Trail des amazones (30)

Posté par mescourses le 1 mars 2020

Saint-Jean du Pin, le 23 février 2020

  • 18km, départ 9h30

Une semaine après mon 30 de Nîmes, je me présente à St-Jean du pin pour faire le 18m 700+ du trail des amazones. Aucune surprise prévue car il s’agit de mon terrain d’entraînement et j’espère pouvoir découvrir quelques portions inédites. En semaine de repos dans mon programme pour la Veni Vici, je viens sans ambition, juste refaire du dénivelé sur une courte distance et finir sans blessure. Ils annoncent un temps magnifique mais au point de départ le soleil tarde à se pointer. Du coup je garde encore la tenue d’hiver. Dossard récupéré, un petit échauffement et je me place sous l’arche. A ma grande satisfaction je fais la connaissance de Bruno, un autre membre de Raidlight, qui a quitté ses bouches – du Rhône pour découvrir le coin !

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Bien placé au départ, je pars avec un bon rythme pour éviter un éventuel bouchon selon les ruelles où ils nous feraient passer. Ca part très vite et je me retrouve rapidement loin du haut du peloton. Peu importe, je prends de suite mon rythme prévu. Première « difficulté » si on puisse dire, la montée de la route d’Auzas. Je connais donc par cœur, je sais où limiter mes efforts d’entrée. A mi parcours on bifurque sur le DFCI puis un monotrace accidenté pour redescendre récupérer le lit de la rivière. Je me fais vite doubler par quelques coureurs car je lève le pied pour mes chevilles. Une fois en bas, j’attaque une partie vallonnée pour remonter dans la forêt derrière l’Ermitage. Je suis plus  l’aise en montée et désormais on ne va faire principalement que ça sur 6k pour atteindre les tables d’orientation. Monotrace jusqu’à la croix de Sauvage, passage devant le « château » puis 1.5k de plat sur le DFCI pour atteindre la barrière d’Auzas. J’y arrive avec un groupe de 3 coureurs, mais du monde devant et surement derrière nous.

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Je suis pointé 27ème (140 inscrits) avant d’attaquer l’ascension jusqu’aux tables. Une centaine de mètre sur le DFCI puis on bifurque sur la draille assez technique. Partie de trail géniale que je fais souvent dans mes plans de prépa pour le fractionné en côte. Je prends mes distances assez facilement sur mes compagnons du moment. J’ai le lièvre parfait devant moi. Il récupère un coureur de son équipe un peu plus haut, ils échangent quelques mots mais son collègue ne peut suivre le rythme (pourtant pas si élevé). Ne se retournant pas il ne s’aperçoit pas que j’ai pris sa place et continue à « lui » parler, scène un peu cocasse J. On en finit avec la draille et on récupère le tracé du GR, encore 500m avant le sommet. Un rocher à franchir, et on atteint la dernière difficulté avant le sommet, le passage en sous-bois. Il est bien casse-patte mais je sais comment l’aborder. Une fois sur le plateau je peux dérouler, je passe aux tables et désormais 500m de descente, roulant mais gaffe aux chevilles.

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Une fois au pied, km 9, ravito, j’ai ce qu’il faut donc je ne m’arrête pas. Gros faux-plat quelques centaines de mètres et grosse descente rapide. Je déroule sans forcer mais je garde à l’esprit la possibilité de rentrer dans le top 20 ; Je croise le leader (qui s’imposera) déjà sur le retour. Pointé 22ème au bas de la descente, on attaque une partie que je ne connais pas très bien. Belle grimpette, j’aperçois un peu plus haut des coureurs et je comprends que cela ne va pas être de tout repos. J’alterne course et marche et je remonte rapidement sur un coureur qui me laisse passer. Puis un poil plus haut j’aperçois Bruno Caboche bien connu du milieu, V2  habitué des podiums. Sur le plat on se vaut : je finis devant lui à Aubais et il prend sa revanche sur Ladrecht. Dans ces conditions, je suis plus à l’aise et plus entraîné je pense. On bascule au sommet ensemble et ses grandes enjambées lui permettent de rester devant. Mais dès le début de la descente, malgré les caillasses, je suis plus facile et il me laisse passer. Nous sommes 2 à prendre les devants et à mon tour je laisse passer le coureur. Le sentier est trop technique pour mes chevilles donc j’y vais doucement, il reste encore du chemin.

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Je récupère un DFCI qui nous remonte au pied de la difficulté précédente. Du coup je croise bon nombre de coureurs dont Bruno, une tape dans les mains, 2 mots échangés et chacun part de son côté. Tout ce que j’ai descendu, du coup, faut le remonter jusqu’au au ravito. J’ai repris le coureur descendu plus vite que moi et je l’ai distancé. Pointé 19ème, j’attaque maintenant une portion que je n’ai jamais prise, la descente Montcalm – Cazevieille. Encore un monotrace bien technique, 3km ….. mais au moins je découvre, c’est l’occasion. J’augmente l’allure en prenant quelques risques tout de même, je veux garder ma place. Bien accidenté au début, il devient roulant petit à petit. Cette partie est fort sympathique, à refaire en entraînement  dans l’autre sens ; je le prévois pour le we du 7 mars où je n’aurai pas de compète de prévue et où il faudra que j’enchaîne enfin 2 grosses sorties en 2 jours. Pour en revenir à aujourd’hui, étonnement personne ne me double, personne ni devant ni derrière. J’ai bien l’impression de descendre à un bon rythme mais rien de très impressionnant …  La civilisation pointe le bout de son nez au bout d’un sentier, je rentre dans Cazevieille et je récupère la route et désormais il ne me reste qu’à fondre sur l’arrivée. Ceci me permet de faire un peu de VMA longue sans trop forcer du coup. Je franchis la ligne en 1h41, pas essoufflé ni fatigué comme quoi le travail paye pour l’endurance dans de telles situations. Demain reprise de l’entraînement pour la 5ème semaine de ma prépa.

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