Semi marathon des Pyramides (34)

Posté par mescourses le 8 mars 2020

La Grande Motte, le 1er mars 2020

  • Semi marathon
  • Départ 9h45

3ème compète de l’année, et place au semi des pyramides de la Grande Motte. Déjà inscrit l’année dernière, je n’ai pu y participer à cause de ma blessure contractée 15j avant. Du coup je retente ma chance et cette fois-ci c’est la bonne. Initialement prévu en prépa du marathon de Montpellier, je m’y présente en entraînement VMA longue en vu de la Veni Vici d’avril. 3 fois 10’ à 4’ au kilo après 50’ d’échauffement en compagnie du meneur d’allure 1H45. Arrivé tôt pour ne pas avoir de souci pour me garer et retirer le dossard, je me balade tranquillement dans le coin avant de m’échauffer légèrement histoire de ! Un peu moins de 2000 coureurs inscrits, mieux vaut se mettre dans le haut du paquet pour éventuellement être moins gêné dans les premiers kilomètres. Je me place à côté du meneur et c’est parti pour 21km !

Avec tout ce monde c’est un peu le bordel pour éviter de marcher sur quelqu’un ou de se faire bousculer. Sur la carte, ce parcours paraît vraiment sympa, donc faut en profiter de ce côté-là aussi. Il faudra bien 2km avant de trouver un rythme de croisière. Nous sommes un bon nombre de coureurs à nous accrocher au meneur et certains passages et autres virages serrés peuvent être délicats à négocier. Les vues sur les longues allées (avenue de Melgueil et l’allée Cavalière) sont mêmes impressionnantes de part cette densité de coureurs. On longe sur quelques km l’étang du Ponant pendant cette première partie et je profite un max de ces points de vues très très sympas même si je connais (entre km 4 et 8). Les minutes passent et les kilomètres avec. Tout s’imbrique parfaitement : après être passé au golf du Ponant (km9) et sa grande avenue, arrive le ravito du 10°, je prends un verre (je suis parti sans rien) et débute ma première séquence de 10’.

Après plus de 45’ de course, nous sommes beaucoup moins serrés donc je serai dans de bien meilleures conditions pour travailler. J’avais les jambes qui me démangeaient depuis longtemps et ça fait du bien de se lâcher un peu. Je prends mon rythme convenu et je ne lâche rien. Naturellement je redouble un nombre impressionnant de coureurs mais sans intérêt pour moi bien sûr. Faut juste que je ne m’emballe pas. Pas évident de garder une course linéaire avec ce monde à passer. Les minutes passent et je tiens cette allure sans problème. Au 12°km, passage très sympa au cœur de la ville près du départ (parking du palais des congrès) avec franchissement d’un pont. J’en termine avec ma première séquence, 3 minutes de repos. Je tourne les jambes entre 5 et 6’ au kilo.

Puis c’est reparti pour 10’. Je sais que je peux augmenter et tenir une allure supérieure à ces 4 au kilo, mais mon plan de prépa n’est pas fait pour chercher une perf le jour J, seulement finir en bonne forme. Plus j’avance, plus les coureurs sont éparpillés, je suis donc moins gêné et mon allure est bien plus régulière. Passage au km15 autour du lycée La Merci Littoral puis le long du terrain de Baseball des « Albatros ». Fin de la 2° séquence, à nouveau 3’ de repos (km16 passage aux arènes). Puis c’est parti pour la 3° et dernière répétition. Il reste 4.5km pour cette course. Je suis toujours aussi bien dans cette série, aucun problème. Pour mes prochaines séances VMA des semaines à venir, faudra que j’augmente l’allure de quelques secondes. Les minutes défilent, et cette fin de parcours est un peu moins sexy mais bon …. Arrivé au km 18, on attaque le bord de mer, au niveau de la plage du grand travers, sur une voie verte et où on se croise toujours avec les coureurs depuis le km17. Demi-tour puis j’en finis avec le fractionné. Place à la récupe sur les 2 derniers kms. Un bon nombre de coureurs me repasseront, ils doivent être à 4’40 au kilo tandis que moi je tourne du coup à une grosse minute de plus qu’eux.

Je franchis la ligne et j’en termine en peu plus d’1h38. Objectif réalisé sans souci, l’occasion surtout de découvrir une nouvelle course et me (re)dire qu’il faudrait quand même qu’un jour je me lance sur un chrono sous les 1h25. Finies les compètes pendant 15j, place le dimanche aux sorties longues trails.

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Urban trail de Nîmes (30)

Posté par mescourses le 21 février 2020

Nîmes, le 16 février

  • 30km, départ 7h45

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Mi-février, retour à la compétition après 2 mois d’abstinence (12km de Ladrecht). Etant en pleine préparation du 65km de la 1ère édition de la Véni Vici en avril, je m’y présente seulement pour faire ma sortie longue. Ce n’est pas l’envie qui me manque de faire mieux mais ma raison l’emporte, du coup cela sera pour le plaisir de participer à cette 5ème édition. J’ai encore de bons souvenirs de la 1ère année. Dossard récupéré la veille pour éviter tout stress inutile ce matin, la seule « inquiétude » reste la météo. Jusqu’au dernier moment on ne sait pas si il va se mettre à pleuvoir ou non. Petit footing pour chauffer les muscles. Départ en 2 vagues pour éviter tout bouchon dans les ruelles nîmoises. Je me place bien pour partir dans la première. 7h47, les fauves sont lâchés ! Je joue des coudes pour ne pas me faire bousculer, mais je suis obligé, comme prévu, d’aller plus vite que ce que je souhaiterai, afin de ne pas me retrouver dans un éventuel bouchon dans un escalier étroit ou je ne sais quoi. Ce premier km est plat mais il faut être vraiment attentif et prudent car la pluie fine a rendu le revêtement très glissant. J’ai opté pour les chaussures running.

Après ces nombreux changements directionnels dans les ruelles, on commence les montagnes russes de la ville. Une belle balade en perspective pour découvrir les coins et recoins de la cité romaine. Passage au planétarium puis à l’église St-Luc ainsi qu’à la chapelle St-Baudile. On grimpe au Nord de la ville. Après seulement 3km le rythme cardiaque est pas mal. Il ne pleut toujours pas et je continue ce run fort sympathique sur le bitume. J’arrive vers le km5, l’université de Nîmes. Première fois que j’y mets les pieds, et ma première impression fut qu’il s’agissait d’un fort ou quelque chose comme dans ce genre. Cerise sur le gâteau, on pénètre au sein même du bâtiment et on traverse l’amphithéâtre avec concert de rock en fond sonore ! J’adore ces surprises qu’ils nous ont réservé ! On ressort par les « douves » et c’est parti pour la suite. On monte, on descend, on ne fait que ça. Je m’éloigne de la ville, j’ai l’impression d’avoir fait 15 bornes avec tous ces changements de rythme, et pourtant …… lol

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Cela fait un bon moment que chacun semble avoir trouvé son rythme de croisière. Je tourne à 5’22 de moyenne, je marche au feeling, tout va bien je me régale et maintenant on se dirige vers le coin nature du parcours. 2 ravitaillements prévus. Je passe le premier un peu avant le km10. Je prends un morceau de banane, mais je regrette de ne pas avoir pris plus car la faim commence à se faire sentir. Faut tenir une heure avant le prochain. Passage au square de la grotte, km 12. Il me semble que c’est ici que l’on a droit à notre 2ème surprise, on baisse la tête et on pénètre dans une buse !! Oui rien que ça ! Environ 30m je pense, même moi qui ne suis pas grand, je me cogne la tête à plusieurs reprise lol et une fois franchit, on se met à 4 pattes pour passer à travers un muret et son grillage. Il me faudra quelques secondes pour retrouver un usage « normal » de mes jambes lol Belle trouvaille ce passage et tellement atypique.

