Marathon de Chambéry (73)

Posté par mescourses le 8 octobre 2021

Chambéry, le 2 octobre 2021

  • Marathon
  • Départ 9h

tracé chambéry

Première sortie longue de ma prépa pour la Véni Vici qui me serte également de VMA longue pour cette semaine. J’opte pour Chambéry et le lac du Bourget pour mon 13° marathon, région que je ne connais pas. Bourget vendredi, Chambéry samedi après-midi et les Charmettes (maison de J.J. Rousseau) dimanche. On commence à pouvoir revivre comme avant. Dossard récupéré, vendredi en début d’après-midi, visite du jardin du prieuré St-Maurice à Bourget et pique-nique  au bord du lac. Samedi matin, je prends la navette à Chambéry qui nous emmène au point de départ, à la Motte Servolex. Il fait très frais ce matin, on a plus l’habitude de ces températures basses. J’opte pour le débardeur tout de même mais avec les manchettes. Petit échauffement histoire de faire monter la température corporelle et musculaire. 9h, direction l’arche de départ. Annoncés 223 sur la distance reine et un peu plus de 400 sur le semi. Pas d’objectif particulier, je vais juste essayer de ne pas m’enflammer et d’éviter de prendre mon allure habituelle. Du coup je pense faire juste en dessous des  5’10 au kilo.

Run motion - Marathon Chambery - 2021-129

Et c’est parti ! Départ en même temps que le semi, donc nous sommes nombreux. Je suis dans le ventre mou donc allure modérée. Beau soleil, la balade s’annonce sympa. Les premiers km sont déjà bien sympa, route de « campagne » avec comme paysage, des vergers au premier plan et les montagnes en fond. La seule difficulté de ce parcours se situe d’entrée, une bosse d’un peu moins de 2km, tout en douceur. Puis grosse descente d’un km sur le Bourget-du-Lac. Je ne m’emballe pas histoire de casser inutilement des fibres. On passe le long du prieuré visité hier direction la plage municipale du lac. Début d’un long Aller-retour » Bourget – Aix les Bains ». Le début se fait en longeant l’étang des aigrettes. Nous sommes sur la voie verte. Une bonne ligne droite en face de l’aéroport puis on bifurque à la base de loisirs des Mottets direction Aix les bains au km 10.

Run motion - Marathon Chambery - 2021-328

Dès à présent on longe le lac côté Est, la voie verte est super sympa, beaucoup de monde s’y promène. La vue est très agréable aussi avec les montagnes de l’autre côté. Vers le km 14, je croise les coureur en tête, belle foulée évidemment et une sacrée avance au bout d’un tiers du parcours. Je continue mon petit bonhomme de chemin un poil plus vite que convenu mais les jambes sont là et j’y vais au feeling sans forcer. 2 km plus loin, je double un coureur qui marche déjà ……. Il n’est pas arrivé le pauvre. Je rentre dans Aix, et on en a finit pour quelques minutes de longer la route. On contourne l’esplanade du lac et demi tour, on « rentre » à la maison. Je suis loin de la mi-course mais le fait de retourner sur nos pas, psychologiquement ça joue. A mon tour de croiser des coureurs. A plusieurs reprises on s’échange un mot d’encouragement, un sourire …. Sur un pont je m’arrête faire 2 photos. C’est bien de le faire en courant mais des fois forcement certaines sont pas top, du coup, là, je ne veux pas les foirer. Je cours aussi pour ça : PROFITER.

Run motion - Marathon Chambery - 2021-477

Le 2° tiers se fait donc sur le même tracé, pas de photo mais je me concentre sur ma foulée, à l’écoute de mon corps. Je pense avoir croisé les derniers concurrents, respect à eux. Passage au semi, au niveau de la plage du Lido, tout va bien. Encore 6 km sur cette même voie verte avant de bifurquer. Km 25, ça y est je commence à récupérer le premier coureur. Allure 5’ au kilo à la sensation sans forcer donc je reste comme ça. Un petit kilo à papoter puis je retrace car j’étais sur un faux rythme. Km 27, on tourne sur le parc d’activité Savoie Technolac, savant mélange de verdure et de bâtiments. Petite boucle de 2km puis on en sort, km 30 par une autre voie verte, revêtement stabilisé, qui longe la Leysse. Super agréable là aussi, changement d’environnement à nouveau. 4km et plusieurs concurrents de passés, 2 qui alternaient course-marche et 2 féminines (qui s’avèreront être la mère et la fille 2 et 3° au classement). Retour à la civilisation, zone de travaux, industrialisée, ce n’est plus le même charme malheureusement mais bon ….. Les derniers kilomètres ne sont bien sûr qu’une formalité, pas de chrono, pas de pression, et toujours dans ce final où on sent que les jambes sont là et on accélère lol. Je rentre dans le centre ville puis dans le parc pour couper la ligne en 3h30 et quelques secondes.

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Une belle balade d’effectuée, très beau parcours (mais à mon sens, le plus beau reste à l’heure actuelle celui de Montpellier), environnement varié, des points de vue très très sympas. Le parfait mariage entre Plaisir et Sport. Et encore une fois ma supportrice n°1 venue m’encourager !! Cette après-midi, visite de la ville historique et dans 15j rebelote avec celui de Montauban pour ma semaine 6 de prépa.

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Trail des carrières de Beaulieu (34)

Posté par mescourses le 20 septembre 2021

Beaulieu, le 12 septembre 2021

  • 15km 250+
  • Départ 10h20

3 mois après mon premier et dernier dossard de l’année, me voici parti pour participer à la première édition du trail des carrières de Beaulieu. Quand je vois que les courses s’annulent les unes après les autres en raison du faible nombre de participants, manque de bénévoles … dû aux restrictions et passe sanitaire, je me pose quand même des questions. Effectivement, ce matin nous nous retrouvons plus de 100 sur le 16k et idem sur le 10, sans parler des randonneurs …..donc, la demande est là !! nous voulons un dossard ! Merci à ces organisateurs qui maintiennent leur évènement et surtout aux nouveaux qui ont le courage de se lancer !beaulieu4

Fin de ma 1ère semaine de prépa de la veni vici de mi-novembre, je zappe la sortie longue pour le dossard, je me rattraperai plus tard. Départ tardif pour laisser le temps aux chasseurs de terminer leur partie. Quand tout le monde s’entend bien, c’est quand même bien mieux. Bon échauffement car me connaissant, je pense que je vais m’engrainer si mes jambes me le permettent après mon fractio en côte et VMA longue précédents. J’en profite pour repérer les sentiers. Ca va être bien sympa apparemment.

