviter l’engorgement dans les premiers km. C’est à notre tour. On commencera à trottiner une fois l’arche franchie. Impossible de prendre un rythme plus élevé dans ces 2 premiers km, route pas très large et côte (la seule difficulté du tracé). Le cadre est magnifique en tout cas, on voit déjà l’arrivée lol et le temps est idéal, bien couvert avec une toute légère brise. Il doit faire entre 17 et 21°. Bon …. les tendons sont déjà douloureux …. Ça fait vraiment tôt, trop tôt. J’espère qu’en chauffant ça va aller. Faudra vraiment que je m’arrête un peu une fois l’épreuve passée pour me remettre de tout ça. Je vais essayer de faire abstraction de cette gêne. Les km défilent, je ne suis pas rentré dans mon marathon, je cours mais je dois me poser trop de question sur mes douleurs et savoir si ça va tenir. Du coup je ne me concentre pas sur ma foulée.

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On longe la baie à partir du km 6.5 avec toujours le Mont en point de mire, très beau cadre pour courir, beaucoup de monde bien sûr le bitume mais aussi au bord de la route. Première fois que je vois ça. Habitué au départ et à l’arrivée, mais pas sur le circuit. Chaque village traversé, de nombreux encouragements, les habitants sont aux fenêtres ou installés sur une chaise au bord. On se croirait au tour de France. J’arrive aux 10km, 50’ ! suis dans les temps, c’est parfait. Au cardio je suis dans le « facile », donc tout va bien de ce côté-là, mais les douleurs ne me quittent pas. Je me dis que ça devrait tenir et je relance un peu, regonflé à bloc. Je vais faire 5 excellents km mais naturellement la cuisse, jalouse des tendons, se manifeste ! Putain c’est pas vrai (échange philosophique avec moi-même, digne des 24h de Peynier à 7h du mat’) ; je coupe tout et redescends sur terre. Je me cale à 5’ au kilo et basta on verra bien. Passage au semi en 1h45, pile dans les temps, la cuisse comme les tendons ne me lâche pas, mais ne s’aggrave pas, donc ça devrait aller ….. Noir de monde à Cherrueix, passage du relais pour le marathon à 2.

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Pas fatigué, le cardio dans la zone aérobie, vers les 145 bpm, je garde le tempo. Depuis un bon moment personne ne me double et je remonte quelques coureurs. C’est toujours motivant. Les km défilent, les chansons aussi, je ne vois pas le temps passé c’est génial ! La barre des 30km passée, depuis quelques km, je suis parti dans une remontada cévenole ! Bien aidé par les cadavres échoués de part et d’autre de la route : coup de chaud, déshydratation, crampes, …. Certains pris en charge par les doc …. Etonnant, jamais vu ça. Pourtant il fait un temps idéal, pas de soleil des ravitos tous les 5km et des zones d’éponges et bassines d’eau entre …..  tout le monde se jettent dessus, je me demande si je suis normal …. En tout cas j’en profite pour gratter des dizaines de places à chaque km. Sur des épingles où on grimpe de 2m, la plus part marchent ….. hallucinant quand même. La seule explication est que peut-être  beaucoup sont partis dans un sas à allure trop élevé pour leur réel niveau, pour éviter d’éventuels bouchons  en début parcours ? Petite défaillance vers le 34°, rythme en berne. Mon salut vient d’une fille en relais de 2 :-) donc je suis motivé pour la marquer à la culotte ! Allez savoir pourquoi ;-) !! Son rythme est sensiblement celui escompté, donc c’est parfait, je m’accroche et me sers d’elle comme d’un lièvre. On est rejoins par sa fille pour les 6 derniers km. Je tiens sans problème le rythme et je m’aperçois donc que tout est une question de motivation, tout est dans la tête. On remonte un nombre incalculable de coureurs.