Puis 1km plus loin on attaque vraiment le côté nature de l’épreuve. Au km 15 on coupe la N106 (Alès-Nîmes), en passant sur le pont qui l’enjambe au niveau d’un parking du bois des Espeisses. Je retrouve quelques portions de monotrace qui sont bien sympa. Même en running ça passe bien, je fais juste plus attention au cas où. Passage au domaine de la Mazetière, j’ai passé la mi-parcours et tout va bien, je maintien mon allure à 5’22 au kilo sans forcer. Après 5km je redescends le long de la nationale puis on « rentre » dans le bois des Espeisses (qui n’a de bois, que son nom).

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Les km défilent, je retourne petit à petit vers la ville. Un dernier km avec des passages « nature » entre le 24 et 25 pour rejoindre la chapelle Ste-Madeleine. Puis vient un autre moment super sympa, le fameux passage dans un cadereau long de 400m environ, nous sommes plongés dans la pénombre mais très vite l’esprit discothèque géante nous envahit. Son et lumière à fond, un régal de courir dans ces conditions, et il y a même le DJ !! Des grands malades !!! Une fois sorti de là, passage aux 9 arcades sur la route d’Alès et au km 26 je vois des coureurs qui viennent dans l’autre sens. On récupère le fond de peloton du 16km direction la tour Magne. Enormément de monde du coup cela risque d’être chaud pour finir tranquille. Heureusement j’attaque par une belle petite côte ce qui me permet de doubler très facilement. Plus délicat, un monotrace en dévers où ça ralentit beaucoup bien sûr. Obligé d’être en surrégime pour passer cet obstacle. Je fais beaucoup de hors piste et je patine, un peu la galère du coup mais je suis entraîné par cet impression de voler par rapport aux autres. Nous sommes 2 du 30km à nous faufiler comme on peut. Passage à la tour puis on descend au jardin des fontaines. Petite montée de marches et on redescend dans la rue. Nouvelle bosse, ça en finit jamais lol mais que c’est bon !!  

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Et encore une super surprise avec ce passage à l’intérieur d’un bar (le Victor Hugo si je ne ma trompe pas), avec petit ravito local offert lol Faut le voir pour le croire! Un grand merci à eux pour nous offrir cette opportunité. Ils nous avaient prévenus qu’on serait gâtés, ils ne nous ont pas menti ! Passage à la maison carré puis on se dirige vers les arènes lieu d’arrivée. Elles se dressent majestueusement devant moi puis on y pénètre tels des gladiateurs (oui elle était facile à faire celle là). Encore quelques marches à gravir dans les gradins, un petit tour en haut puis on redescend sur le parvis des arènes pour franchir la ligne d’arrivée après 29.7km et 2h36m! Médaille souvenir en plus, tellement rare par chez nous …. Bien mieux qu’un t-shirt finisher à 2 balles qui sert jamais à rien ; super parcours, un régal du début à la fin, la météo était avec nous, super ambiance. 5° édition, 6000 participants. Y a des chances que j’y retourne une 3° fois l’année prochaine. Sportivement pour moi, un peu trop rapide à cause de ces 6 derniers km. J’enchaîne avec une semaine de repos et probablement le 18k du trail des amazones de St-Jean du pin dimanche.

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« Sur les pas de Gargantua » (48)

Posté par mescourses le 30 mai 2019

Les bondons, le 26 mai 2019

  • 21km
  • Départ 9h

 BONDONS

A 4 semaines de mon objectif, l’Aubrac circus, dernière compétition trail. Après le 27k 850+ de Pujaut de dimanche dernier, je me présente au petit hameau des Bondons en Lozère pour un 21km 925+ annoncés, « sur les pas de Gargantua », 1ère édition.  Idéal pour ma préparation, du court mais avec un dénivelé très intéressant. J’espère par contre que ce parcours ne sera pas trop technique car avec ma cheville (et toujours la crainte pour la hanche) en carton et à une semaine de mon marathon, ce n’est pas le moment de connaître un nouvel arrêt.  Au vu des photos et vidéos le concernant, je pense que je vais me régaler. C’est l’association de chasse Les Bondons qui l’organise afin de faire connaître leur région. Juste à la sortie de Florac en direction du Pont de Montvert, c’est vrai que c’est un coin où l’on n’irait pas forcément.  70 pré-inscrits + ceux du jour, on sera peut-être une centaine. Malgré le recul géographique, la nouveauté et la très bonne publicité sur les réseaux sociaux devraient en faire une réussite.

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Arrivé sur place, je suis immédiatement conquis par cet environnement verdoyant et très vallonné, voir même montagneux. La météo est avec nous même si il y aura probablement de grosses rafales de vent aux sommets. J’avais prévu la GoPro mais du coup avec ce vent, ça ne rendra pas à cause du son, du coup je laisse tomber. Je pars récupérer le dossard et la donation (buff de la région occitanie et t-shirt de l’épreuve), puis petit tour dans le hameau ; j’en profite pour récupérer l’affiche de l’évènement pour ma petite collection. 8h55, petit briefing d’avant-course : descente technique et montée glissante à cause de la pluie de ces derniers jours, les ravitos du parcours …. Bizarrement je me retrouve seul sous l’arche, aucun coureur ne s’avance lol. Le départ est lancé. Une bonne dizaine de coureurs me passent très rapidement. Un peu moins de 2km de bitume pour sortir du hameau, la première partie en faux-plat descendant puis une côte histoire d’en calmer certains. On quitte la petite route pour emprunter un sentier tout en continuant à « grimper ».

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Puis arrive le moment qui me préoccupait particulièrement : la longue descente pour atteindre le pied de l’ascension. En gros 350 négatifs en 3km. Le point positif est que le terrain n’est pas gras à cette altitude, il est bien exposé au soleil et au vent. Immédiatement je ne suis pas à l’aise, je crains pour ma cheville et les mauvais mouvements pour ma hanche. Beaucoup de coureurs me dépassent tout au long de ces kms. Je suis bien trop prudent sans doute mais peu m’importe, l’objectif premier est de ne pas me blesser. Le sentier est super sympa, quelques parties en devers, très roulant. Même si on descend, on garde une magnifique vision sur l’environnement.  Plus on se dirige au pied, plus la nature se transforme. Un petit passage en sous-bois, une portion bien raide mais heureusement très courte et indiquée par un bénévole, un passage légèrement boueux, tout est réuni pour donner un intérêt supplémentaire à cette descente. J’en termine enfin par une dernière portion peu évidente pour déboucher sur la route au niveau du pont de Briançon.

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10m de bitume et on rattrape un sentier en sous-bois, départ de la longue ascension. Je suis enfin dans mon élément, ou en tout cas bien plus à mon avantage. Je peux me mettre au travail et attaquer les 6.5km et 600+. Le terrain est très roulant, type chemin forestier, tout en gardant un côté intimiste et donnant l’impression que nous sommes parmi les premiers à le fouler. En tout cas, connaissant bien l’Aubrac, ce parcours est vraiment similaire à ce que je trouverai le 23 juin prochain pour mon objectif de l’année. Tout au long de la difficulté, je grappille des places au classement. J’ai  notamment repassé la 3° féminine vers le bas. J’échange quelques mots avec certains et continue de plus belle. Passage au hameau du Cros. Quelques personnes présentes, habitants aux fenêtres et bénévoles. Les locaux ne doivent pas avoir beaucoup l’habitude de voir passer des personnes lol. La grimpette continue, très régulière, qui me permet de garder une allure constante. On se rapproche du sommet et changement de paysage. On ressent le vent souffler de plus en plus fort. La végétation ne peut plus nous protéger.