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10’ après le 10k, c’est à notre tour. Je me place dans le ventre mou pour ne pas être pris par la vague des fous furieux. Ca part bien vite quand même mais je prends sur moi et trouve mon rythme assez vite, 5’15 ça casse pas des briques mais à la base on n’est pas là pour ça. Je profite dur large chemin pour remonter un peu et ne pas être trop pénaliser à l’entrée du premier monotrace. Annoncé plus de 90% de monotraces !! Et on est servi effectivement ! En forêt, des racines, des caillasses avec par moment la carrière à travers les arbres, un vrai régal. 250+ donc aucune difficulté, je vais pouvoir bien en profiter sans souffrir. On forme un petit groupe de 3 et on avale les premiers km. Les jambes sont bonnes, et je trouve que ce rythme est un peu monotone. Comme prévu je ne vais pas pouvoir me retenir. Dès le 5ème km je passe devant et j’appuie dans un faux-plat. Personne ne suit et me voilà parti pour ma spéciale : la remontada. 2 km de « descente » puis ça regrimpe (façon de parler).

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Très peu de ligne droite, le top pour baroudeur, je reprends régulièrement des coureurs, ma moyenne est passée à 5 au kilo, les jambes sont là, tous les voyants sont au vert, alors je fonce. Je passe sous mon allure marathon et je maintien ce bon rythme. La cheville ne donne pas signe de faiblesse mais je me concentre sur le terrain car très très piégeux. Je récupère des coureurs km après km. Je reste sagement derrière eux lors des passages en monotrace, je ne prends aucun risque. Et dès que l’opportunité se présente, je passe et reprends mon allure. Ce tracé est vraiment un pur régal ! Que de la relance, pas de répit pour ceux et celles qui jouent le haut de l’affiche. Les km défilent et je remonte petit à petit, encore 2 au niveau du ravito ; pas de pause pour moi, j’ai prévu.

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Les 4 derniers km seront à tendance ascendants. Je continue ma remontée et profite de ces petites bosses pour accentuer cela. Je papote 30s avec  un coureur, ca permet de récupérer un peu. Comme d’habitude dans ces cas là, on parle du beau temps actuel. Beau ciel bleu, chaleur mais on est à l’abris sur la majorité du parcours donc tout va bien là aussi. Je me retrouve isolé dans les 2 derniers km, personne derrière et personne en vu devant, donc je déroule en faisant gaffe où je mets les pieds. Dernier km, je retrouve le chemin pris lors de l’échauffement. J’en termine en un peu plus d’1h16 pour faire ces 15.72km 238+. Plus beau parcours d’une course nature que j’ai eu l’occasion d’effectué, un pur plaisir ! Longue, très longue attente pour avoir les résultats. Sur le terrain on m’avait pointé 7° mais je me méfie toujours de ces infos en live …. Finalement je suis classé 8° et surtout 1° de catégorie M1 hors scratch ! Un podium qui fait bien plaisir surtout que je n’étais pas venu pour ça. Dimanche prochain je remets ça à Sommières pour la première édition du trail de Massereau, format similaire à celui-ci. En attendant, je repars sur la prépa.

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trail de Massereau (30)

Posté par mescourses le 19 septembre 2021

Sommieres, le 18 septembre
15km 250+
Départ 10h

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Apres ma bonne course de reprise le week end dernier sur le trail des carrières de Beaulieu et mon podium de catégorie, je profite de cette bonne forme pour m’aligner sur le trail de Massereau de Sommieres. Pas de sortie longue dans ma préparation pour la veni vici pour l’instant mais deux courses pour travailler la vitesse. Je rallongerai les km la semaine prochaine. Ici aussi il s’agit de la première édition, mais deux fois plus de coureurs qu’a Beaulieu, surement du au fait qu’il n y ait qu’une seule distance. Même kilométrage, même dénivelé, a voir pour l’etat du parcours.

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Merci à Pascal Maumy pour ces photos du départ

Échauffement comme au bon vieux temps, je repère le premier km et le goulot d étranglement qui se profile 300 m après le départ donc faudra pas que je parte dans le ventre mou cette fois ci. Causerie de départ puis place sur la ligne. Ca part donc très vite et ralentissement comme prévu mais place dans les 40, ca ne coince pas trop. Puis on récupère vite un dfci afin que tout le monde puisse prendre son rythme de croisière. Du monde devant mais cette fois ci je garde cette allure et j’attaque ma remontada de suite, on verra ce que ca donne et si je paye pas mes séances de cotes mercredi et de ma vma longue de jeudi. Vers le km 2 on prend un monotrace et j’en profite comme le we dernier pour appuyer un peu, très joueur, sans vision, le top.

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KM4, Junas, un peu de bitume et les faux plats/cotes, me font gagner des places, les jambes tournent a merveille. Il s’agit d’une alternance de monotraces et de chemins type DFCI, beaucoup plus roulant que les carrières, l’allure s’en ressent. Petite cote passés les 5kms qui me permettent encore une fois de gratter 3 places, puis au km6 on attaque une petite boucle d’un gros km en foret pour ressortir et croiser les poursuivants qui montent a leur rythme. Je déroule bien dans les descentes pour valoriser mes efforts. Tout roule pour moi, c’est top. Apres le 8eme un nouveau monotrace ou je suis 2 coureurs, je les ai récupère sur le plat et bosse mais en descente, ca se tient. Malgré ma crainte pour ma cheville, je fais plus que limiter la casse en descente, je rivalise sans problème.