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On arrive dans les 2 derniers km, la foule est de plus en plus dense, digne du semi Marvejols-Mende ! La fin est une formalité, entrainé par la foule, l’arche au bout !  Je franchis la ligne en 3h32m47s, mon meilleur chrono en mode sortie longue …. Allez comprendre …. Très content de moi, dans ce cadre magnifique pour courir. 389° sur 3099 arrivants! Plus qu’à attendre mes supporters qui sont bloqués des les embouteillages depuis des heures ….. les pauvres, je les ais embarqué dans une galère, mais place aux vacances désormais !!! et Repos sportif pour ma part !! 15j d’arrêt et reprise du vélo lundi prochain. Prochaine course, les 37km du trail de l’Aigoual le 2 juillet. Le 18 juin il y a bien les 2h de St-Dionisy ou les 3h de bellegarde, mais  bon … à voir.

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Marathon de Montpellier (34)

Posté par mescourses le 2 avril 2017

Montpellier, le 19 mars

  • 42.195km 100+
  • Départ 8h30

N’ayant pas pu faire ce marathon l’année dernière à cause d’une blessure, cette année j’espérais vraiment le faire, surtout que le parcours est, semble t-il, magnifique. C’est également l’occasion de faire une sortie longue 5 semaines avant mon objectif de l’année sur l’Aubrac. Comme à Salon, je partirai avec le meneur 3h30 et ferai le maximum pour rester avec le plus longtemps possible. Le but premier et de ne pas trop me fatiguer musculairement pour pouvoir enchaîner l’entraînement comme si de rien n’était la semaine suivante. Tactique payante à Salon donc je remets ça !

Vendredi, aller-retour au village marathon afin de prendre le dossard et d’être tranquille le matin même pour éviter la file d’attente au retrait. Du coup j’arrive une demi-heure avant le départ, juste le temps de m’échauffer un peu pour éviter tout problème. Placé dans mon sas, le départ est lancé ! La première partie se fera au nord-est de la ville vers Castelnau-le-Lez, environnement sympa, ce n’est pas les gros boulevards en ville comme je craignais donc c’est bien cool. Le rythme est bon, pas de souci, nous sommes un bon petit paquet à suivre la « petite » meneuse d’allure. Elle nous délivre quelques petits conseils, discutent avec certains.

Pour mon 3° marathon route, cette fois-ci je pars sans eau, je vais utiliser les ravitos placés tous les 5km, une première pour moi. L’occasion de savoir si je remettrai ça sur les prochains. C’est quand même bien plus agréable de courir léger plus de 3h ! Longue ligne droite un peu avant Castelnau, en bord de ligne de tram. Tout est arboré, à l’ombre, de nombreux encouragements, le cadre est bien sympa, le peloton est désormais étiré de tout son long. Après ce long passage, on bifurque direction Odysseum. Ce passage est fort sympathique et original, on court entre les boutiques, zone de relais d’ailleurs. Beaucoup de monde encore une fois c’est génial.

Après cet intermède shopping, désormais direction la mer !! A partir de Pérols, passage du semi, on a droit au vent de face. La meneuse d’allure commence à en subir les conséquences. Pas de problème sur le planning, on a une minute d’avance. Je surveille le rythme, on commence à baisser, 10s au kilo trop lent. Passage au ravito, glucose, eau et morceau de banane et c’est reparti ! Plus on se rapproche de la mer, plus le vent se fait ressentir. 23° km on passe à Carnon Plage, assez sympa de le faire en courant, on nous encourage encore et toujours ! Par contre le vent est terrible, les rafales font des dégâts. Nous sommes bien trop lents, 5’20 » au kilo eu lieu de 4’55 » !! Nous sommes 8 à être avec elle, mais au km25, avant Palavas, je décide de quitter le groupe. Je passe à 5’05 au kilo. Je pense pouvoir reprendre le rythme initialement prévu mais le vent est vraiment contraignant et je ne veux pas laisser toutes mes forces dans la bataille. Il me reste encore 17km.