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Les places sont figées, nous sommes un petit nombre répartis sur 200m. Proche du sommet, un petit monotrace un peu raide se franchit aisément grâce au vent dans le dos. L’impression d’avoir des ailes car cela souffle beaucoup, les rafales sont assez intense. Le petit souci est que l’on effectue un virage à 180° et du coup on se le prend en pleine face. Pas évident du coup !  Un long sentier avec une vue dégagée nous montre l’effort qu’il nous reste à fournir. Un peu plus tôt j’ai pu passer devant notamment la 2° féminine, et désormais nous sommes chacun à notre place. J’alterne marche et course pour souffler un peu depuis un certain temps. J’arrive enfin sur le plateau de la cham des Bondons où nous sommes censés enfin pouvoir diminuer nos efforts, mais les rafales sont tellement importantes que je suis obligé de forcer pour pouvoir courir. Nous avons passé les 1200m d’altitude. Je passe le ravito du sommet situé à côté de magnifiques menhirs ! Un moment très sympa et insolite pour ma part. Pour la petite anecdote, est recensé pas moins de 154 menhirs sur une zone de 10km²! C’est une des plus importantes concentrations de menhirs après le site de Carnac en Bretagne (plus de 3000 menhirs), le site d’Avenbury en Angleterre (près de 500 menhirs), le site de Paddaghju en Corse (258 menhirs) ou le site de Mid Clyth en Écosse avec 200 menhirs.

J’entame une bonne descente, cela va durer 10m environ et les cuisses vont bien la sentir. On croise alors ce qui sera une assez longue série de groupe de randonneurs. Eux aussi subissent ces rafales. La première partie se fait sur sentier type alpage puis on récupère le bitume. Je me fais vite dépasser par quelques coureurs, et pourtant je rame pas. Comme elle est relativement courte je ne perds pas trop de distance. Puis on récupère un sentier départ d’une nouvelle ascension. De suite je peux recoller au petit groupe, toujours mieux que d’être isolé. Je marche quasiment tout le long, de toute manière ça ne changerait pas grand chose, je préfère en profiter pour récupérer pour mieux finir par la suite. Près de 2km pour 130+. Puis au 15°km on en termine et désormais place à une bonne dose de relance sur ce plat, voir même faux-plat descendant. Cela me permet de refaire monter mon allure moyenne, et que ça fait du bien de courir! Nous sommes abrités du vent de ce versant là et au loin on aperçoit ce qui fait le charme de ce coin: le chemin très propre nous mène à grand pas vers l’un des 2 « seins » de calcaire des Bondons. Quelques bénévoles et une joueuse d’accordéon nous encouragent (merci à Michel Roche pour cette photo).

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Cerise sur le gâteau, je m’aperçois que l’on va devoir grimper sur cette butte! Rien de méchant bien sûr, mais vraiment sympa puis je vois qu’on en finit pas finalement :-) . Donc au km 17.4, nous quittons le chemin pour la gravir. Un tout petit monotrace nous montre la voie. 50+ et 600m plus loin nous retrouvons le chemin pour continuer notre retour. La descente fut peu évidente pour les chevilles. Un bénévole au sommet nous a mis là aussi en garde. En tout cas ce fut génial. Cette fois-ci c’est sûr je ne vais que descendre. Du coup j’augmente l’allure, déjà pour me faire plaisir puis si je peux gratter une place ou 2 :-) . Un coureur très grand avec une trèèèèèès longue foulée me passe et je décide alors de le suivre sur cette sorte de calade peu évidente à dévaler. La pente s’adoucit puis on retrouve la souplesse de « l’herbe à vache », je maintien mon allure et me met à la hauteur du coureur. On échange quelques mots, puis je passe devant. Je relance dès que je peux. Je me fait plaisir. 200m avant de franchir la ligne, je récupère le bitume pour en finir tranquillement.

2h10m mais quel régal ce parcours!! De toute beauté, j’en ais plein les yeux! Même si j’ai eu du mal quand même avec toute cette ascension, je n’en tire que du plaisir finalement! Je ne connaissais pas du tout le coin et je sais du coup que je vais y retourner !! Je ravitaille bien à l’arrivée puis sur la route du retour je m’arrête sur le bas côté prendre ces quelques photos du parcours :-)

Prochaine étape dimanche prochain, le marathon de la Drôme histoire de faire du volume et cette fois-ci, pas de dénivelé !! Je retourne sur le bitume que j’apprécie tout autant !

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Pujaut trail (30)

Posté par mescourses le 28 mai 2019

Pujaut, le 19 mai 2019

  • 27k
  • Départ 8h30

Nouvelle compète et une nouvelle sortie longue pour ma part au programme. Là, cela devient costaud, pas pour le kilométrage mais concernant le dénivelé. 800+ annoncés, et ça fait bien longtemps que je ne me les ais pas farcis ! Et pour rajouter à cette difficulté, ce parcours ne sera sûrement pas simple car en pleine garrigue. J’ai participé à une compète à côté, mais rien a voir avec aujourd’hui car il s’agissait du marathon des côtes du Rhône en octobre dernier. J’avoue que ce choix d’épreuve n’est peut-être pas très judicieux vis-à-vis de mes « soucis » physiques du moment mais je serai fixé définitivement sur ma forme. Ciel très couvert et moins d’une demi-heure avant le départ, il se met à pleuvoir. Rien d’important mais juste de quoi faire bien ch…. Et je me dis que ça va rendre le revêtement encore plus technique. Du coup je me demande ce que je fais là, mais bon, le plaisir aussi de découvrir une nouvelle épreuve. Nous sommes très peu nombreux, sûrement moins de 80. La météo, la difficulté et le fait qu’il y ait aussi un 13km doivent desservir ce long. Pas d’objectif, juste courir au feeling et on verra ce que ça donne. Et surtout faire attention dans les descentes pour la hanche et les chevilles.

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Notre petit nombre se place sur la ligne de départ et c’est parti pour un bon moment . Direction le Nord et le village, bitume pour commencer bien sûr. Un peu plus d’un km histoire de monter en température et ce n’est pas plus mal car cette pluie fine est très refroidissant e. On sort de la route et c’est parti pour la première montée, un bon petit mur de 800 km et 70+ . Ça passe sans problème (heureusement !!), un léger répit et j‘attaque la descente en sous-bois, un interminable pif-paf sans visibilité qui était un de mes points forts fut un temps. Mais là je descends avec prudence car ces changements de direction ne sont pas top pour la hanche. En tout cas le cadre est top. Je suis quand même content que ça se termine pour soulager la hanche et en plus on regrimpe de suite. J’y vais tranquille à mon rythme, un poil moins long et haut. Au sommet je relance mais assez rapidement, la descente arrive. Encore plus longue et toujours aussi pénible pour moi. Si cela fait comme ça tout au long de ces 27km, je vais en baver !

La 3° côte est là, un bon 100+ pour engranger le dénivelé. J’alterne marche et course. La course est encore longue. Une fois en haut, j’attaque une bonne partie vallonnée, des petits coups-de-cul suivis de relances. Plutôt roulant depuis le départ, ma moyenne est très bonne, 11.5 à l’heure. Au 10°k on passe au loin de Sauveterre (arrivée du semi des côtes du Rhône), et la hanche commence à se faire sentir. J’arrive au pied de la 4° montée et là je commence à avoir une défaillance physique, les jambes fatigue à mi-course. D’ailleurs, manque d’attention, je tire tout droit à un embranchement mais heureusement un coureur était juste derrière moi et m’avertit aussitôt. Retour sur mes pas et grimpette immédiate ! Je monte tant bien que mal, je sais que je ne suis pas dans un super jour mais ce n’est pas grave je ne suis pas là pour le classement. Faut juste que j’engrange les km et D+. Je fais le dos rond et continue à encaisser les montées-descentes.