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De retour sur un chemin stable je relance et les passe, plus de retenue, faut que j’en rattrape un max. Des petits passages de bosses me permettent d’y parvenir, gros rythme dans ces moments et pas d’alerte physique, donc je fonce. Plus que 3 bornes, 2 coureurs en vu. Le gros faux-plat, voir même une bosse, me permet de fondre et lâcher sans problème le futur 1er Junior. Le dernier kilo est tout en descente mais je n arrive pas a rattraper le dernier coureur, trop loin et il me manquera je pense 400m pour pouvoir espérer y arriver. Un podium de catégorie est envisageable alors j’ai tout fait pour. Je franchis la ligne 8 secondes après, en 14eme place. Un peu déçu car je pensais vraiment être plus remonte que ca, mais bon …… Retour au camping pour récupérer le sac ravito d’apres course, je me change et j’entends le speaker annoncer que les résultats sont dispo en live sur endurance chrono. 2eme M1, podium, 3/3 cette année, la récompense du travail en cours.

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Semaine prochaine, pas de compétition, mais enfin une sortie longue. Faut que je m’y mette car mes 2 marathons approchent a grand pas donc, faut quand même que je les prenne au sérieux. Je continue ma préparation, fin de la S2 avec la sorti vélo demain

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Marathon du Grésivaudan (38)

Posté par mescourses le 20 juin 2021

Le Versoud, le 13/06/2021

  • Marathon
  • Départ 8h00

17 mois après mon dernier dossard (Semi de la Grande Motte), me revoilà enfin sur une course, un soulagement pour nous tous. On l’a tellement attendu ! Et pour cette reprise quoi de mieux qu’un marathon !? Direction l’Isère, à côté de Grenoble. Déjà prévu l’année dernière, je vais enfin pouvoir assouvir ce désir. Beau soleil au programme, 30° degrés prévus pour les 4 distances : 10, semi et marathon, et l’après midi la Color Run 12km. Arrivé la veille, je prends possession du fameux sésame et petite balade pour repérer la zone de départ se situant sur l’aérodrome de Grenoble-Le Versoud.

Le jour J est arrivé ! Nous nous retrouvons sur le tarmac de l’aérodrome, départ commun semi et marathon. Sur la distance reine nous sommes 135 inscrits. J’ai fais une petite prépa express de 4 semaines suite à mon OFF en trail (44k 1200+) histoire d’avoir la caisse pour normalement tenir mon rythme habituel, soit sous les 3h30. Le départ est donné, 1200m à faire sur la piste avec le masque, puis une fois sorti, nous pouvons enfin nous en libérer. On ressent déjà la chaleur arriver, j’espère que le parcours sera largement ombragé. Les premiers km me servent  à chauffer la machine, trouver le rythme qui va bien. Après 3km et demi on part pour un petit moment à longer l’Isère. Le cadre est sympa, mais en plein soleil. Heureusement pour nous il est encore tôt du coup le soleil ne tape pas vraiment. Entre l’Isère à nos pieds et la neige visible sur les sommets, on se dit qu’on aura de quoi aller chercher la fraicheur psychologiquement le moment venu. Mais pour l’instant on se croirai sur la strade bianche ! Terrain type dfci ultra plat avec de belles lignes droites ou vue dégagée, parfait pour maintenir une allure de A à Z. Pour l’instant je suis à 4’58 au kilo, donc pile 3h30. Mais je sens bien que je n’aspire à guère mieux.

Marathon du Grésivaudan
Album : Marathon du Grésivaudan

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Les km défilent, nous avons tous notre rythme. Au Dixième, on retourne « dans les terres » et de l’autre côté du chemin je croise les premiers coureurs. J’ai sauté le premier ravito mais à présent je vais penser à m’hydrater et m’alimenter pour prévenir toute défaillance. Au 12ème je vide une fiole puis fais le plein pour la suite. C’est également le lieu de séparation d’avec le semi. Un coureur repris au ravitaillement revient à ma hauteur. On papote plusieurs minutes, moment bien sympa. Au passage du tiers, on récupère la digue de l’Isère, là où on l’avait laissé au 10°. Je garde un œil sur la montre et je m’aperçois que le rythme baisse légèrement. Du coup je m’y remets et lui fausse gentillemment compagnie. Désormais direction la banlieue de Grenoble. L’allure semble faiblir pour certains, je commence à récupérer des coureurs. Alternance de parties ombragées bien agréables.

Au km19.5 on enjambe l’Isère pour basculer de l’autre côté de la digue puis retour ! Pour l’instant tout va bien, je maintiens mon allure. Toujours ces parties plein soleil / ombragées le long du fleuve. Avec cette chaleur qui se fait désormais bien ressentir, je n’ai envie que d’une chose, piquer une tête !! N’étant qu’une grosse centaine, du coup les coureurs se font de plus en plus rares. J’en ai seulement que 2 ou 3 au loin en vu. Mon objectif est d’en rattraper le plus possible. Sans hausser le rythme j’y parviens, certains au train, d’autres car ils ont mis le clignotant. Les km défilent et je me sens de plus à plus à l’aise. Km 31, on en finit avec les bords de l’Isère, cela faisait maintenant 17km qu’on le longeait. Nous sommes à la hauteur du village de Domène (mon lieu dortoir). Encore 11k et je me demande à quel moment je vais augmenter l’allure, car je m’en sens capable mais je ne sais pas du tout combien de temps je tiendrai.

On contourne l’étang Bougie direction les lacs de Chartreuse, du Vercors, Taillefer et de Belledonne. Au km 35, on longe ce dernier sur une belle ligne droite de 1500m. De nouveaux coureurs en vu au loin J. Puis on bifurque vers la ville. 3 coureurs devant dont une féminine, assez loin, du coup je décide d’augmenter l’allure au km 37. Il me faudra 3 km pour boucher le trou, 3 km entre 4’30 et 4’40 au kilo. Je les rattrape les 2 »derniers » grâce à une bosse (passage sur un pont) et il me reste moins de 2km pour en finir. Je garde le rythme. On tourne dans un quartier de la ville histoire d’avoir la distance à l’arrivée. La flamme rouge, personne devant, personne derrière, je ne sais pas du tout quelle place je peux avoir mais le job a été fait : allure pour 3h30 puis accélérer et tenir dans les derniers km. Je franchis la ligne et reçois LA médaille incontournable de la distance !! Super reprise, satisfait, surtout avec cette chaleur non négligeable. Pas de résultat sur place, protocole sanitaire oblige, j’apprendrai le lendemain que je suis seulement 20° (sur 119). Très peu de coureur mais un bon petit niveau !! Retour au bercail et je vais regarder le calendrier pour les éventuelles prochaines épreuves. La vie reprend !

