Trail du Capuchadou – Trans Aubrac (12)

Posté par mescourses le 5 mai 2017

Laguiole, le 22 avril 2017

  • 48.5km 1300+
  • 10h00

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Ca y est, j’y suis !! l’objectif de l’année se présente à moi. Le trail du Capuchadou en Aveyron et ses 49km ! De retour en Aubrac pour réaliser une nouvelle fois ma plus longue distance, après le 30km (2015) et le 43 (2016) de Courir en Aubrac à Nasbinals. Cette fois-ci ça sera lors de l’événement de la Trans-Aubrac. IL s’agit d’une course en ligne rejoignant Laguiole à St-Géniez d’Olt, via notamment le célèbre village d’Aubrac. Comme à chaque fois, j’ai embarqué avec moi mon ami Jérôme. Une bonne prépa depuis novembre, sans incident : 1 CAP + 2 cani-cross + 1 vélo et de la PPG ainsi que de la rando par semaine. Formule gagnante j’espère. GG en délicatesse avec sa cuisse depuis des lustres vient courageusement avec moi, on croise les doigts pour que ça tienne. La course étant samedi, on s’est pris un we de 3 jours au pays de l’aligot et on ne va pas se priver !!! Super bien installé dans un village vacances sur Ste-Eulalie d’Olt (un des plus beaux villages de France), on s’est bien bardé au restau vendredi soir pour prendre des forces ! Côté météo il fera un beau soleil pour la course, seule la température et surtout le ressenti reste à connaître.

Levé 6h45, un bon petit dej, on met le nez dehors et on se pèle avec cette humidité !! mais le départ n’étant qu’à 10h … c’est toujours l’interrogation. On part sur St-Géniez pour prendre la navette qui nous emmènera à Laguiole. Une heure de trajet en bus, mais en papotant ça passe ! Arrivé sur place, au soleil il fait bien chaud déjà. Au briefing on nous annonce qu’on aura bien chaud. J’enlève tout et j’opte pour le débardeur. Un seul ravito sur le parcours, au 20°km. Sur les conseils de GG, je dois y arriver les deux gourdes aux ¾ vides. Faut vraiment que je me force à m’hydrater pour éviter les crampes qui devraient arriver passés les 35Km. Me basant sur les burons de l’année dernière, je vise les 6h15 max de course, sachant que l’état du terrain est nickel, tout dépendra des genoux et des muscles. Je sors l’appareil photo, un cliché puis plus rien ! le bug au très bon moment …. Moi qui comptais faire un reportage photo c’est la tuile. Dégouté ! décidément j’aurai du matos de trop dans mon sac !

matos

10h on lâche les 350 partants (record cette année). Je prends ça pour une magnifique rando course où je marcherai dans les pourcentages les plus importants et en faisant très très attention aux chevilles dans les pâturages ! Principalement on va monter jusqu’à mi-parcours puis descente sur l’arrivée avec 3 principales côtes, mais ça c’est sur le papier ! Un petit km en gros faux-plat d’entrée pour sortir de ce très joli village, placé bien au chaud au milieu du troupeau je pars trankilou avec la banane en me disant que je vais en prendre plein les yeux. Passé l’entreprise de couteau laguiole, on quitte le bitume et nous voici partis arpenter l’Aubrac. 4km d’ascension d’entrée (200+) pour étirer le peloton avant de « souffler » sur du plat. 10km de montée entre-coupés de zones de récupe et avec un passage à la station de ski de Laguiole (km9). Sans forcer je remonte la file de coureurs (partis un peu trop vite ou bien encore plus prudents que moi ?)

Nous voilà désormais partis pour 10 autres km mais de montagnes russes, afin d’aller chercher le seul ravito du parcours sur les hauteurs d’Aubrac. Je ne me lasse pas de venir courir dans cette région (4° course), les paysages sont splendides, la difficulté de courir sur les alpages, les tourbières et cerise sur le gâteau, c’est la période des jonquilles ; et je fais tout mon possible pour ne pas en écraser ! Côté sportif, tout va bien, je ne casse pas la baraque mais les km défilent. Je suis en mode balade, peut-être un peu trop d’ailleurs. Entre les km 15 et 19, on roule entre 3 départements ; un coup dans l’Aveyron puis le Cantal et la Lozère. Egalement le passage au point culminant du parcours à 1426m (dans le Cantal) où d’ailleurs on peut me voir sur la vidéo à la 3° minute. Le point de vue est tout simplement magnifique. Une vue à 360°, avec un ciel sans nuage. Quelques secondes à profiter du moment présent et pour souffler un peu puis je repars en faisant très attention dans la descente. On croit que c’est roulant mais ces pâturages sont de véritables pièges à chevilles. Alors prudence, je ne suis qu’au premier tiers de la course.

Descente sur le buron des Bouals, lieu du ravito. J’ai bien descendu mes gourdes comme mon GG me l’a conseillé. En rentrant dans cette salle, un buffet gargantuesque s’offre à nous !!! Je n’ai jamais vu ça !! On pourrait dire qu’il y en a à perte de vue. Côté gauche les liquides et à droite la nourriture. Je remplis les gourdes et descends 2 verres de jus de fruits, un de coca et un d’eau. Je prends quelques minutes mais je ne m’attarde pas sur la nourriture car j’y passerai des heures à tout goûter. J’attrape un abricot sec été 2 morceaux de banane et me dirige vers la sortie pour me faire pointer. Et c’est reparti !! Plus de ravito donc faudra que je profite des ruisseaux qui seront présents sur cette partie pour ravitailler. Première partie alpage on va dire et place désormais à une partie qui devrait être forestière car on va descendre de 1000m. Passage au village d’Aubrac, toujours boueux ! Souvenirs de mes deux dernières années à courir ici (km8 après le départ de Nasbinals).