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Passé cette mi-course, mon allure diminue à vue-d’œil, le parcours se pimente. Mes Mizuno Kien 4 sont trop « légères » sur ce type de parcours. Trop caillouteux pour elles, je galère souvent par manque d’accroche, ça aide pas. Mentalement je me fixe des objectifs : atteindre tous les 7km. Je vais donc chercher le « semi ». Un long faux-plat me paraissant interminable, je pense du 17 au 18° mais sans certitude, un monotrace se faisant en fond de vallée style lit de rivière asséché. Avec ces caillasses je ne peux prendre d’allure régulière et j’alterne marche-course. Enfin sortie de là, 20m de route pour aller chercher un autre sentier. Pas beaucoup de passage sur route, c’est vraiment un trail de chez trail. Le peu de bitume me permet de dérouler et de pouvoir récupérer du terrain sur mes prédécesseurs. J’en perds tellement dans les sentiers….. J’atteins ce 21°km et du coup ça me rebooste car plus que 6km et j’en terminerai. Pour m’aider, nous sommes 3 sur une partie vallonnée où je peux dérouler un petit peu plus et prendre le relais. Grosse satisfaction quand je vois que malgré la fatigue dans les montées, je peux relancer sans problème. J’attaque la descente et quelques secondes après je me tords la cheville. Décidément elles ne me laissent pas beaucoup de répit ! Du grand classique, je sais que ça ira mais faudra attendre quelques centaines de mètres. Descendre à cloche-pieds, y a plus simple.

Le premier coureur s’arrête à ma hauteur, on échange un peu et lui dis qu’il peut y aller, que ça ira pour moi. Une tape dans le dos en le remerciant et il file. Idem pour le 2°. Je prie pour que la descente ne dure pas une plombe. Quelques minutes plus tard j’arrive à poser le pied tant bien que mal. Une fois en bas, ça va mieux et heureusement pour moi il s’agit d’une longue partie de plat sur terrain souple et très roulant. Je peux dérouler comme si de rien n’était. Je passe le km 23. Je reviens facilement sur le 2° coureur. D’ailleurs, pour la petite anecdote, il y a quelques km, nous avons été pointé 16, 17 et 18°. Puis soudain le chemin tire sur la gauche et mise à part une « falaise », je ne vois rien d’autre ! « Faut vraiment monter là ?? » bon ….. ben oui pas le choix. Un pierrier de premier choix se dresse devant moi ! L’idéal pour ma cheville. Je suis quasiment à l’arrêt pour gravir cet obstacle. Une vraie galère ! 24’ au kilo c’est bon comme allure ??? lol Il est quand même bien raide puis avec ces pierres qui roulent sous les godasses…

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Du coup le coureur me repasse et j’essaie d’emboîter le pas pour m’aider. 2 bénévoles sur le bord nous encouragent et j’en profite pour prendre une bouteille qu’il me tend. De l’eau fraîche fait du bien. 140+ et 700m plus tard enfin au sommet, un plat descendant roulant permet de relancer la machine pour se dégourdir les jambes suite à l’ascension. Je me dis qu’il faudra bien descendre ce que l’on vient de monter….. si c’est technique ….. J’ai repassé le coureur et je descends en faisant très attention. Au km 25.5, croisement du parcours (22°km), plus que 2km et la descente se fait toujours en douceur, tan mieux pour moi ! Je sors de la « montagne » pour déboucher sur un champ à l’entrée du village côté arrivée. Enfin !!!! Pour le plaisir, ils nous font faire un tour de terrain de foot histoire de faire 600m mais qui ne servent vraiment à rien. En tout cas, j’en termine en 2h47 (17° sur 67), bien fatigué mais content que physiquement j’ai tenu. Petit interview par René Reboul sur le vif et direction le ravito pour me recharger en énergie : charcuterie, taboulé, lentilles, fromage, banane … tout y passe !!

Je ne me fait pas trop de souci pour la cheville mais dimanche prochain j’ai à nouveau un trail. Un 21k 925+ en Lozère …. Aujourd’hui ce fut 850+. Les grosses échéances s’enchaînent : Trail de Pujaut 27K 850+ – Trail des Bondons 21k 925+ – Marathon de la Drôme. La préparation de l’Aubrac se poursuit.

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Trail de Baurech (33)

Posté par mescourses le 11 mai 2019

Baurech, le 1er mai

  • 26 km
  • Départ 9h30

Je profite habituellement de mes vacances pour aller participer à une course dans une autre région. Et celles-ci ne dérogent pas à la règle. Direction la famille en Gironde. L’année dernière j’avais effectué les 21k de St-Selves et cette année je devais faire le marathon de Bordeaux. Ce dernier étant déplacé fin octobre je me suis rabattu sur le trail de Baurech du 1er mai. Je ne me suis décidé seulement il n’y a que quelques jours sur la distance : 15 ou 26k. Les 15 de Ners et les séances qui ont suivi m’ont donné les feux verts pour la longue distance. Ce sera une nouvelle fois un excellent révélateur pour la suite. Marcheurs, Run&Bike, 8, 15 et 26k, il y aura du monde sur ce RDV. Le long est inscrit au challenge départemental des trails. Concernant la météo, mitigée les premiers jours et pour le jour J elle décide de nous offrir un magnifique soleil et une température plus que printanière. On sort le débardeur ! Annoncé 26k 550+ avec 6 ravitos, je pars sans bidon.

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Je ne m’échauffe pas, je me prépare tranquillement puis je me place sur la ligne de départ. Le 8km et le run&bike vont partir simultanément puis ça sera notre tour accompagné du 15k 10’ après. 9h30, place « aux grands ». Nous ne connaissons pas le tracé au vu de plusieurs passages dans des propriétés privés donc je préfère me placer dans les premières lignes histoire de ne pas être pris dans d’éventuels embouteillages un peu plus loin, par contre attention de ne pas trop m’emballer. Je vise 2h30 donc une allure assez basse, l’objectif étant d’engranger les km. 9h30 c’est à nous ! 200m sur l’avenue principale puis on bifurque sur la droite afin de partir sur ce qui sera une boucle de 4km histoire d’étirer tout ça. On se retrouve tout d’abord en sous-bois, chemin propre mais avec tout e monde, faut vraiment faire attention où on met les pieds car il y a toujours une ornière ou racine qui vient gêner. Comme à Ners je prends une allure de 4’50 au kilo. Ralentissement en sortie de forêt sur un single en épingle avec passage sur un monticule pour aller gambader le long de champs. Voilà pourquoi je suis parti plus vite, pour éviter ce genre de tracas. (Photo de Nathalie Wurry). En plein soleil, on sent déjà que ça tape.

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Au 4°km (premier ravito), on retourne dans le village et on se prend la première côte de la journée. On est sur bitume et ça me permet de grimper d’un bon rythme et de doubler bon nombre de coureurs. Après ces km de plat, ça fait un sacré changement d’un seul coup, on passe d’un niveau en dessous de la mer à 80+ ! On a donc pris de la hauteur et c’est parti pour une bonne balade bucolique. Ce n’est plus vraiment plat, on alterne montée – descente et faux-plat. Et durant 3 bons quart d’heure, je ne vais faire que monter et descendre sans vraiment de répit. De belles côtes. On est vite rentrer dans les vignes, un paysage très vallonné qui est fort sympathique et surtout qui me change des Cévennes ou des vignes de la campagne alésienne ! Au 6°km, bifurcation entre le 26 et le 15km. De nombreux ravitos sur le parcours, je zappe les 2 premiers (4 et 8°km de mémoire) et prendrai le suivant. Ca permet de prendre mes distances avec des coureurs de même rythme. Même si je ne vise pas de classement particulier, je reste un compétiteur et je joue sur une allure régulière du début à la fin et de la baisse probable d’autres coureurs pour faire ma place.