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Semi marathon des Pyramides (34)

Posté par mescourses le 8 mars 2020

La Grande Motte, le 1er mars 2020

  • Semi marathon
  • Départ 9h45

3ème compète de l’année, et place au semi des pyramides de la Grande Motte. Déjà inscrit l’année dernière, je n’ai pu y participer à cause de ma blessure contractée 15j avant. Du coup je retente ma chance et cette fois-ci c’est la bonne. Initialement prévu en prépa du marathon de Montpellier, je m’y présente en entraînement VMA longue en vu de la Veni Vici d’avril. 3 fois 10’ à 4’ au kilo après 50’ d’échauffement en compagnie du meneur d’allure 1H45. Arrivé tôt pour ne pas avoir de souci pour me garer et retirer le dossard, je me balade tranquillement dans le coin avant de m’échauffer légèrement histoire de ! Un peu moins de 2000 coureurs inscrits, mieux vaut se mettre dans le haut du paquet pour éventuellement être moins gêné dans les premiers kilomètres. Je me place à côté du meneur et c’est parti pour 21km !

Avec tout ce monde c’est un peu le bordel pour éviter de marcher sur quelqu’un ou de se faire bousculer. Sur la carte, ce parcours paraît vraiment sympa, donc faut en profiter de ce côté-là aussi. Il faudra bien 2km avant de trouver un rythme de croisière. Nous sommes un bon nombre de coureurs à nous accrocher au meneur et certains passages et autres virages serrés peuvent être délicats à négocier. Les vues sur les longues allées (avenue de Melgueil et l’allée Cavalière) sont mêmes impressionnantes de part cette densité de coureurs. On longe sur quelques km l’étang du Ponant pendant cette première partie et je profite un max de ces points de vues très très sympas même si je connais (entre km 4 et 8). Les minutes passent et les kilomètres avec. Tout s’imbrique parfaitement : après être passé au golf du Ponant (km9) et sa grande avenue, arrive le ravito du 10°, je prends un verre (je suis parti sans rien) et débute ma première séquence de 10’.

Après plus de 45’ de course, nous sommes beaucoup moins serrés donc je serai dans de bien meilleures conditions pour travailler. J’avais les jambes qui me démangeaient depuis longtemps et ça fait du bien de se lâcher un peu. Je prends mon rythme convenu et je ne lâche rien. Naturellement je redouble un nombre impressionnant de coureurs mais sans intérêt pour moi bien sûr. Faut juste que je ne m’emballe pas. Pas évident de garder une course linéaire avec ce monde à passer. Les minutes passent et je tiens cette allure sans problème. Au 12°km, passage très sympa au cœur de la ville près du départ (parking du palais des congrès) avec franchissement d’un pont. J’en termine avec ma première séquence, 3 minutes de repos. Je tourne les jambes entre 5 et 6’ au kilo.

Puis c’est reparti pour 10’. Je sais que je peux augmenter et tenir une allure supérieure à ces 4 au kilo, mais mon plan de prépa n’est pas fait pour chercher une perf le jour J, seulement finir en bonne forme. Plus j’avance, plus les coureurs sont éparpillés, je suis donc moins gêné et mon allure est bien plus régulière. Passage au km15 autour du lycée La Merci Littoral puis le long du terrain de Baseball des « Albatros ». Fin de la 2° séquence, à nouveau 3’ de repos (km16 passage aux arènes). Puis c’est parti pour la 3° et dernière répétition. Il reste 4.5km pour cette course. Je suis toujours aussi bien dans cette série, aucun problème. Pour mes prochaines séances VMA des semaines à venir, faudra que j’augmente l’allure de quelques secondes. Les minutes défilent, et cette fin de parcours est un peu moins sexy mais bon …. Arrivé au km 18, on attaque le bord de mer, au niveau de la plage du grand travers, sur une voie verte et où on se croise toujours avec les coureurs depuis le km17. Demi-tour puis j’en finis avec le fractionné. Place à la récupe sur les 2 derniers kms. Un bon nombre de coureurs me repasseront, ils doivent être à 4’40 au kilo tandis que moi je tourne du coup à une grosse minute de plus qu’eux.

Je franchis la ligne et j’en termine en peu plus d’1h38. Objectif réalisé sans souci, l’occasion surtout de découvrir une nouvelle course et me (re)dire qu’il faudrait quand même qu’un jour je me lance sur un chrono sous les 1h25. Finies les compètes pendant 15j, place le dimanche aux sorties longues trails.

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Trail des amazones (30)

Posté par mescourses le 1 mars 2020

Saint-Jean du Pin, le 23 février 2020

  • 18km, départ 9h30

Une semaine après mon 30 de Nîmes, je me présente à St-Jean du pin pour faire le 18m 700+ du trail des amazones. Aucune surprise prévue car il s’agit de mon terrain d’entraînement et j’espère pouvoir découvrir quelques portions inédites. En semaine de repos dans mon programme pour la Veni Vici, je viens sans ambition, juste refaire du dénivelé sur une courte distance et finir sans blessure. Ils annoncent un temps magnifique mais au point de départ le soleil tarde à se pointer. Du coup je garde encore la tenue d’hiver. Dossard récupéré, un petit échauffement et je me place sous l’arche. A ma grande satisfaction je fais la connaissance de Bruno, un autre membre de Raidlight, qui a quitté ses bouches – du Rhône pour découvrir le coin !