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Dur passage entre met et étang du Grec ! On rentre sur Palavas un peu après le 27°km par le parc du levant que beaucoup d’entre nous connaissent je pense. Un site génial pour se balader le dimanche. De nombreuses familles sont sur place pour profiter du dimanche malgré le vent. En changeant de direction, on se protège du vent, on sort de la ville direction Lattes. On est entre 3 étangs mais bien protégé par les haies d’arbustes de chaque côté. Km34 on arrive sur Lattes. On continue sur la voie verte le long du Lez, c’est vraiment top, les paysages changent selon la zone où l’on se trouve. Depuis Palavas on se retrouve à courir à deux, on papotte bien, ça fait passer le temps. On ramasse de temps en temps quelques coureurs , et on se fait doubler par des relayeurs. Au km39 on est bien de retour en ville, on fait le tour du bassin Jacques Cœur, énormément de monde sur le site, et il me tarde le dernier ravito, besoin de glucose je pense. Au 40° on traverse le Lez et on file vers l’arrivée. Dernière petite « difficulté », la remontée sur l’esplanade de l’Europe et la ligne droite d’arrivée de 500m sous les encouragements des spectateurs. 3h33m55s , objectif atteint, je dévalise de boissons le ravito, jus de fruit sur jus de fruit !! Super parcours, un vrai régal pour les yeux, vraiment content d’avoir pu faire cette sortie longue. Je n’ai pas forcé (même si je n’ai pas voulu traîné non plus) pour vite m’en remettre car ça reste un entraînement pour l’Aubrac. 3 jours de repos et ça repart.

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Marathon de Salon de Provence (13)

Posté par mescourses le 16 novembre 2016

Salon de Provence, le 13/11/2016

  • Départ 9h

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1976 Salon de Provence, élue ville la plus sportive de France par le magazine l’Equipe.
2016, pour fêter le 40ème anniversaire de cet événement, organisation unique du Marathon. Le rendez vous est pris avec les amis de la section PACA de Raidlight depuis l’ouverture des inscriptions. Mon 3° marathon pour moi après celui du Lubéron et le maratrail des burons en juin. La distance ne me fait plus « peur », j’y vais serein même si le manque d’entraînement principalement de sorties longues, me fera défaut si j’espère un chrono. Mais comme toutes ces contraintes me passent désormais au dessus, j’y vais avec la banane pour passer un super moment avec les amis.

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Dimanche matin, départ aux aurores, histoire de se garer sans trop de difficultés vu les milliers de coureurs présents. Je retrouve sur place toute la bande: Ma p’tite Hélène, notre meneur Fred, mon jumeau d’hygiène de vie Valéry et marathon’man Luc dit « le grand sage ». La fine équipe. Véronique va s’occuper avec brio de l’intendance et des photos et du soutien moral de l’équipe. Concernant le parcours, après un départ place Morgan, direction la campagne salonaise , puis, traversée de la ville par les rues les plus symboliques, beffroi, fontaine moussue, hôtel de ville, château de l’Emperi, entrée sur la prestigieuse école de l’air, passage sur la piste, au plus près des alphajets de la Patrouille de France. Traversée du petit village provençal de Lançon de Provence, et après un passage sous les pins parasols, retour vers la base, coté golf, avant de fendre la foule pour rejoindre l’aire d’arrivée. Tout ça est alléchant!

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Tout le monde sur la zone de départ, minute de silence, marseillaise et lâché de ballon en mémoire aux attentats de l’année dernière. Les meneurs d’allure sont placés et c’est parti ! Je passe le premier km à m’échauffer en compagnie d’Hélène, puis naturellement je prends une allure ascendante, entraîné par la foule comme dirait la Grande Edith! Le meneur 3h30 passe et je prends la foulée. L’objectif est de le suivre sur 41km :-) Etant des milliers, l’avantage c’est qu’on est pas seul, en ville c’est plus embêtant lors des virages ou des passages de rues plus serrés. On sort de la ville pour aller faire un premier tour dans la campagne. Cette boucle est bien sympathique. Sportivement, aucun souci à suivre le 3h30, nous sommes un bon nombre à le faire, je me mets dans le paquet pour rester au chaud car sur les extérieurs ça caille encore.  On rentre sur Salon, passage par la très belle fontaine moussue. Véro est présente pour la photo et pour récupérer des affaires si on veut se débarrasser d’épaisseur. Nous somme au km8, tout va bien, j’ai adoré cette première partie et le retour en ville. Beaucoup de spectateurs sur le parcours et surtout en ville bien sûr, je n’ai jamais vu ça, mise à part à l’arrivée du semi Marvejols-Mende.