Baurech1

Au km12 passage au pied du premier château du parcours (on est passé au km10.5 à proximité du château Sentout), un joli  petit domaine bien sûr. Toujours un bon rythme et je continue à grappiller quelques places ici et là. J’appuie dans chaque montée ou je suis plus facile, tranquille dans les descentes pour faire gaffe aux chevilles principalement car dans ces champs ou vignes, il serait facile de se faire mal ! Les km défilent et au 15° on traverse sur une centaine de mètre ce qui semble être une propriété privée, une très jolie parcelle en sous-bois, un vrai régal. Physiquement ça va, rien ne m’empêche de garder cette allure. A plusieurs reprises on traverse un petit ruisseau et ces passages nous laisse entrevoir un paysage dont je n’aurai soupçonné l’existence dans ce coin là : sous-bois très humide et boueux, avec passage à la corde pour nous aider dans ces crevasses. Autre domaine que l’on contourne, au km 17 environ, belle propriété encore une fois.  Au 18° je sens que tout va bien et je me dis qu’il ne reste que 8 km puis faudra bien redescendre « au niveau de la mer » donc je décide d’y aller, d’appuyer un peu plus. Ca me permet aussi de voir si physiquement je peux envoyer un peu.

Visite en courant du sous-sol et tous ces fûts d’un domaine. Merci beaucoup de nous ouvrir vos portes car cela rend encore plus intéressant et attrayant une telle épreuve.

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Km 21.5 et 22.5 à nouveau 2 passages dans le ruisseau et toujours cette même difficulté à les franchir, qui plus est, une fois passé on se tape un mur où je sens que les muscles ont bien bossé. Dans un de ces creux je doublerai une joëlette ! Les pauvres ils galèrent un max à le franchir et ont la gentillesse de nous laisser passer. Des encouragements  forts et sincères pour les motiver encore plus et les remercier pour cette mission qu’ils accomplissent ! Respect. Cette fin de parcours est en partie plongée en forêt et c’est vraiment génial. Je craignais ne voir que des champs et des vignes mais là j’avoue que je suis un peu bluffé et ravi au plus haut point. Ces coups de cul sont passés et je pensais que j’en aurai fini, mais non ! Une bonne côte finale m’attend au 23°k, elle fait mal mais j’avance et c’est bien là le principal. Je finis ce tracé avec forcément la descente qui suit jusqu’à l’arrivée. La famille se trouve sur les derniers centaines de mètres,  mais pris dans mon truc je ne les entends pas malheureusement, dégoûté pour eux :-(

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J’en termine donc en 2h15m22s, un quart d’heure de moins que prévu, pour une allure de 11.5 de moyenne. 31° au général sur 382, satisfaction supplémentaire. Mais l’essentiel est que tout va bien physiquement même si j’ai toujours cette pointe à la fesse. 4 jours de repos (car je ne veux pas m’enflammer) et je remets ça dimanche de retour à la maison, pour la 20° et dernière édition des traces de Deaux, un 15k 200+ sur route.

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Oenotrail du lunellois (34)

Posté par mescourses le 17 décembre 2018

Saint-Christol, le 2 décembre 2018

  • 21km
  • Départ 10h

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Après ma non participation aux 20k de Montpellier suite aux problèmes actuels de manifestation et autres blocages, j’ai décidé immédiatement de participer à ce 21km nature et pour une fois, y jouer le général. Une dernière « répétition » une semaine avant le marathon des barjots. Le temps idéal pour courir même si il fait un peu frais mais avec l’échauffement ça devrait aller. D’ailleurs cela faisait bien longtemps que je n’en avais pas fait un digne de ce nom vu que je ne fais plus de court en visant quoi que ce soit, cela rappelle des souvenirs. 1000 participants présents sur un 10km, ce 21 et d’autres épreuves de marches nordiques. Un gros RDV départemental. Fort de mon podium aux Saintes, je suis en pleine confiance et gonflé à bloc et je suis là pour faire un podium de catégorie au minimum.

Je me place donc aux avant-postes pour ne pas être piégé dans la masse. Nous sommes 190 inscrits seulement sur cette distance, assez peu je trouve, mais bon ….. Jamais 2 sans 3, après Toulouse, les Saintes, nouveau retard mais heureusement que de 10 minutes cette fois-ci. Allez cette fois-ci c’est la bonne et on part à toute jambes. Je décide de partir assez vite pour garder le contact le plus longtemps possible avec la tête de course. Après 1km et quelques parties de yo-yo, nous sommes un groupe d’une dizaine de coureurs (dont la 1ère féminine) en chasse des 3 premiers qui ont pris quelques longueurs d’avance. La première partie est « très » vallonnée et je compte sur les bosses pour prendre ma position et la tenir sur la 2ème partie. Tout se passe comme prévu mais dans une épingle je prends trop serré dans le talus et ma cheville droite se tord. Putain que ça fait mal !! J’essaie de faire quelques foulées mais mise à part à cloche-pied …. Même pas fait 2km ! Décidemment ces chevilles …… Je me fais déborder de toute part mais je me fais vite une raison, cela semble terminé pour moi ou en tout cas, c’est mal barré.

Oenotrail du Lunellois
Album : Oenotrail du Lunellois

6 images
Voir l'album
 

Peu importe, le principal c’est de retrouver un rythme correct qui sera synonyme d’une relative amélioration de ma cheville. Petit à petit je repars et les bosses ralentissant les coureurs cela me permet de ne pas perdre trop de terrain. Je ne me retourne pas mais personne ne me double étonnement. Au fil des kilomètres j’arrive à stopper l’hémorragie et maintien mon écart sur un petit groupe. La cheville est chaude donc ça tient, les appuis ne sont pas francs car si je ne pose pas mon pied sur une surface propre, une douleur survient immédiatement. Heureusement que ces derniers jours on a eu droit à la pluie, du coup le sol est plus souple. Pas beaucoup de bitume, c’est vraiment une course nature au premier sens du terme. On navigue entre campagne et vigne, pas mal de boue donc de belles portions de cross. J’ai repris un rythme voulu dès le départ, je suis juste en dessous des 15 de moyenne. Bien plus fort dans les bosses, je refais petit à petit mon retard et l’espoir d’un retour me gagne. Finalement je me lance dans une énième remontada et ce rôle de chasseur me réussit bien.

oenotrail tracé

Je sers les dents quand la cheville se fait sentir mais ça semble vouloir tenir jusqu’au bout. Demain sera une autre histoire lol. Chaque coureur devant moi est ma prochaine cible et devient mon objectif. Je gratte dans les côtes et me relâche dans les descentes en faisant très attention où je mets mes pieds car une autre torsion serait probablement fatale. En tout cas je prends un max de plaisir dans cette situation car je ne suis sûr de rien, je dois tenir ce rythme soutenu, je suis dans une bonne dynamique par rapport à mes adversaires mais toujours cette épée de damauclesse au dessus de moi. Passionnant pour un compétiteur. Et le parcours est vraiment très sympa. Je vais en terminer avec la première boucle, je profite d’une bosse pour prendre la tête du groupe – nous sommes 4 – et direction l’aire de départ. On entend le speaker encenser les coureurs du 10km, on passe juste à temps pour ne pas être gêné par le peloton. On part donc sur la 2° boucle, quasi plate. Les jambes sont là donc plus qu’à gérer désormais. On se retrouve à 2 et je reste derrière sagement. Je laisse passer les vagues de coureurs du 10, dur de ne pas les gêner dans les parties monotraces, mais on fait comme on peut.

oenotrail profil

Le coureur devant moi semble fort, il ne relâche pas son effort, ne faiblit pas, il semble facile. Ca va être intéressant sur la fin. Passé le 17°km je profite d’un faux-plat pour me porter à sa hauteur et prendre la température. 6km passé dans l’ombre il est temps que je me montre tout de même. Je m’aperçois que sa respiration est forcée donc il semble être dans le rouge. J’augmente l’allure sensiblement pour prendre le relais et l’inciter à me suivre. Je vois de suite qu’il ne le peut donc avant de repartir sur du plat j’en remets une belle, je pars pour 3km où il n’y a plus de calcul à faire. Je pense être bien classé mais avec cette mésaventure au tout début, j’avoue que je n’ai plus fais attention à ma place, mais avec le nombre de coureurs récupérés, il y a des chances que ça le fasse au final. Passage très sympa au 19°km lorsqu’on pénètre dans la cours d’un château, petit mais fort sympathique. Je commence à me retourner et sais que j’ai fait le trou nécessaire pour préserver ma place. J’en termine sans me relâcher et rattrape même 2 coureurs du 10 J. Je franchis la ligne d’arrivée après 1h30m et 10s pour parcourir ces 21.64km. Je me tourne de suite vers l’écran de contrôle : 6° et 4° V1, podium assuré. J’attends un petit moment pour avoir le détail et voir que je suis 1er V1 hors scratch. Grosse satisfaction même si ma cheville fera l’objet d’une grosse incertitude pour mon objectif de fin d’année à Montarnaud. Repos du coup.