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Bien placé au départ, je pars avec un bon rythme pour éviter un éventuel bouchon selon les ruelles où ils nous feraient passer. Ca part très vite et je me retrouve rapidement loin du haut du peloton. Peu importe, je prends de suite mon rythme prévu. Première « difficulté » si on puisse dire, la montée de la route d’Auzas. Je connais donc par cœur, je sais où limiter mes efforts d’entrée. A mi parcours on bifurque sur le DFCI puis un monotrace accidenté pour redescendre récupérer le lit de la rivière. Je me fais vite doubler par quelques coureurs car je lève le pied pour mes chevilles. Une fois en bas, j’attaque une partie vallonnée pour remonter dans la forêt derrière l’Ermitage. Je suis plus  l’aise en montée et désormais on ne va faire principalement que ça sur 6k pour atteindre les tables d’orientation. Monotrace jusqu’à la croix de Sauvage, passage devant le « château » puis 1.5k de plat sur le DFCI pour atteindre la barrière d’Auzas. J’y arrive avec un groupe de 3 coureurs, mais du monde devant et surement derrière nous.

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Je suis pointé 27ème (140 inscrits) avant d’attaquer l’ascension jusqu’aux tables. Une centaine de mètre sur le DFCI puis on bifurque sur la draille assez technique. Partie de trail géniale que je fais souvent dans mes plans de prépa pour le fractionné en côte. Je prends mes distances assez facilement sur mes compagnons du moment. J’ai le lièvre parfait devant moi. Il récupère un coureur de son équipe un peu plus haut, ils échangent quelques mots mais son collègue ne peut suivre le rythme (pourtant pas si élevé). Ne se retournant pas il ne s’aperçoit pas que j’ai pris sa place et continue à « lui » parler, scène un peu cocasse J. On en finit avec la draille et on récupère le tracé du GR, encore 500m avant le sommet. Un rocher à franchir, et on atteint la dernière difficulté avant le sommet, le passage en sous-bois. Il est bien casse-patte mais je sais comment l’aborder. Une fois sur le plateau je peux dérouler, je passe aux tables et désormais 500m de descente, roulant mais gaffe aux chevilles.

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Une fois au pied, km 9, ravito, j’ai ce qu’il faut donc je ne m’arrête pas. Gros faux-plat quelques centaines de mètres et grosse descente rapide. Je déroule sans forcer mais je garde à l’esprit la possibilité de rentrer dans le top 20 ; Je croise le leader (qui s’imposera) déjà sur le retour. Pointé 22ème au bas de la descente, on attaque une partie que je ne connais pas très bien. Belle grimpette, j’aperçois un peu plus haut des coureurs et je comprends que cela ne va pas être de tout repos. J’alterne course et marche et je remonte rapidement sur un coureur qui me laisse passer. Puis un poil plus haut j’aperçois Bruno Caboche bien connu du milieu, V2  habitué des podiums. Sur le plat on se vaut : je finis devant lui à Aubais et il prend sa revanche sur Ladrecht. Dans ces conditions, je suis plus à l’aise et plus entraîné je pense. On bascule au sommet ensemble et ses grandes enjambées lui permettent de rester devant. Mais dès le début de la descente, malgré les caillasses, je suis plus facile et il me laisse passer. Nous sommes 2 à prendre les devants et à mon tour je laisse passer le coureur. Le sentier est trop technique pour mes chevilles donc j’y vais doucement, il reste encore du chemin.

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Je récupère un DFCI qui nous remonte au pied de la difficulté précédente. Du coup je croise bon nombre de coureurs dont Bruno, une tape dans les mains, 2 mots échangés et chacun part de son côté. Tout ce que j’ai descendu, du coup, faut le remonter jusqu’au au ravito. J’ai repris le coureur descendu plus vite que moi et je l’ai distancé. Pointé 19ème, j’attaque maintenant une portion que je n’ai jamais prise, la descente Montcalm – Cazevieille. Encore un monotrace bien technique, 3km ….. mais au moins je découvre, c’est l’occasion. J’augmente l’allure en prenant quelques risques tout de même, je veux garder ma place. Bien accidenté au début, il devient roulant petit à petit. Cette partie est fort sympathique, à refaire en entraînement  dans l’autre sens ; je le prévois pour le we du 7 mars où je n’aurai pas de compète de prévue et où il faudra que j’enchaîne enfin 2 grosses sorties en 2 jours. Pour en revenir à aujourd’hui, étonnement personne ne me double, personne ni devant ni derrière. J’ai bien l’impression de descendre à un bon rythme mais rien de très impressionnant …  La civilisation pointe le bout de son nez au bout d’un sentier, je rentre dans Cazevieille et je récupère la route et désormais il ne me reste qu’à fondre sur l’arrivée. Ceci me permet de faire un peu de VMA longue sans trop forcer du coup. Je franchis la ligne en 1h41, pas essoufflé ni fatigué comme quoi le travail paye pour l’endurance dans de telles situations. Demain reprise de l’entraînement pour la 5ème semaine de ma prépa.

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Urban trail de Nîmes (30)

Posté par mescourses le 21 février 2020

Nîmes, le 16 février

  • 30km, départ 7h45

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Mi-février, retour à la compétition après 2 mois d’abstinence (12km de Ladrecht). Etant en pleine préparation du 65km de la 1ère édition de la Véni Vici en avril, je m’y présente seulement pour faire ma sortie longue. Ce n’est pas l’envie qui me manque de faire mieux mais ma raison l’emporte, du coup cela sera pour le plaisir de participer à cette 5ème édition. J’ai encore de bons souvenirs de la 1ère année. Dossard récupéré la veille pour éviter tout stress inutile ce matin, la seule « inquiétude » reste la météo. Jusqu’au dernier moment on ne sait pas si il va se mettre à pleuvoir ou non. Petit footing pour chauffer les muscles. Départ en 2 vagues pour éviter tout bouchon dans les ruelles nîmoises. Je me place bien pour partir dans la première. 7h47, les fauves sont lâchés ! Je joue des coudes pour ne pas me faire bousculer, mais je suis obligé, comme prévu, d’aller plus vite que ce que je souhaiterai, afin de ne pas me retrouver dans un éventuel bouchon dans un escalier étroit ou je ne sais quoi. Ce premier km est plat mais il faut être vraiment attentif et prudent car la pluie fine a rendu le revêtement très glissant. J’ai opté pour les chaussures running.