Image de prévisualisation YouTube

Présent sur la vidéo à la 3° minute ;-)

Ce petit arrêt ravito m’a fait le plus grand bien, j’ai l’impression d’être frais musculairement. Les coureurs se font rares, la ravito a chamboulé cette longue file étendue. Pour une fois je m’alimente correctement jonglant entre pom’potes, gels et sucres. Près de 3km à descendre avec passage en forêt qui est super agréable. On longe par endroit la Boralde se St-Chély d’Aubrac (affluent du Lot). Puis place à près de 4 km de montée. On sort de la forêt et on regrimpe sur les alpages. Pause pipi au grand air. Je me retourne et contemple la vue sur le lac des moines. J’ai grappillé quelques places en 6km. Tous les voyants sont au vert à mi-course, ça donne des idées mais un peu trop tôt, il me reste encore 23 km. Tactique : je continue comme ça.

La petite pause ravito a du me faire plus de bien que je le pensais car les jambes tournent mieux et j’ai même envie d’augmenter l’allure. Aucun gêne musculaire, les genoux fidèles à eux-mêmes mais ne me donnent pas ce sentiment de défaillance. 26° km on finit de grimper et on bascule sur 7km de descente (pour 500-) en sous-bois. De mémoire c’est dans la descente que l’on a eu la joie de trouver un ravito « sauvage ». J’en profite pour boire 2 verres sans remplir les flasks étant encore bien remplies. Puis on déroule en longeant un ruisseau, Le Merdanson,  donc aucun souci de ce côté-là. J’en profite pour envoyer quelques messages aux amis qui m’encouragent depuis le départ !

Un bon moment tout seul, j’aperçois 3 coureurs espacés les uns des autres. Voilà mon objectif. Je rattrape assez vite le premier et j’enchaîne sur les suivants. Bien plus rapide qu’eux et sans forcer ça me donne des idées pour la fin. J’augmente l’allure et j’arrive au pied d’un beau mur : 110+ sur 600m (oui ça peut faire sourire, mais cavaler 7km et d’un coup cette bosse, ça parait un mur). 5 coureurs sur cette zone en marche désespérée ! Ils y passent aussi, je monte en marchant mais d’un pas décidé, les mains sur les cuisses et le torse en avant, et une fois au sommet je relance sans sourciller dans la descente. Petits coup de fil pour dire que tout va bien et le fait de discuter recharge les batteries.

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Pas de répit, km 35.8 une petite bosse, j’arrive à courir si ce n’est pas trop raide et je rattrape encore des coureurs. Toujours pas de douleurs, je relance dans la descente, passage dans un hameau (je ne retrouve pas sur la carte son nom … ), une fontaine mais l’eau n’y coule que goutte par goutte donc pas de perte de temps, je trace. Grosse montée pour enchaîner : 1km 100+. Belle vue dans notre dos du hameau traversé. A nouveau seul, je relance une fois au sommet, 2km de descente. Je suis dans les 10 derniers km, dernière difficulté avalée avec un passage à proximité de Crespiac où de nombreuses personnes sont là pour nous encourager (et voir surtout passer leur proche). Quelques blagues échangées et c’est reparti. Grosse descente en forêt assez raide de plus de 3km, très roulante mais gaffe avec la fatigue. Je rattrape 3 autres coureurs et les dépose sans sourciller. Que c’est bon quand on n’a pas de douleur après tous ces km !! Désormais en bas, je longe le ruisseau. Un coureur me laisse passer et je poursuis de plus belle. Ca sent bon la fin !!! Je rentre dans Saint-Géniez en longeant le Lot, un dernier coureur en point de mire pour faire la cerise sur le gâteau. Traversée du camping avec dernière bosse pour le fun et entrée dans le gymnase pour en finir !!!!!

5h15 pour ces 48.4 km et 1230+ ! Objectif réalisé avec brio ! 22° au scratch et pointé 58° au ravito du 20°km. C’est ce qu’on appelle une remontada !! Aucune douleur ou alerte d’aucune sorte ! Tout bon pour la suite. Le temps de récupérer au ravito en dévalisant, comme à mon habitude, les boissons. Je continue de marcher car le fait de rester statique me gêne plus qu’autre chose. Bain de pieds dans le Lot, bain de soleil sur le gazon, j’attends mon GG !! Il en finira frais comme un gardon 3h plus tard. La cuisse a tenu et cet écart de temps est dû au ravito du buron où Mr a goûté à tout !!! Trop fort GG !

profil aubrac

Le soir nos farçous,  Aligot et pavé de bœuf de l’Aubrac sont bien mérités !!! un pur régal pour se raconter notre escapade de la journée. On ne trainera pas en soirée, la fatigue se pointant rapidement sur la digestion. Lendemain balade décrassage avec visite de Ste-Eulalie d’Olt un des plus beaux villages de France. Là au moins j’ai pu faire des photos avec le tel !

Dans un mois, bel enchaînement 24h de Peynier en relais + Marathon du Mont-St-Michel le we d’après.

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