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Foulées saint-selvaises (33)

Posté par mescourses le 13 avril 2018

Saint-Sèlve, le 7 avril 2018

  • 21k nature
  • Départ 15h30

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Je profite de mes vacances pour retrouver la famille en Gironde, et à y être, participer à ma première course dans le département ! Bon …. J’avoue que c’est l’inverse, j’ai choisi cette date pour aller en famille et faire la course lol. La météo n’est pas avec nous, de la pluie fine juste pour la course ! Mais par chance, moi j’aime quand il pleut. Le problème qui se pose concerne le choix des chaussures. Le parcours est vallonné, 60% bitume et donc le reste sur des chemins et avec ce temps, si c’est de la boue, ça promet. J’opte pour les running en espérant que cela soit des chemins propres. Après mon 35k du trail Stevenson de lundi, j’ai effectué un simple footing (étant en plus dans ma semaine de repos de ma prépa trail). Je vais voir comment cela se passe au fil des kms et on avisera. Je vise 1h30, déjà un bon rythme. Dossard récupéré, un échauffement comme au bon vieux temps de mes « foulées » et je file au départ, je me place dans les premières lignes pour ne pas être trop gêné. Egalement le 10km qui part en même temps.

ST selve

La meute est lâchée et ça part vite naturellement ! Je suis le mouvement, le but est de tenir en surrégime sur les 2 premiers km où, de mémoire, se séparent les deux parcours. J’y verrai alors plus clair. Une grosse trentaine de coureurs devant je pense, puis ça s’épure au passage à l’échangeur, on trace tout droit tandis que le 10 tire à droite. Une longue ligne droite de 3km pour étirer le peloton puis changement de direction qui n’est pas plus mal histoire de ne pas s’endormir. Je vous avouerai que je ne sais plus à quels moments  on passe de bitume aux chemins.  Ces derniers sont propres dans l’ensemble, j’arrive à passer à côté des flaquesJ. Km 5, je garde mon rythme de 4’10 » au kilo donc bien en dessous des 4’30 visés. Je ne force pas pour le garder et c’est bon signe. Les jambes sont là mais je n’essaie pas d’accélérer car il reste encore plus de 15 bornes. J’aperçois un château, on tourne « autours » et finalement on s’y dirige par un chemin très agréable. Il s’agit du château de Grenade, un des très très nombreux domaines viticoles de la région. C’est génial d’y passer, de le voir de si près.

tracé

Après ce km 7 fort sympathique, on quitte le domaine par le passage sous des arcades d’un de ses bâtiments annexes. Je repars de plus belle et je chasse un groupe de 3 coureurs, dont la première féminine, qui m’ont doublé il y a environ 3 km. J’ai suivi leur rythme à distance et dans les chemins je semble être plus à mon avantage (notamment dans les faux-plats montants) et sans forcer je grignote des mètres. Au km 10 je les rejoins et reste derrière un peu. Je fais attention de ne pas être pris dans un faux rythme, et vu que j’ai les jambes qui démangent je ne tarde pas à passer devant. Qui m’aime me suive ! Un peu avant le ravito du 12° (je crois qu’il y avait un ravito…), je récupère un coureur qui prend le train au passage. Bifurque à ce 12°k, on est pointé pour la première fois, annoncé 17° et en laissant trainer les oreilles, j’entends quelques secondes après les 19 et 20°. Bon …. Il reste 9 bornes, j’ai les jambes, plusieurs coureurs éparpillés au loin….. et bien je décide d’y aller.

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J’hausse indéniablement l’allure, je laisse sur place le coureur qui me suit et le faux-plat ascendant m’y aide. J’aligne 2 gros km à 3’51 et 3’53 au kilo pour monter dans la hiérarchie. Je ne regarde plus le paysage et une seule chose en tête : rattraper le coureur devant moi et ainsi de suite. En parlant de ça d’ailleurs, je suis agréablement surpris de ne pas être dans les vignes, ce que je craignais, du début à la fin. Bien au contraire, nous évoluons entourés de forêts et c’est bien plus sympa. Actuellement succession de signes droites et virages à 90°. Km 18, ravito et passage au château Haut-Selve, je ralentis pour ne pas glisser sur les pavés et je repars de plus belle avec en vu un groupe de 4 coureurs. Je mets tout ce qui me reste dans ces 4 derniers kms. Je reviens mais vraiment avec difficulté. Passage au 19° sur chemin boueux en forêt, de grosses glissades à chaque pas, pas loin de la sortie de route sur ces 100m. Enième virage à 90° et retour sur le bitume, je baisse la tête et renvoie tout, je vais revenir, je veux revenir ! 800m de ligne droite (partie commune avec le départ) et enfin je reviens. On s’engage alors dans une zone résidentielle avec que des pif-paf. Je lance le sprint dès que l’on y rentre, tout comme le premier coureur du groupe. Je passe les 2 coureurs et remets une couche pour ne leur laisser aucun « espoir », impossible de revenir sur le dernier coureur et donc je franchis la ligne en coupant mon effort 50m avant, assuré de ma 10° place ! 1h25m10s pour ce 20.9k 119+. Plus que satisfait, même si je sais que je vais en payer le prix avec ces douleurs qui ne tarderont pas à se faire connaître, mais bon …. Je ne fais plus de vitesse et l’occasion était trop belle. Les résultats tombent, 5° V1, à 20 » du podium de catégorie ! Déçu d’échouer mais le sentiment d’avoir fait le job ! Repos 3 jours pour les tendons.

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Grand trail Stevenson (48)

Posté par mescourses le 7 avril 2018

Florac, le 2 avril 2018

  • Trail 35k 1616+
  • Départ 8h30

En ce lundi de Pâques, j’ai décidé de participer à une des nombreuses épreuves du trail Stevenson organisées par l’association 3 soleils. Mon choix c’est porté sur le 35k du lundi car il s’agit d’une épreuve en boucle et non pas d’une course en ligne où on doit se présenter à pas d’heure pour prendre une navette hors de prix pour quelques malheureux km ! Ca y est j’ai piqué mon coup de gueule ! Un bon test grandeur nature ce matin, dans un environnement très convivial, peu de coureurs, et dont la plus grande partie sont engagés sur l’ultra de 3 jours (140k). Un 19k (première boucle) partira en même temps. Temps très très frais et on s’attend à « pire » sur le causse Méjean à cause du vent (2° boucle).  Jérôme s’est joint à moi pour faire une sortie en vu de son ultra de l’Aubrac.

Je laisse la GoPro de côté, je préfère me concentrer sur l’épreuve. Petit breffing pour nous dire que le parcours est magnifique et qu’il est 8h36 et qu’il faudrait peut-être y aller ! 100% détente à l’organisation, à la cool ! Le départ est lancé à l’arrache qui a pu en surprendre quelque uns. Un petit km pour s’échauffer les muscles, 3 coureurs prennent les devants, je discute avec un coureur parti pour faire les 2 boucles comme moi. Connaissant le parcours, il m’annonce la couleur de ce qui nous attend. Je garde mon rythme à l’approche du sentier et une fois sorti du bitume l’ascension débute. Je rattrape de suite les 3 coureurs partis aux avant-postes sans devoir durcir l’allure. Je suis en tête et creuse l’écart très facilement, et pourtant je ne vais pas vite. Je sais que la course va être longue donc je ne m’amuse pas à tout envoyer. Ca grimpe bien mais c’est très roulant, monotrace très agréable, à l’abris du vent, mais pas mal d’humidité, les ruisseaux sont présents par endroit et forment même de petites cascades. Pas de problème d’eau en perspective, parti avec une simple gourde (2 ravitos prévus : 12° et 18° au retour à Florac) ça devrait faire l’affaire.