Après ces nombreux changements directionnels dans les ruelles, on commence les montagnes russes de la ville. Une belle balade en perspective pour découvrir les coins et recoins de la cité romaine. Passage au planétarium puis à l’église St-Luc ainsi qu’à la chapelle St-Baudile. On grimpe au Nord de la ville. Après seulement 3km le rythme cardiaque est pas mal. Il ne pleut toujours pas et je continue ce run fort sympathique sur le bitume. J’arrive vers le km5, l’université de Nîmes. Première fois que j’y mets les pieds, et ma première impression fut qu’il s’agissait d’un fort ou quelque chose comme dans ce genre. Cerise sur le gâteau, on pénètre au sein même du bâtiment et on traverse l’amphithéâtre avec concert de rock en fond sonore ! J’adore ces surprises qu’ils nous ont réservé ! On ressort par les « douves » et c’est parti pour la suite. On monte, on descend, on ne fait que ça. Je m’éloigne de la ville, j’ai l’impression d’avoir fait 15 bornes avec tous ces changements de rythme, et pourtant …… lol

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Cela fait un bon moment que chacun semble avoir trouvé son rythme de croisière. Je tourne à 5’22 de moyenne, je marche au feeling, tout va bien je me régale et maintenant on se dirige vers le coin nature du parcours. 2 ravitaillements prévus. Je passe le premier un peu avant le km10. Je prends un morceau de banane, mais je regrette de ne pas avoir pris plus car la faim commence à se faire sentir. Faut tenir une heure avant le prochain. Passage au square de la grotte, km 12. Il me semble que c’est ici que l’on a droit à notre 2ème surprise, on baisse la tête et on pénètre dans une buse !! Oui rien que ça ! Environ 30m je pense, même moi qui ne suis pas grand, je me cogne la tête à plusieurs reprise lol et une fois franchit, on se met à 4 pattes pour passer à travers un muret et son grillage. Il me faudra quelques secondes pour retrouver un usage « normal » de mes jambes lol Belle trouvaille ce passage et tellement atypique.

Puis 1km plus loin on attaque vraiment le côté nature de l’épreuve. Au km 15 on coupe la N106 (Alès-Nîmes), en passant sur le pont qui l’enjambe au niveau d’un parking du bois des Espeisses. Je retrouve quelques portions de monotrace qui sont bien sympa. Même en running ça passe bien, je fais juste plus attention au cas où. Passage au domaine de la Mazetière, j’ai passé la mi-parcours et tout va bien, je maintien mon allure à 5’22 au kilo sans forcer. Après 5km je redescends le long de la nationale puis on « rentre » dans le bois des Espeisses (qui n’a de bois, que son nom).

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Les km défilent, je retourne petit à petit vers la ville. Un dernier km avec des passages « nature » entre le 24 et 25 pour rejoindre la chapelle Ste-Madeleine. Puis vient un autre moment super sympa, le fameux passage dans un cadereau long de 400m environ, nous sommes plongés dans la pénombre mais très vite l’esprit discothèque géante nous envahit. Son et lumière à fond, un régal de courir dans ces conditions, et il y a même le DJ !! Des grands malades !!! Une fois sorti de là, passage aux 9 arcades sur la route d’Alès et au km 26 je vois des coureurs qui viennent dans l’autre sens. On récupère le fond de peloton du 16km direction la tour Magne. Enormément de monde du coup cela risque d’être chaud pour finir tranquille. Heureusement j’attaque par une belle petite côte ce qui me permet de doubler très facilement. Plus délicat, un monotrace en dévers où ça ralentit beaucoup bien sûr. Obligé d’être en surrégime pour passer cet obstacle. Je fais beaucoup de hors piste et je patine, un peu la galère du coup mais je suis entraîné par cet impression de voler par rapport aux autres. Nous sommes 2 du 30km à nous faufiler comme on peut. Passage à la tour puis on descend au jardin des fontaines. Petite montée de marches et on redescend dans la rue. Nouvelle bosse, ça en finit jamais lol mais que c’est bon !!  

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Et encore une super surprise avec ce passage à l’intérieur d’un bar (le Victor Hugo si je ne ma trompe pas), avec petit ravito local offert lol Faut le voir pour le croire! Un grand merci à eux pour nous offrir cette opportunité. Ils nous avaient prévenus qu’on serait gâtés, ils ne nous ont pas menti ! Passage à la maison carré puis on se dirige vers les arènes lieu d’arrivée. Elles se dressent majestueusement devant moi puis on y pénètre tels des gladiateurs (oui elle était facile à faire celle là). Encore quelques marches à gravir dans les gradins, un petit tour en haut puis on redescend sur le parvis des arènes pour franchir la ligne d’arrivée après 29.7km et 2h36m! Médaille souvenir en plus, tellement rare par chez nous …. Bien mieux qu’un t-shirt finisher à 2 balles qui sert jamais à rien ; super parcours, un régal du début à la fin, la météo était avec nous, super ambiance. 5° édition, 6000 participants. Y a des chances que j’y retourne une 3° fois l’année prochaine. Sportivement pour moi, un peu trop rapide à cause de ces 6 derniers km. J’enchaîne avec une semaine de repos et probablement le 18k du trail des amazones de St-Jean du pin dimanche.

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12 km de Ladrecht (30)

Posté par mescourses le 7 décembre 2019

Les Salles-du-Gardon, le 1er décembre 2019

  • 12km
  • Départ 10h

Je continue mon retour en forme sur de la vitesse sur courte distance. Et quoi de mieux qu’une compétition pour se jauger !? Pour cela j’opte pour les 12km de Ladrecht. Et c’est aussi l’occasion de découvrir un tout nouveau tracé pour cette 35° édition, et à priori il fait l’unanimité. C’est désormais une boucle et non plus la Je pense qu’il y aura du monde du coup, donc pour une belle place au général je repasserai lol. Même si ce n’est pas le but premier, je reste un compétiteur donc je ferai mon maximum. Question météo, c’est quasi parfait pour la saison, la pluie s’est arrêtée pour le we, la température est très correcte, certains sont même en débardeur. Après une grosse demi-heure d’échauffement, je me place sous l’arche dans les premières lignes.