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Place désormais au plus dur, 34 km à tenir avec passage à l’aller et surtout au retour par la base 701 et ses longues longues pistes d’envol !!! L’entrée est prenante, très beau bâtiment avec un appareil au beau milieu! on zig zag dans les allées histoire de faire les km nécessaires. Ravito vers le 12°km, le meneur s’arrête, moi je trace, je suis bien et je ne compte pas me refroidir, il me rattrapera surement avant la fin lol. On contourne les bâtiments et on sort sur le pistes: hélicopter, hydravion de la sécurité civile, avion de la patrouille, … tout y est! L’avantage de ces pistes c’est que c du bitume plat !! De très nombreux bénévoles de la base sont présents pour la sécurité et nous encourager ! Comme attendu c’est très long ce moment mais en pensant au retour ….. mais nous y sommes pas encore :-)

Le terrain après piste pour sortir de la base est assez pourri, du gravier noir pour reboucher des trous, terre, herbe, … pas le plus joli non plus comme lieu. On en finit pour partir direction Lançon de Provence, célèbre pour son ….. péage :-) ! mais ce passage au semi est vraiment sympa! Encore beaucoup de monde présents. Petit passage en côte où je suis bien à l’aise. Le meneur 3h30 n’est toujours pas revenu sur moi. Une bonne partie vallonnée où on prend l’essentiel du faible D+ du parcours.  Je tiens plus ou moins mon rythme mais avec ces faux-plats …. dur dur, puis les km commencent à se faire ressentir. Il y a toujours du monde devant, derrière et c’est le top dans ces moments là. De 4’50 au kilo je tombe à 5′/5’10, ça devient dur, le manque d’entraînement est là et se paye cache. 27° km, le meneur et son petit monde (une dizaine) me passe, je m’accroche comme je peux, je fais le yoyo, mais je sens que ça va être dur de rester au contact. On va tout faire pour.

Les douleurs aux genoux sont présentes depuis le 10°km, j’ai toute la jambe droite « douloureuse »: cuisse, rotule, ligaments du genou, mollet, et coup de pied. Côté gauche ça va, mise à part aussi le coup de pied! Pourquoi j’en sais rien, peut-être ais-je trop serré les chaussures . Je tiens tant bien que mal mais au km 31, je ne peux suivre le petit groupe. Je tombe à 5’30 au kilo et ça me va, je ne peux pas faire mieux actuellement. Nous sommes un petit groupe plus ou moins étiré. Les km défilent, on retourne sur la base pfffffff!!! La piste d’envol semble encore plus lonnnnnnngue!! Terrible !! Je m’accroche à un coureur qui me passe. On prend le même rythme, ça fait du bien, on court côte à côte. Dernier ravito à la fin de la piste. On sort de la base, je remercie les élèves de la base à la sortie! C’était vraiment génial de nous avoir permis l’accès !!

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Retour aux portes de la ville, on rentre sur le long boulevard par une côte, mais on est à 2km de l’arrivée, c’est tout bon!! Beaucoup de spectateurs encore sur ce retour, tout le monde nous encourage et plus on s’enfonce vers le centre plus il y a du monde c’est impressionnant!! J’ai l’impression de voler, porté par ses encouragements ! J’en finis !! Yes !!! 3h36m11s mais ça je m’en moque un peu lol. Je me suis régalé malgré les douleurs (habituelles sur du long pour moi) mais je n’ai pas souffert comme au Lubéron, même si il y avait moins de dénivelé: 150 ici contre 400 dans le Vaucluse. C’est définitif !!! j’adore le marathon ! :-) Fred a frappé encore un grand coup après tous ces ultras très récemment courus, 3h14, Valéry et Luc passent sous les 4h comme convenu et Hélène à fait ce qu’elle a pu avec ses problèmes de santé rencontrés tout au long de ce parcours !

Médaille, on se change, la famille PACA se renforce avec les conjoints et direction au chaud pour l’after! Apéros, bière, biscuits, jus d’orange, sauciflard et ….. champagne !!!!! Que du bonheur !! Une super journée de passée !!

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