FLORAC

Parcours vraiment magnifique pour l’instant, cette montée en sous-bois est magique, un environnement idyllique à mes yeux. Je me retourne et je ne vois personne derrière mois, je tends l‘oreille et rien non plus …. Comme au cross Lou Catou, j’ai mon moment privilégié. 4.5km de montée saccadée pour gagner 270+, histoire de se mettre en jambe avant de se chopper le mur final de la première difficulté, 1.8k pour 220+. Paysage différent, on est plus sur un environnement type causse qu’en forêt. Joli point de vue. Je me retourne et vois 2 coureurs ensemble, ça semble revenir, mais ce n’est pas grave ! Je relance dans la descente sur la piste en faisant gaffe tout de même au balisage. Dans la montée tout à l’heure j’ai tiré tout droit, manquait une rue-balise pour ma défense. Un petit passage délicat en quittant le sentier, faire gaffe aux chevilles et au barbelet en enjembant les barrières J. Faux-plat descendant où je peux dérouler pour atteindre le ravito de Ventajols au 12°km. Un p’tit verre et ça repart et là c’est le 2° effet kisscool, une belle grimpette qui casse bien les jambes après avoir déroulé sur 5 bornes. 1.6km 240+, heureusement toujours aussi roulant, mais j’alterne marche et course tout comme le coureur qui revient sur moi petit à petit.

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Après ce quart d’heure de montée, place à la descente pour revenir sur Florac, terrain propre dans l’ensemble, 500 négatif sur 4 bornes. Un point d’eau sur le bas où j’en profite pour boire un coup et remplir le bidon. On revient donc sur nos pas puis le coureur me rattrape juste au moment où on retrouve. On discute histoire de profiter du moment. Il est sur l’ultra de 3 jours et il me dit que j’ai course gagné pensant que j’étais sur le 19k! On note d’ailleurs que c’est étonnant qu’on soit en tête à la mi-parcours même devant ceux du 19k !! Niveau pas relevé …. Mais c’est comme ça ! On arrive au point de départ, il s’arrête ravitailler, je trace sachant qu’il reviendra vite sur moi. Ca part très vite pour la grosse difficulté, 3° et dernière, l’ascension sur le causse Méjean qui surplombe la ville. Là par contre j’ai du mal, le coureur du team UTPMA part sans difficulté et avec une telle aisance ….. sachant qu’il avait 100 bornes dans les jambes  .. bref … on est pas tous fait pareil !! Je veux garde ma place sur le podium c’est tout ce qui compte. Je m’affole pas, j’alterne marche et course, beaucoup plus de marche d’ailleurs lol mais j’imagine que c’est pareil pour tout le monde. Le monotrace est très roulant et super sympa à flan de colline. On coupe la route à plusieurs reprises, droit dans le dur. Petit à petit je m’aperçois que je touche au but. Les antennes du relais se rapprochent, le terrain devient désertique. Un petit passage sur le bitume pour relancer malgré que je grimpe toujours, ça fait du bien de « courir ». Un bénévole présent pour nous diriger vers ces antennes. Km 22.9 j’y suis enfin, 4.3K 500+, je comprends mieux après-coup !

tracé stevenson

Désormais sur le causse, le but est de relancer sur ce qui semble être un faux-plat, ne pas perdre trop de temps à trouver les rue-balises souvent bien éloignées les unes des autres. Ca souffle dur la haut, et ça caille bien, je remets les gants et le coupe-vent, le buff sur la tête. Le niveau de la gourde diminue dangereusement, et pas un pet d’eau en vue, donc restriction ! Pâtes de fruit pour faire le plein d’énergie car je sens que je perds mes forces à chaque pas que je fais ! Et le fait de me retrouver seul au monde, au milieu de nulle part n’arrange pas mon état d’esprit. Personne devant personne derrière, isolé ! Un peu plus de 3km sur ce plateau vallonné et j’attaque la descente. Encore plus de vigilance avec cette fatigue accumulée. Une bonne partie légèrement technique sur un petit km, tout en lacet, avec ces pierres qui roulent, puis ça repart de plus belle. Je déroule avec prudence malgré tout et retrouve le bitume et la ville pour en finir en 3h24m, 2° à 12’ du vainqueur de l’ultra (140k en 3 jours). Au contrôle à l’arrivée ils pensaient que je terminais seulement ma première boucle et voulaient m’envoyer sur le Causse ! non non ça ira merci, oui j’en ais terminé ! Jérôme c’est arrêté à la première boucle histoire de ne pas arriver à pas d’heure, une bonne petite sortie D+ d’engranger malgré tout.

FLORAC2

Content de moi, de cette 2° place inattendue. C’est vrai que le peu de coureurs « frais » engagés sur ce 35k 1616+ (qui en fait réellement 32.9k 1500+ ….) n’est pas très révélateur mais bon …. Au-delà de la place, le chrono est top pour moi, même si là aussi, le fait que le parcours soit très très roulant …. Après 2h d’attente occupées comme j’ai pu entre des vas-et vient pour prendre des photos et mes nombreux aller-et venues au ravito, enfin les podiums ! A l’image de l’organisation, très simple et bon-enfant, convivial, on est pas venu pour la gloire les strass et les paillettes !! Un saint-nectaire et c’est bon lol

Un peu de repos, un footing et place samedi au semi des foulées saint-selvaises en Gironde, qui s’annonce ….. humide !

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Semi-marathon de Marseille (13)

Posté par mescourses le 30 mars 2018

Marseille, le 18 mars 2018

  • Semi marathon
  • Départ 8h30

Exit la trans-st-paulienne annulée à cause des intempéries, me voici parti sur marseille pour ma 2° compétition de l’année. En pleine prépa pour le Lozère trail de mai, ce semi sera l’occasion d’accompagner Luc et de faire un super reportage. Egalement présent ce week-end, notre ami Fred de Raidlight qui s’alignera sur le marathon. Initialement j’avais prévu de participer à ce dernier, mais s’agissant d’une course en ligne avec un départ très matinal, je n’ai pas eu le courage de me lever aux aurores une nouvelle fois. Marre de ces courses en ligne !!!! Direction le vieux port afin de retirer le dossard et d’y retrouver mes hôtes, une belle galère vu le monde et des parkings fermés pour l’occasion de cette manifestation … bref, c’est fait ! Le dossard, le t-shirt pourri, la photo souvenir, et direction la maison pour aller voir le rugby :-)

Image de prévisualisation YouTube

Fred en grand courageux, est parti très tôt pour rejoindre les navettes et le point de départ, nous trankilou à une heure raisonnable. Petit-déj, on s’habille, sac poubelle sur les épaules et c’est parti pour quelques minutes de métro afin de rejoindre le vieux port et les sas de départ à Notre Dame de la Major. A l’ombre il ne fait pas bien chaud, principalement à cause du vent qui souffle dans la cité phocéenne. A la base j’avais demandé le sas moins d’une heure trente au vu de mon programme Objectif Peynier, mais m’étant rabattu sur le trail, du coup je rentre dans le 1h45 avec Luc pour « balader ». La mission du jour, suivre de A à Z la meneuse d’allure. Notre tour est annoncé, GoPro allumée, on part à faible allure car on ne peut pas dire que l’avenue soit large pour l’occasion. On prend petit à petit notre rythme de croisière pour aller tourner à la tour CMA CGM, et prendre une longue avenue, direction la canebière.
La meneuse d’allure est en ligne de mire, on doit être à 2 ou 300m d’elle, tout va bien, on garde notre rythme. On passe la canebière et on se dirige vers la place Castellane qui est le lieu de départ du 10km. Ambiance très sympa, pas mal de spectateurs nous encouragent. On passe le km 7 et on aperçoit le stade Vélodrome au rond point du Prado. Pour les sportifs, c’est également jour de match, un petit olympico ! Au rond point on bifurque vers la mer, direction le parc borély, haut lieu d’entraînement de beaucoup de coureurs locaux. On rattrape la meneuse aux 8km. Je profite du passage dans ce parc pour faire du repérage car en novembre j’y viendrai faire le marathon de l’espoir, 42km dans son antre lol. Une vidéo de plus, quelques clichés et c’est reparti pour un nouveau fractionné afin de rattraper Luc. Très joli parc avec sa fontaine aux oiseaux et son château du 18°s, très joli tour (passage aux 10km) ! Retour sur le bitume et on croise des coureurs qui sont sur « le retour ».