Le départ est lancé et je me fais enfermé par un groupe de 3, impossible de m’en dépêtrer. Finalement je m’en sors comme je peux mais j’ai pris pas mal de retard sur la tête de course. Un 6km est également au programme et ils partent en même temps que nous. On rentre rapidement dans La Grand Combe puis on bifurque sur une petite route et c’est parti pour la découverte. Cette première partie est un bon faux-plat, qui passe bien car je suis frais bien sûr. Puis au 2°km une belle bosse qui va bien étirer tout ce monde. Cela me permet de revenir sur du monde. 1000m d’effort intense et on peut souffler un peu dans la descente qui suit. Je me fais rejoindre sur cette partie ou d’ailleurs les parcours du 6 et du 12 se séparent. Une fois cette descente terminée, on repart de plus belle (km 4.8) dans une bosse légèrement plus « raide » que la précédente.

tracé ladrecht

C’est dans ces moments là que je me dis qu’il faut quand même que je retravaille le fractionné en côte. J’ai l’impression de ne plus grimper comme avant. Y a encore du boulot pour retrouver la forme de l’hiver dernier, mais bon …. tant que ça reste un plaisir … Une fois au sommet de cette 2° difficulté on re-dévale à nouveau sur le bitume. Une bonne descente de plusieurs minutes qui casse ce qui faut en fibres. Mais je sais qu’après on sera tranquille et qu’il n’y aura qu’à dérouler. Une fois en bas, on bifurque sur un chemin, le sentier est bien boueux et très joueur du coup. Je me régale sur ces zones là, j’arrive à relancer comme si de rien n’était et gratte 2 places assez rapidement. Inutile d’essayer d’éviter les flaques, elles sont nombreuses, la boue omniprésente, ça patine mais ça passe.

profil ladrecht 1

Retour sur le bitume, je prends mon rythme de croisière entre 4.05 et 4.10 au kilo. Longue ligne droite avec visibilité dégagée. 3 coureurs devant moi et 2 éloignés. Je recolle sur mon prédécesseur et profite du moment pour augmenter l’allure très sensiblement et me rapprocher des 2 autres coureurs. Les derniers kms défilent, j’accélère le rythme afin de récupérer un dernier coureur (Les 2 autres sont vraiment trop loin). On reprend une petite passerelle synonyme d’une arrivée imminente. Un autre coup d’accélérateur pour prendre mes distances et en finir détaché sans « pression ». 47’41 » pour ces 11.8k 104+, soit 4’02 au kilo. Je grappille encore 2 secondes au kilo. Tout bon ça ! 20° au général, donc bien loin mais ce n’est pas grave, très satisfait de ma course. Prochain RDV le 28/12 pour le grand prix Coline de Rousson.

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Otour de la Carbonnière (30)

Posté par mescourses le 9 novembre 2019

St-Laurent d’Aigouze, le 3 novembre

  • 14.2km
  • Départ 10h

Après ma course concluante d’Aubais il y a 15 jours, je me présente aux portes de la Camargue à St-Laurent d’Aigouze pour une nouvelle séance de vitesse en « condition réelle ». Rien de telle qu’une compétition pour se tester. J’ai pu tenir sans trop de difficulté les 10km et 110+ d’Aubais en 4’10 » au kilo, et cette fois-ci je monte d’un cran : un peu plus de 14k au programme mais sans dénivelé. Seules les conditions météo seront un point d’interrogation pour le bon déroulement de ma séance. Une nouvelle fois, cela sera également l’occasion de découvrir une nouvelle épreuve. Cette semaine j’ai pu faire 2 séances avec ma chienne et j’ai pu caser ma séance de vélo hier matin : 47k dans la campagne alésienne pour tourner les jambes (550+) entre les gouttes. J’arrive à 9h sur place et c’est le moment où tombe une grosse averse histoire d’être tremper en allant chercher le dossard.

Une fois que tout est préparé, j’attends le dernier moment pour aller m’échauffer. Une grosse demi-heure de prévue, avec du grand classique : 20’ d’échauffement, pas-chassés, montées de genoux, talons-fesses et 4 accélérations. Retour à la voiture pour me changer, la météo s’est considérablement améliorée, il ne pleut plus et à la vue du ciel, on devrait être tranquille de ce côté-là. De retour sur la zone de départ, aux arènes, j’apprends qu’il y a 15’ de retard, du coup je retourne tourner les jambes. Désormais, tout le monde est fin-prêt, sous l’arche. Au programme, un relais avec départ commun. Placé en 3° ligne, je fais l’extérieur immédiatement pour éviter tout problème une fois que le pétard nous a donné le feu-vert. On contourne les arènes et on s’éloigne de suite du centre-ville à travers une ruelle relativement étroite. Comme toujours, le rythme est trompeur et la majeure partie d’entre nous partions plus vite. Assez vite, les places se figent. Je prends mon rythme de croisière et partage ces premières foulées avec 4 autres coureurs. Quasiment 3 km de ligne droite, ils paraissent interminables. Heureusement que c’est au tout début …

Tracé

Je ne tiens pas l’allure imposée par certains, 3 coureurs prennent mètre par mètre. Peu m’importe, je reste sur mon 4 »10 au kilo. Je ne me sens pas capable de pouvoir faire mieux, donc pour éviter de tout risquer ….. Longue, très longue partie sur ce chemin. Aucune difficulté bien sûr, c’est ultra plat comme prévu ; il faut juste que je me méfie de ces grosses flaques de boue, les éviter car on ne peut savoir ce qui s’y cache … Passé le km4, on bifurque pour enfin couper cette ligne continue, et ce n’est pas plus mal ! On récupère le bitume pour une foulée encore plus sécurisée. 1 km plus loin, ravito, que je saute. J’aperçois la tour Carbonnière, site très sympa, une idée pour y revenir balader. Sur cette nouvelle ligne droite, je croise un premier concurrent, le leader de la course j’imagine, puis un d’autres se succèdent. J’arrive au pied de la tour, lieu du passage de relais. Je suis annoncé 17ème par un enfant. A prendre avec des pincettes, mais il y a des relais donc ça peut-être très intéressant ! Demi tour et c’est reparti de plus belle. Je repasse devant le ravito

Je continue sur le bitume, la distance me séparant des coureurs qui me précèdent se maintient depuis quelques minutes. Tous les voyants sont au vert pour ma part, je tiens l’allure depuis le début sans difficulté, donc si devant ça faiblit ….. Les km défilent, on va rentrer dans le money time. Je me suis rapproché un petit peu. On en finit avec le goudron et me voilà sur un sentier étroit et bien boueux. C’est ici que je dois refaire mon retard pour garder des chances dans le dernier km. Je force pour maintenir mes 4’10 au kilo. C’est vrai que ce terrain est délicat et je vois rapidement que devant ça subit. Je récupère et laisse sur place un V2 (probablement) et à la sortie de ce sentier je suis donc revenu sur ce petit groupe. 2 coureurs justes devant moi puis un plus loin qui me semble intouchable. Intercalé, un adversaire alterne marche et course, mais il s’agit d’un relayeur. Après avoir « soufflé » un peu derrière tout le monde je suis prêt pour en découdre dans ce dernier km. La tactique est toute trouvée : je reste derrière, un pétard mouillé à 500m et un sprint à 100m en partant de l’arrière. Un coureur va rendre les armes à cause d’un point de côté semble t-il, c’était le plus éloigné. Je profite pour lancer la première attaque en le doublant : le pétard mouillé ; comment faire croire à l’adversaire que je n’aurai pas les jambes : le laisser repasser devant juste après. Ils sont cuits à point. Dernier virage, l’arche apparaît de suite, je ne me pose pas de question je lance le sprint, le premier ne réagit pas et le 2° sentant que j’y vais allonge le pas mais ne peut rivaliser. Je franchis la ligne en 59’02 pour ces 14.3km.

En regardant l’écran de contrôle je vois que je termine 10° au scratch et 5° de ma catégorie. Aucun V1 dans les 3 premiers, du coup pas de podium, mais ce n’était pas prévu, loin de là ! Super content d’avoir pu tenir une telle allure sans entraînement, 4’08 au kilo, ça revient petit à petit. 2 jours de repos et ça repart ! Prochaine compète peut-être le 17/11 pour les foulées de Bellegarde ou bien le 24 pour le 10° jurassic trail et ses 17km 500+. On verra.

 

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Foulées aubaisiennes (30)

Posté par mescourses le 26 octobre 2019

Aubais, le 20 Octobre

  • 10km
  • Départ 10h

Désormais pouvant recourir sans souci sur bitume et terrain souple, j’essaie de reprendre petit à petit un rythme d’entraînement convenable, sans toutefois en faire trop d’un coup. La météo n’étant pas du côté des cyclistes, je remplace cette sortie par de la CAP. Ce dimanche, à lieu la 11° édition des foulées aubaisiennes, tout proche de Sommières. Je n’ai jamais eu l’occasion d’y participer, du coup excellente occasion. Mais même une fois sur place je ne sais toujours pas encore comment gérer cette séance : je me teste en vitesse sur 10k ou bien je prends mon allure marathon pour monter en puissance ? Etant compétiteur dans l’âme …… je choisis la vitesse. Je sais très bien que je risque de ne pas tenir la distance mais on va tenter.

La météo semble être de notre côté, il fait 21° à 9h, le ciel est très menaçant mais ça devrait le faire. Après un échauffement proche du bon vieux temps, et après avoir vu partir le 5k, je me place sous l’arche dans les premières lignes histoire de ne pas être trop gêné. Une fois parti, je me libère du peloton sur le 1er km pour pouvoir prendre le plus rapidement possible mon rythme de croisière. La première partie est très rapide, à tendance descendante histoire que les positions commencent à se dessiner. J’ai pris mon rythme, trop rapide mais voulu. On est parti dans la campagne environnante, bien sympa. Je prends toujours autant de plaisir à courir ces foulées locales. Parcours vallonné, très joueur, bien différent au fil des km. Les côtes me permettent de gratter mètre par mètre sur mes prédécesseurs. Pour l’instant tout va bien, je tourne sous les 4’15 au kilo et je ne galère pas à tenir.

Je passe la mi-parcours. Je grappille une place ici et là grâce à ma régularité depuis le début.  Les petites zones sur sentier ne sont pas techniques donc j’y vais de bon cœur. Ces parties sont très sympas et je pense que cela me favorise vis-à-vis de la concurrence directe : j’arrive à revenir plus facilement sur mon/mes prédécesseur(s) et il semblerait que je prends plus de distance sur mes poursuivants. Personne derrière moi, pas de ligne droite suffisamment importante pour réellement me rendre compte de l’avance mais je n’entends rien donc j’ai pas mal de secondes au minimum. Puis je ne baisserai pas de rythme, je me l’interdis donc ça va le faire.

tracé aubais

Je sens bien que ce retour est plus délicat car après avoir « descendu » …. et bien faut remonter. 2 bosses entrecoupées d’un faux-plat puis me voilà aux portes du village. J’ai récupérer un V2 et reste à ses côtés le temps de récupérer un peu. Une belle bosse se dresse devant nous ! Faut remonter au centre du bourg et ça va piquer ! Rien de bien dur sur le papier bien évidemment, j’ai l’habitude du dénivelé mais avec mon rythme que je m’impose depuis 9km, j’espère ne pas craquer en n’ayant plus rien dans les jambes. Du coup j’accélère avant de rentrer dans les « forts » pourcentages, histoire de prendre un peu d’avance au cas où, car Bruno (le V2) a une sacrée foulée vu le très grand gabarit ! Je galère bien dans la côte, j’ai l’impression que je vais exploser, mais avec ces spectateurs qui nous encouragent, je n’ai pas envie de faillir devant eux lol. On dirait que ça ne va jamais en finir. Un virage et la ligne droite finale se dévoile, en faux-plat histoire de moins galérer. Un coup d’œil derrière pour réaliser que je peux finir en roue libre avec ces 10.33k, moins de 44’. Très satisfait de ce premier chrono, surtout que je n’ai pas souffert pour tenir le rythme. Première étape de mon retour sur le devant de la scène.

profil aubais

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