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Demi tour au niveau de l’hippodrome Borély et c’est parti pour la plus belle partie de ce tracé, la corniche ! On commence par longer les plages du Prado puis on prend de la « hauteur » pour surplomber la mer et avoir de magnifiques points de vue ! Qui dit bord de mer, dit vent, et ça souffle pas mal ici. Je continue mon « fractionné » en revenant sur Luc après avoir pris d’autres photos. Il ne lâche pas la meneuse d’un cm, l’objectif se fera les doigts dans l’nez ! Passage sur le pont de la corniche avec vue sur le très célèbre vallon des Auffes, petit quartier singulier de la ville. Une dernière « bosse » et on plonge sur le vieux port. On accélère naturellement et on prend un peu d’avance sur la meneuse. De plus en plus de monde nous encourage. On fait le tour du port et dernière ligne droite ! On finit en 1h44m33s, contrat rempli sans difficulté, super séance ! Fred conclura son marathon en 3h12, en manque de préparation …. Un ultra runner d’exception !

Un grand merci à ma « famille » marseillaise pour cet accueil toujours aussi chaleureux ! ça fait plaisir de se revoir ! Retour aux choses sérieuses dans ma préparation trail, avec dans 15j un test grandeur nature sur le 35k du trail Stevenson (48).

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20° Sauta Roc (34)

Posté par mescourses le 4 mars 2018

Saint-Guilhem le Désert, le 18 février 2018

  • 26km 1100+
  • Départ 9h30

Première compétition pour les membres cévenols de la team running stones. Et pour marquer le coup, avec Jérôme et Denis, nous avons choisi la 20° édition de la Sauta Roc de St-Guilhem le Désert, un des plus beaux village de France.  Une grande classique de la région avec de la caillasse à gogo. Idéal pour tester ma cheville capricieuse, Denis pour se tester sur du plus long et plus de D+ et Jérôme en mode trans-aubrac. Une bonne sortie qui nous changera de nos terrains habituels. Aucune pression, aucun objectif, en entraînement en condition réelle. On part relativement tôt histoire de trouver de la place pour se garer car c’est une vraie galère sur place : 519 inscrits et très peu de place de parking, sinon faut faire 3km …. Donc pas de stress inutile, on part tôt.

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Arrivé sur place, dossard récupéré et vite dans la voiture au chaud car le soleil n’est pas encore bien présent et le vent est glacial ! Un bon café, reco des premiers mètres de la sortie du village et on se rend sous l’arche 5’ avant le départ. Denis en t-shirt (tout va bien, c’est Denis), GG avec sa doudoune et ses moufles, et moi entre les deux J. On se place vers le fond de la meute même si on sait que l’on risque de le regretter quand ça va se rétrécir. Une fois partis, un gros km pour faire un tour et étirer un minimum tout ce monde, puis retour dans les ruelles du village et on attaque l’ascension sur une magnifique calade avec passage au pied de ruines. Le rythme s’effondre et avec Denis on se faufile tranquillement.  Malgré la largeur limitée, on arrive à progresser. Je lâche Denis un petit peu avant de sortir de cette zone pavée. On attaque la caillasse, une super partie très ludique. On continue à grimper mine de rien.

Sauta Roc
Album : Sauta Roc
St-Guilhem le désert (34) 25km 1330+
8 images
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Le parcours est composé essentiellement de 3 montées, la première étant la plus longue. Un vrai régal pour l’instant ce tracé et je me demande pourquoi je ne suis pas venu la faire avant ! J’ai pris mon rythme de croisière, je grimpe bien, sans forcé, remonte des coureurs. Ce n’est pas trop technique pour l’instant, juste ce qu’il faut pour ne pas risquer de s’ennuyer. Après 2 gros km de montée, une petite partie de montagnes russes histoire de souffler un peu ou de relancer selon la forme des uns et des autres. Puis on repart pour 2 km de montée. Magnifique passage en crête avec une vue imprenable sur les collines environnantes. Mais il faut bien garder les yeux au sol tout de même car la corniche peut s’avérer dangereuse vu l’étroitesse du sentier.
Au km 7 on en termine enfin et on part pour une longue descente avec du faux-plat en apéro. Un petit 40+ sur 300m sert de piqure de rappel pour ce qui nous attendra un peu plus loin. Une longue descente sur une mono-trace somptueux nous emmène au ravito du km 13 (si mes souvenirs sont bons). Quelques centaines de mètres de répit et on attaque la 2° difficulté du parcours, 1.5km pour 170 +. En super forme, ça passe comme une lettre à la poste et je passe quelques coureurs de plus. Je ne force pas pour en garder pour l’ascension finale. Le travail de D+ de ces 3 derniers mois porte ses fruits. Puis une nouvelle portion +/- « plate » nous emmène vers une belle descente. Je mets le frein pour ma cheville et me fait rapidement doubler par 3 ou 4 coureurs. Une succession de lacets serrés avec de la caillasse à souhait qui m’allument les voyants. Je suis là pour bosser la montée et préserver ma cheville, donc pas de risque inutile.

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Ma difficulté passée, je vais pouvoir me faire plaisir dans la 3° montée, 2 km 280+, la plus part en marchant, je remonte ces coureurs en alternant marche et course. Sur la fin j’aperçois la 1° féminine, bien étonné de la rattraper ! Et là je me dis que l’on doit être bien placé au classement vu son très gros niveau. Du coup j’en remets une couche pour l’accrocher le plus vite possible. Je zappe le 2° et dernier ravito et revient sur elle au tout début de la descente. Par contre elle envoie du gros bois dès que ça bascule. On tient le rythme avec 2 autres coureurs. J’en oublie alors mes priorités et bien sûr la sentence tombe très rapidement. La cheville tourne bien comme il se doit et me cloue sur place. La grosse tuile ! Je reste quelques secondes à voir comment ça se passe, mais rien de très encourageant. De toute manière je ne vais pas rester planter là donc je repars tant bien que mal. 5km de descente, 25’ !!!! Le sentier est assez bon dans l’ensemble heureusement, mais dès que mon pied ne se pose pas à plat de suite c’est la grosse douleur. 11 coureurs m’ont passé, c’est comme ça …. Je finis sur le plat à l’entrée du village, la petite ruelle qui va bien avec son lot de spectateurs qui nous encouragent et je franchis la ligne en 2h40m24s. 25km 1330+ à ma montre. Et pour le classement … 85° lol finalement je me suis flingué la cheville pour rien lol, j’étais bien loin.

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Denis arrive quelques minutes après ! Super temps vu le profil du parcours, et Jérôme un peu plus tard dans son mode sortie longue Ultra trail !  On a encore passé un super moment , bien rigolé et bien couru. Place au repos avant de repartir de plus belle. RDV lors de la trans st-paulienne le 11 mars en Ardèche.

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tracé

 

 

Publié dans 21 à 41 km, Herault | Pas de Commentaire »

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